Année 2026-Homélie pour le 12ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Ne craignez pas ».

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
__________________________________________________________De quoi s’agit-il ?
Il suffit d’entendre l’insistance de Jésus à dire « ne craignez pas » pour penser que les disciples avaient de bonnes raisons d’être morts de trouille. Effectivement, après leur avoir annoncé qu’il les envoyait en mission (c’était dimanche dernier) il ne leur a pas caché que l’entreprise était risquée, ardue. Jésus venait de prophétiser les tribulations et les adversités mortelles auxquels les disciples allaient être exposés.
Ce qu’ils ne doivent craindre, et nous avec, ce sont les hommes et les événements.
Ces disciples sont donc prévenus et pourtant Jésus les invite à avoir l’audace de témoigner quand même.
Pourquoi? Parce que la vérité est irrésistible. La vérité rend libre. La vérité triomphera! Rien n’arrêtera la Révélation: « tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites le au grand jour; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez le sur les toits ».
« Crier par ma vie l’Evangile sur les toits ». disait saint Charles de Foucauld. Il s’agit bien de cela! Et ce qu’il y a de cocasse, c’est que les toits de Palestine, au temps de Jésus, sont des toits plats où l’on fait salon le soir pour gagner un peu de fraîcheur. Vraiment pas le lieu des annonces confidentielles!
Les disciples, témoins de cette levée du voile, ne peuvent que crier ce qu’ils ont vu, entendu, touché :
« Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie nous vous l’annonçons à vous aussi. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite ». (1 Jn 1, 1…3) Saint Jean parle de la joie de l’apôtre qui se laisse porter par le dynamisme de la Révélation.
Mais comme Jésus le leur avait prédit, il leur a fallu surmonter la persécution, à commencer par celle de leurs frères juifs. Quand saint Matthieu écrit son Evangile, la persécution des chrétiens par les juifs est une réalité douloureuse et cet Evangile a certainement eu pour but de fortifier leur détermination. Et si nous sommes fidèles du Christ et de son Eglise aujourd’hui, à notre tour, c’est bien parce qu’ils ont tenu bon et qu’ils ont surmonté leurs craintes, dans la puissance de l’Esprit Saint!
Jésus leur avait dit: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». En disant cela, notre Seigneur envisage les périls corporels bien réels auxquels s’exposent les disciples. Ils risquent effectivement d’aller jusqu’à l’offrande de leur vie.
Le « ne craignez pas » peut être: n’ayez pas peur d’une fidélité qui vous conduit jusqu’à affronter l’éventualité de la mort, la mort du corps.
« Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». Il en est un qui est obsédé par le diamant qu’est notre âme. Ici la combine
du ‘Grapin’ sera de pousser le fidèle chrétien à l’abandon, au découragement, au respect humain, à la compromission par vaine gloire ou lâcheté.
Haut les cœurs! Sursum corda! Oui, car le mot « périr » vise un danger bien plus grave, la mort spirituelle, la rupture mortelle avec le maître de la Vie.
Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous!
Il ne nous a pas créés pour ça. Il ne nous soutient pas de sa grâce pour ça. Il ne nous destine pas à ça.
Alors, même une flopée de moineaux en vol harmonieux ne fait pas le poids. Nous valons, dans l’amour de Dieu, beaucoup mieux!
Le don gratuit de Dieu surabonde y compris dans les vies marquées par le péché.
Fidèles, que cela ne soit pas d’abord un titre mais une réalité existentielle!
Aimer l’Eglise, écouter l’Eglise, servir l’Eglise comme le Christ qui s’est livré pour elle. Quelle joie!
Publié le 23 juin 2026
Année 2026-Homélie pour le 12ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Ne craignez pas ».

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
__________________________________________________________De quoi s’agit-il ?
Il suffit d’entendre l’insistance de Jésus à dire « ne craignez pas » pour penser que les disciples avaient de bonnes raisons d’être morts de trouille. Effectivement, après leur avoir annoncé qu’il les envoyait en mission (c’était dimanche dernier) il ne leur a pas caché que l’entreprise était risquée, ardue. Jésus venait de prophétiser les tribulations et les adversités mortelles auxquels les disciples allaient être exposés.
Ce qu’ils ne doivent craindre, et nous avec, ce sont les hommes et les événements.
Ces disciples sont donc prévenus et pourtant Jésus les invite à avoir l’audace de témoigner quand même.
Pourquoi? Parce que la vérité est irrésistible. La vérité rend libre. La vérité triomphera! Rien n’arrêtera la Révélation: « tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites le au grand jour; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez le sur les toits ».
« Crier par ma vie l’Evangile sur les toits ». disait saint Charles de Foucauld. Il s’agit bien de cela! Et ce qu’il y a de cocasse, c’est que les toits de Palestine, au temps de Jésus, sont des toits plats où l’on fait salon le soir pour gagner un peu de fraîcheur. Vraiment pas le lieu des annonces confidentielles!
Les disciples, témoins de cette levée du voile, ne peuvent que crier ce qu’ils ont vu, entendu, touché :
« Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie nous vous l’annonçons à vous aussi. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite ». (1 Jn 1, 1…3) Saint Jean parle de la joie de l’apôtre qui se laisse porter par le dynamisme de la Révélation.
Mais comme Jésus le leur avait prédit, il leur a fallu surmonter la persécution, à commencer par celle de leurs frères juifs. Quand saint Matthieu écrit son Evangile, la persécution des chrétiens par les juifs est une réalité douloureuse et cet Evangile a certainement eu pour but de fortifier leur détermination. Et si nous sommes fidèles du Christ et de son Eglise aujourd’hui, à notre tour, c’est bien parce qu’ils ont tenu bon et qu’ils ont surmonté leurs craintes, dans la puissance de l’Esprit Saint!
Jésus leur avait dit: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». En disant cela, notre Seigneur envisage les périls corporels bien réels auxquels s’exposent les disciples. Ils risquent effectivement d’aller jusqu’à l’offrande de leur vie.
Le « ne craignez pas » peut être: n’ayez pas peur d’une fidélité qui vous conduit jusqu’à affronter l’éventualité de la mort, la mort du corps.
« Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». Il en est un qui est obsédé par le diamant qu’est notre âme. Ici la combine
du ‘Grapin’ sera de pousser le fidèle chrétien à l’abandon, au découragement, au respect humain, à la compromission par vaine gloire ou lâcheté.
Haut les cœurs! Sursum corda! Oui, car le mot « périr » vise un danger bien plus grave, la mort spirituelle, la rupture mortelle avec le maître de la Vie.
Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous!
Il ne nous a pas créés pour ça. Il ne nous soutient pas de sa grâce pour ça. Il ne nous destine pas à ça.
Alors, même une flopée de moineaux en vol harmonieux ne fait pas le poids. Nous valons, dans l’amour de Dieu, beaucoup mieux!
Le don gratuit de Dieu surabonde y compris dans les vies marquées par le péché.
Fidèles, que cela ne soit pas d’abord un titre mais une réalité existentielle!
Aimer l’Eglise, écouter l’Eglise, servir l’Eglise comme le Christ qui s’est livré pour elle. Quelle joie!
Publié le 23 juin 2026
Année 2026-Homélie pour le 12ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Ne craignez pas ».

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
__________________________________________________________De quoi s’agit-il ?
Il suffit d’entendre l’insistance de Jésus à dire « ne craignez pas » pour penser que les disciples avaient de bonnes raisons d’être morts de trouille. Effectivement, après leur avoir annoncé qu’il les envoyait en mission (c’était dimanche dernier) il ne leur a pas caché que l’entreprise était risquée, ardue. Jésus venait de prophétiser les tribulations et les adversités mortelles auxquels les disciples allaient être exposés.
Ce qu’ils ne doivent craindre, et nous avec, ce sont les hommes et les événements.
Ces disciples sont donc prévenus et pourtant Jésus les invite à avoir l’audace de témoigner quand même.
Pourquoi? Parce que la vérité est irrésistible. La vérité rend libre. La vérité triomphera! Rien n’arrêtera la Révélation: « tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites le au grand jour; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez le sur les toits ».
« Crier par ma vie l’Evangile sur les toits ». disait saint Charles de Foucauld. Il s’agit bien de cela! Et ce qu’il y a de cocasse, c’est que les toits de Palestine, au temps de Jésus, sont des toits plats où l’on fait salon le soir pour gagner un peu de fraîcheur. Vraiment pas le lieu des annonces confidentielles!
Les disciples, témoins de cette levée du voile, ne peuvent que crier ce qu’ils ont vu, entendu, touché :
« Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie nous vous l’annonçons à vous aussi. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite ». (1 Jn 1, 1…3) Saint Jean parle de la joie de l’apôtre qui se laisse porter par le dynamisme de la Révélation.
Mais comme Jésus le leur avait prédit, il leur a fallu surmonter la persécution, à commencer par celle de leurs frères juifs. Quand saint Matthieu écrit son Evangile, la persécution des chrétiens par les juifs est une réalité douloureuse et cet Evangile a certainement eu pour but de fortifier leur détermination. Et si nous sommes fidèles du Christ et de son Eglise aujourd’hui, à notre tour, c’est bien parce qu’ils ont tenu bon et qu’ils ont surmonté leurs craintes, dans la puissance de l’Esprit Saint!
Jésus leur avait dit: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». En disant cela, notre Seigneur envisage les périls corporels bien réels auxquels s’exposent les disciples. Ils risquent effectivement d’aller jusqu’à l’offrande de leur vie.
Le « ne craignez pas » peut être: n’ayez pas peur d’une fidélité qui vous conduit jusqu’à affronter l’éventualité de la mort, la mort du corps.
« Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». Il en est un qui est obsédé par le diamant qu’est notre âme. Ici la combine
du ‘Grapin’ sera de pousser le fidèle chrétien à l’abandon, au découragement, au respect humain, à la compromission par vaine gloire ou lâcheté.
Haut les cœurs! Sursum corda! Oui, car le mot « périr » vise un danger bien plus grave, la mort spirituelle, la rupture mortelle avec le maître de la Vie.
Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous! Dieu ne veut pas cela pour nous!
Il ne nous a pas créés pour ça. Il ne nous soutient pas de sa grâce pour ça. Il ne nous destine pas à ça.
Alors, même une flopée de moineaux en vol harmonieux ne fait pas le poids. Nous valons, dans l’amour de Dieu, beaucoup mieux!
Le don gratuit de Dieu surabonde y compris dans les vies marquées par le péché.
Fidèles, que cela ne soit pas d’abord un titre mais une réalité existentielle!
Aimer l’Eglise, écouter l’Eglise, servir l’Eglise comme le Christ qui s’est livré pour elle. Quelle joie!
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Publié le 23 juin 2026