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Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

geste de paix 2

L’amour du prochain.

La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne.

 

 

______________________________________________________

Les lectures de ce dimanche nous invitent à mettre la charité chrétienne dans notre vie de chaque jour. « Le sacrifice de la messe est avant tout de s’unir dans la charité » dit saint Augustin. Nous voici donc au bon endroit pour écouter la Parole de Dieu, pour communier au Verbe de Dieu.
Puisque « vous avez été tous appelés à posséder en héritage le bonheur de Dieu», dit saint Pierre, que tout concorde à le chercher, à l’établir! Voulons-nous le bonheur (la bénédiction) promis par le Seigneur? Que la langue retienne méchancetés et hypocrisies.
Voici un fioretti de saint Vincent Ferrier qui illustre cela.
Une femme vient voir le frère Vincent pour se confesser car elle est peinée, troublée. La pénitente confesse critiquer vertement son mari qui le lui rend fort bien. Alors la dispute fait rage. La langue, cet organe très musclé, devient une arme terrible… Une fois la pression retombée, la culpabilité l’oppresse. Elle désire, avec la grâce de Dieu, se réformer et demande à notre saint de l’aider.
Celui-ci la confesse et lui propose une ‘eau miraculeuse’ pour ne plus dire du mal de son mari. La femme s’empresse d’accepter et notre saint court chercher une gourde d’‘eau miraculeuse’.
Quand vous serez avec votre époux et que la colère monte, vite, prenez de l’eau et surtout gardez-la en bouche durant tout ce temps-là.
Très heureuse notre femme prend sa gourde et rentre chez elle. Quelque temps plus tard, elle revient apaisée et joyeuse en disant à notre dominicain que cela a très bien marché et qu’il lui faut… à nouveau de l’eau miraculeuse car la gourde est vide!
Alors Vincent Ferrier lui apprend que cette eau n’est pas ‘miraculeuse’ mais qu’elle a la vertu d’empêcher la langue de détruire l’autre par des méchancetés en tout genre… La femme comprit la leçon et rendit grâce à Dieu.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur souligne et surligne l’importance de l’amour du prochain, tout particulièrement dans les relations qui sont difficiles ou tendues. La bonne entente ne va pas toujours de soi. Il y a des personnes qui, par tempérament ou caractère, ne sont pas faciles pour nous. Il y a des personnes qui, à tort ou à raison, nous ont offensés et la blessure a du mal à guérir. Notre cœur abrite parfois des colères et des rancunes vis-à-vis d’eux. La haine, le mépris, les jugements, les critiques ne cessent de monter dans notre cœur à leur égard. Que faire quand nous sombrons dans ces sables mouvants de notre esprit?
La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne. Jésus nous invite déjà à ne pas se contenter d’une justice purement humaine. Il parle du besoin de dépasser la justice des scribes et des pharisiens qui suivait la loi de Moïse. Celle-ci prescrivait le principe du talion « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24). Ce principe permettait à la personne blessée d’infliger autant de mal au coupable qu’il en avait reçu lui-même, mais jamais plus que ce qu’il avait subi. C’était bien sûr, une limite à l’escalade! A vue humaine ce principe semble sage pour stopper les diffamateurs, les échauffés. Au moins, ainsi on évite des excès.
Avec le Christ, nous sommes convoqués à faire mieux, bien mieux. La loi du talion ne fait que perpétuer le mal et souvent cela instaure un cycle infernal. Jésus nous invite donc à vaincre le mal en accomplissant le bien et non en renvoyant au coupable le mal qu’il nous a fait. Le Seigneur nous invite ensuite à prêter attention à nos paroles. Il semble évident pour nous que tuer quelqu’un n’est jamais acceptable à cause de la dignité inaliénable de toute vie humaine, d’autant plus que c’est explicitement interdit dans les dix
commandements. Le Seigneur nous invite à aller encore plus loin dans l’esprit de ce grand commandement.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous enseigne qu’il y a aussi des paroles qui peuvent tuer moralement et spirituellement notre prochain. Il y a des paroles qui donne la vie et de l’espérance: une parole valorisante, une délicatesse, un encouragement, un remerciement, un pardon accordé. Mais les paroles empreintes de haine ou de jugement, les insultes, les menaces peuvent écraser notre prochain, le dévaloriser, le décourager, voire pire! Jésus nous invite donc à maîtriser notre langue afin qu’elle serve à donner la vie plutôt qu’à donner la mort à notre prochain. Jésus nous offre une dernière recommandation dans ce passage, celui de l’exercice du pardon. « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande ».
Le geste de paix est inspiré de cette phrase de l’Evangile. Par ce geste nous disons à Jésus notre volonté de mettre fin aux rancunes et aux haines avant de le recevoir dans l’Eucharistie. Il le faut. Seigneur, par votre Eucharistie, donnez-nous la force et la volonté de pardonner à notre prochain.

Publié le 28 juin 2026

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Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

L’amour du prochain.

La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne.

 

 

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Les lectures de ce dimanche nous invitent à mettre la charité chrétienne dans notre vie de chaque jour. « Le sacrifice de la messe est avant tout de s’unir dans la charité » dit saint Augustin. Nous voici donc au bon endroit pour écouter la Parole de Dieu, pour communier au Verbe de Dieu.
Puisque « vous avez été tous appelés à posséder en héritage le bonheur de Dieu», dit saint Pierre, que tout concorde à le chercher, à l’établir! Voulons-nous le bonheur (la bénédiction) promis par le Seigneur? Que la langue retienne méchancetés et hypocrisies.
Voici un fioretti de saint Vincent Ferrier qui illustre cela.
Une femme vient voir le frère Vincent pour se confesser car elle est peinée, troublée. La pénitente confesse critiquer vertement son mari qui le lui rend fort bien. Alors la dispute fait rage. La langue, cet organe très musclé, devient une arme terrible… Une fois la pression retombée, la culpabilité l’oppresse. Elle désire, avec la grâce de Dieu, se réformer et demande à notre saint de l’aider.
Celui-ci la confesse et lui propose une ‘eau miraculeuse’ pour ne plus dire du mal de son mari. La femme s’empresse d’accepter et notre saint court chercher une gourde d’‘eau miraculeuse’.
Quand vous serez avec votre époux et que la colère monte, vite, prenez de l’eau et surtout gardez-la en bouche durant tout ce temps-là.
Très heureuse notre femme prend sa gourde et rentre chez elle. Quelque temps plus tard, elle revient apaisée et joyeuse en disant à notre dominicain que cela a très bien marché et qu’il lui faut… à nouveau de l’eau miraculeuse car la gourde est vide!
Alors Vincent Ferrier lui apprend que cette eau n’est pas ‘miraculeuse’ mais qu’elle a la vertu d’empêcher la langue de détruire l’autre par des méchancetés en tout genre… La femme comprit la leçon et rendit grâce à Dieu.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur souligne et surligne l’importance de l’amour du prochain, tout particulièrement dans les relations qui sont difficiles ou tendues. La bonne entente ne va pas toujours de soi. Il y a des personnes qui, par tempérament ou caractère, ne sont pas faciles pour nous. Il y a des personnes qui, à tort ou à raison, nous ont offensés et la blessure a du mal à guérir. Notre cœur abrite parfois des colères et des rancunes vis-à-vis d’eux. La haine, le mépris, les jugements, les critiques ne cessent de monter dans notre cœur à leur égard. Que faire quand nous sombrons dans ces sables mouvants de notre esprit?
La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne. Jésus nous invite déjà à ne pas se contenter d’une justice purement humaine. Il parle du besoin de dépasser la justice des scribes et des pharisiens qui suivait la loi de Moïse. Celle-ci prescrivait le principe du talion « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24). Ce principe permettait à la personne blessée d’infliger autant de mal au coupable qu’il en avait reçu lui-même, mais jamais plus que ce qu’il avait subi. C’était bien sûr, une limite à l’escalade! A vue humaine ce principe semble sage pour stopper les diffamateurs, les échauffés. Au moins, ainsi on évite des excès.
Avec le Christ, nous sommes convoqués à faire mieux, bien mieux. La loi du talion ne fait que perpétuer le mal et souvent cela instaure un cycle infernal. Jésus nous invite donc à vaincre le mal en accomplissant le bien et non en renvoyant au coupable le mal qu’il nous a fait. Le Seigneur nous invite ensuite à prêter attention à nos paroles. Il semble évident pour nous que tuer quelqu’un n’est jamais acceptable à cause de la dignité inaliénable de toute vie humaine, d’autant plus que c’est explicitement interdit dans les dix
commandements. Le Seigneur nous invite à aller encore plus loin dans l’esprit de ce grand commandement.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous enseigne qu’il y a aussi des paroles qui peuvent tuer moralement et spirituellement notre prochain. Il y a des paroles qui donne la vie et de l’espérance: une parole valorisante, une délicatesse, un encouragement, un remerciement, un pardon accordé. Mais les paroles empreintes de haine ou de jugement, les insultes, les menaces peuvent écraser notre prochain, le dévaloriser, le décourager, voire pire! Jésus nous invite donc à maîtriser notre langue afin qu’elle serve à donner la vie plutôt qu’à donner la mort à notre prochain. Jésus nous offre une dernière recommandation dans ce passage, celui de l’exercice du pardon. « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande ».
Le geste de paix est inspiré de cette phrase de l’Evangile. Par ce geste nous disons à Jésus notre volonté de mettre fin aux rancunes et aux haines avant de le recevoir dans l’Eucharistie. Il le faut. Seigneur, par votre Eucharistie, donnez-nous la force et la volonté de pardonner à notre prochain.

Publié le 28 juin 2026

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Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

geste de paix 2

L’amour du prochain.

La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne.

 

 

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Les lectures de ce dimanche nous invitent à mettre la charité chrétienne dans notre vie de chaque jour. « Le sacrifice de la messe est avant tout de s’unir dans la charité » dit saint Augustin. Nous voici donc au bon endroit pour écouter la Parole de Dieu, pour communier au Verbe de Dieu.
Puisque « vous avez été tous appelés à posséder en héritage le bonheur de Dieu», dit saint Pierre, que tout concorde à le chercher, à l’établir! Voulons-nous le bonheur (la bénédiction) promis par le Seigneur? Que la langue retienne méchancetés et hypocrisies.
Voici un fioretti de saint Vincent Ferrier qui illustre cela.
Une femme vient voir le frère Vincent pour se confesser car elle est peinée, troublée. La pénitente confesse critiquer vertement son mari qui le lui rend fort bien. Alors la dispute fait rage. La langue, cet organe très musclé, devient une arme terrible… Une fois la pression retombée, la culpabilité l’oppresse. Elle désire, avec la grâce de Dieu, se réformer et demande à notre saint de l’aider.
Celui-ci la confesse et lui propose une ‘eau miraculeuse’ pour ne plus dire du mal de son mari. La femme s’empresse d’accepter et notre saint court chercher une gourde d’‘eau miraculeuse’.
Quand vous serez avec votre époux et que la colère monte, vite, prenez de l’eau et surtout gardez-la en bouche durant tout ce temps-là.
Très heureuse notre femme prend sa gourde et rentre chez elle. Quelque temps plus tard, elle revient apaisée et joyeuse en disant à notre dominicain que cela a très bien marché et qu’il lui faut… à nouveau de l’eau miraculeuse car la gourde est vide!
Alors Vincent Ferrier lui apprend que cette eau n’est pas ‘miraculeuse’ mais qu’elle a la vertu d’empêcher la langue de détruire l’autre par des méchancetés en tout genre… La femme comprit la leçon et rendit grâce à Dieu.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur souligne et surligne l’importance de l’amour du prochain, tout particulièrement dans les relations qui sont difficiles ou tendues. La bonne entente ne va pas toujours de soi. Il y a des personnes qui, par tempérament ou caractère, ne sont pas faciles pour nous. Il y a des personnes qui, à tort ou à raison, nous ont offensés et la blessure a du mal à guérir. Notre cœur abrite parfois des colères et des rancunes vis-à-vis d’eux. La haine, le mépris, les jugements, les critiques ne cessent de monter dans notre cœur à leur égard. Que faire quand nous sombrons dans ces sables mouvants de notre esprit?
La fraternité est la porte du ciel ou de l’enfer, c’est par elle que je m’unis à Dieu dès maintenant et dans l’éternité et c’est en la reniant que je me condamne. Jésus nous invite déjà à ne pas se contenter d’une justice purement humaine. Il parle du besoin de dépasser la justice des scribes et des pharisiens qui suivait la loi de Moïse. Celle-ci prescrivait le principe du talion « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24). Ce principe permettait à la personne blessée d’infliger autant de mal au coupable qu’il en avait reçu lui-même, mais jamais plus que ce qu’il avait subi. C’était bien sûr, une limite à l’escalade! A vue humaine ce principe semble sage pour stopper les diffamateurs, les échauffés. Au moins, ainsi on évite des excès.
Avec le Christ, nous sommes convoqués à faire mieux, bien mieux. La loi du talion ne fait que perpétuer le mal et souvent cela instaure un cycle infernal. Jésus nous invite donc à vaincre le mal en accomplissant le bien et non en renvoyant au coupable le mal qu’il nous a fait. Le Seigneur nous invite ensuite à prêter attention à nos paroles. Il semble évident pour nous que tuer quelqu’un n’est jamais acceptable à cause de la dignité inaliénable de toute vie humaine, d’autant plus que c’est explicitement interdit dans les dix
commandements. Le Seigneur nous invite à aller encore plus loin dans l’esprit de ce grand commandement.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous enseigne qu’il y a aussi des paroles qui peuvent tuer moralement et spirituellement notre prochain. Il y a des paroles qui donne la vie et de l’espérance: une parole valorisante, une délicatesse, un encouragement, un remerciement, un pardon accordé. Mais les paroles empreintes de haine ou de jugement, les insultes, les menaces peuvent écraser notre prochain, le dévaloriser, le décourager, voire pire! Jésus nous invite donc à maîtriser notre langue afin qu’elle serve à donner la vie plutôt qu’à donner la mort à notre prochain. Jésus nous offre une dernière recommandation dans ce passage, celui de l’exercice du pardon. « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande ».
Le geste de paix est inspiré de cette phrase de l’Evangile. Par ce geste nous disons à Jésus notre volonté de mettre fin aux rancunes et aux haines avant de le recevoir dans l’Eucharistie. Il le faut. Seigneur, par votre Eucharistie, donnez-nous la force et la volonté de pardonner à notre prochain.

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Publié le 28 juin 2026