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Année 2026-Homélie pour le 11ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

jésus le bon berger

 

 

 

Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons.

_________________________________________________________

A la Vigile pascale, peut-être vous souvenez-vous, un de nos jeunes enfants de chœur, s’était endormi debout cierge à la main, quelques boucles blondes du loustic ont commencé à sentir le roussi ; alors sa maman, saisie aux entrailles a crié, couru et sauvé son inconscient garçon. Plus de peur que de mal ! Cette mésaventure a fait écho en moi : comment Dieu est saisi pour nous…
Les hommes de l’Ancien Testament avaient découvert que Dieu est le Dieu de miséricorde, c’est-à-dire qu’Il se penche sur la misère de l’homme. A son tour, l’évangéliste présente Jésus comme celui qui est pris de pitié. Les deux mots, miséricorde en hébreu et pitié en grec, évoquent l’émotion qui saisit aux entrailles devant toute souffrance ; une émotion qui n’est pas seulement de l’ordre du sentiment puisque, très concrètement, elle s’accompagne d’une œuvre de guérison.
Il est clair que la mission de l’envoyé de Dieu, Notre Seigneur Jésus, vrai Dieu et vrai homme est une mission de guérison. Il suffit, pour s’en convaincre de reprendre le programme de la tournée de Jésus, tel que Matthieu vient de le décrire : Jésus parcourait les villes et les villages, il enseignait, il proclamait le Royaume et il guérissait… ensuite, quand il appelle ses disciples, ce que Matthieu note en premier, avant même de nous donner leurs noms, c’est « Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité ». Enfin, quand Jésus donne à ses apôtres le programme de leur mission, il leur dit « proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons ».
En même temps qu’ils proclament le Royaume, les envoyés du Seigneur sont donc invités à en donner des signes.

Et la meilleure des proclamations du Royaume, c’est la victoire sur le mal sous toutes ses formes. Mais pour cela il faut être pris aux entrailles du spectacle des douleurs du monde.

Ce n’est pas seulement devant les douleurs individuelles que Jésus est pris de pitié, c’est devant son peuple. « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger».

Les quatre évangélistes, chacun à sa manière, présentent Jésus comme celui qui vient rassembler le peuple élu, car c’est en Lui que s’accomplissent toutes les promesses de l’Ancien Testament. Le Messie attendu était souvent présenté sous les traits d’un berger qui prend soin de nous.
Une autre belle image de celui qui prend soin et guérit est le médecin. Jésus, on peut le dire est le médecin de nos âmes! Dans la collecte, nous avons demandé à Jésus de toujours nous donner le secours de sa grâce. Le sacrement de la Réconciliation exprime admirablement cela. Permettez moi d’en dire un mot.
Au nom de Jésus qui l’a confié à l’Eglise, le prêtre donne le pardon. Il absout, c’est-à-dire, il dissout et fait disparaître de l’âme mes péchés. Le prêtre a reçu le pouvoir de remettre les péchés au nom de Dieu. Il est tenu au secret absolu de ce qu’il entend au confessionnal. Le prêtre a besoin de l’aveu de mes péchés pour exercer un discernement. Il agit comme un médecin des âmes.
Le pénitent est comme un malade (il a fait son examen de conscience) qui présente sa blessure (aveu des péchés) au médecin (le prêtre). Le médecin ausculte (il écoute le pénitent) et pose un diagnostic (comprend de quoi il s’agit et conseille). Puis il prescrit un remède (la pénitence) qui va guérir de manière sûre le malade Il donne l’ordonnance au Nom de Dieu (l’absolution)
De manière pratique: Je vais au confessionnal. De préférence, je me mets à genou et dit au prêtre: « bénissez moi mon Père, parce que j’ai péché ».
Le prêtre me dit: «que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous puissiez confesser tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Quand il me bénit, je fais le signe de croix sur moi. J’ai besoin de force pour me confesser!
Je lui dis depuis combien de temps je ne me suis pas confessé. Cela lui permet de saisir rapidement si je suis un pénitent régulier, occasionnel ou exceptionnel. J’avoue mes péchés en commençant par les plus graves, je les dis avec confiance, simplement en donnant ce qu’il faut de détail pour que le prêtre comprenne bien de quoi il s’agit.
Je termine en disant: je m’accuse de tous ces péchés, des péchés de ma vie passée et vous demande à vous mon Père, si vous m’en jugez digne, pénitence et absolution. Le prêtre a exercé son discernement. S’il a jugé que j’ai un vrai repentir, il me donne un conseil, une pénitence puis m’absout. Je fais mon signe de croix lorsque j’entends « et moi je vous pardonne tous vos péchés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Une fois sorti du confessionnal, j’accomplis ma pénitence sans tarder. Il est nécessaire de l’accomplir sous peine de commettre pour cela un péché.
J’en viens maintenant au dernier conseil que Jésus donne à ceux qu’il envoie: « vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement ». C’est tout le programme de notre vie de foi qui est dit en deux propositions:
Le don de Dieu est gratuit: accueillons cette gratuité; à notre tour, apprenons à vivre dans cette gratuité. Exigeant? Mais salutaire!
Premier point, le don de Dieu est gratuit, c’est le sens du mot grâce. Le salut de Dieu est pure grâce et pourtant nous avons un mal fou à accepter que le don de Dieu soit totalement gratuit. Combien nous sommes tentés de faire une comptabilité dans notre relation avec Lui; nous n’osons pas croire que Dieu nous donne tout gratuitement sans attendre que nous que nous accumulions des mérites.
Deuxième point, « donnez gratuitement » : en d’autres termes « agissez comme Dieu »; cela veut dire, d’abord « comme Dieu, n’attendez rien en retour », ne recherchez ni la considération ni la gloire ni l’amour; que tout soit désintéressé car c’est comme cela que Dieu agit.
N’attendez pas non plus l’amour: pas d’entrisme, pas de groupe VIP paroisse. Soyons accueillant comme Dieu. Pour aimer nos frères, n’attendons pas qu’ils le méritent! Oh que jamais, ne viennent à nous ces pensées: ces gens-là ne sont pas intéressants, pas assez bien.
Nous sommes sans cesse sauvés, pardonnés gratuitement. A notre tour, à votre tour, sachez pardonner, aider, relever sans conditions. Et si l’on veut ressembler jusqu’au bout à Jésus, il faudra être capables d’appeler à notre tour des moissonneurs sans trop de garanties; Jésus a fait confiance. Rien ne promettait que les pêcheurs du bord du lac, le publicain et le zélote, puissent jamais constituer une équipe fiable et performante; Jésus n’a pas hésité à leur confier la moisson car le temps pressait. Comme chacun le sait, une moisson, ça n’attend pas!

Publié le 14 juin 2026

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Année 2026-Homélie pour le 11ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

 

 

 

Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons.

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A la Vigile pascale, peut-être vous souvenez-vous, un de nos jeunes enfants de chœur, s’était endormi debout cierge à la main, quelques boucles blondes du loustic ont commencé à sentir le roussi ; alors sa maman, saisie aux entrailles a crié, couru et sauvé son inconscient garçon. Plus de peur que de mal ! Cette mésaventure a fait écho en moi : comment Dieu est saisi pour nous…
Les hommes de l’Ancien Testament avaient découvert que Dieu est le Dieu de miséricorde, c’est-à-dire qu’Il se penche sur la misère de l’homme. A son tour, l’évangéliste présente Jésus comme celui qui est pris de pitié. Les deux mots, miséricorde en hébreu et pitié en grec, évoquent l’émotion qui saisit aux entrailles devant toute souffrance ; une émotion qui n’est pas seulement de l’ordre du sentiment puisque, très concrètement, elle s’accompagne d’une œuvre de guérison.
Il est clair que la mission de l’envoyé de Dieu, Notre Seigneur Jésus, vrai Dieu et vrai homme est une mission de guérison. Il suffit, pour s’en convaincre de reprendre le programme de la tournée de Jésus, tel que Matthieu vient de le décrire : Jésus parcourait les villes et les villages, il enseignait, il proclamait le Royaume et il guérissait… ensuite, quand il appelle ses disciples, ce que Matthieu note en premier, avant même de nous donner leurs noms, c’est « Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité ». Enfin, quand Jésus donne à ses apôtres le programme de leur mission, il leur dit « proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons ».
En même temps qu’ils proclament le Royaume, les envoyés du Seigneur sont donc invités à en donner des signes.

Et la meilleure des proclamations du Royaume, c’est la victoire sur le mal sous toutes ses formes. Mais pour cela il faut être pris aux entrailles du spectacle des douleurs du monde.

Ce n’est pas seulement devant les douleurs individuelles que Jésus est pris de pitié, c’est devant son peuple. « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger».

Les quatre évangélistes, chacun à sa manière, présentent Jésus comme celui qui vient rassembler le peuple élu, car c’est en Lui que s’accomplissent toutes les promesses de l’Ancien Testament. Le Messie attendu était souvent présenté sous les traits d’un berger qui prend soin de nous.
Une autre belle image de celui qui prend soin et guérit est le médecin. Jésus, on peut le dire est le médecin de nos âmes! Dans la collecte, nous avons demandé à Jésus de toujours nous donner le secours de sa grâce. Le sacrement de la Réconciliation exprime admirablement cela. Permettez moi d’en dire un mot.
Au nom de Jésus qui l’a confié à l’Eglise, le prêtre donne le pardon. Il absout, c’est-à-dire, il dissout et fait disparaître de l’âme mes péchés. Le prêtre a reçu le pouvoir de remettre les péchés au nom de Dieu. Il est tenu au secret absolu de ce qu’il entend au confessionnal. Le prêtre a besoin de l’aveu de mes péchés pour exercer un discernement. Il agit comme un médecin des âmes.
Le pénitent est comme un malade (il a fait son examen de conscience) qui présente sa blessure (aveu des péchés) au médecin (le prêtre). Le médecin ausculte (il écoute le pénitent) et pose un diagnostic (comprend de quoi il s’agit et conseille). Puis il prescrit un remède (la pénitence) qui va guérir de manière sûre le malade Il donne l’ordonnance au Nom de Dieu (l’absolution)
De manière pratique: Je vais au confessionnal. De préférence, je me mets à genou et dit au prêtre: « bénissez moi mon Père, parce que j’ai péché ».
Le prêtre me dit: «que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous puissiez confesser tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Quand il me bénit, je fais le signe de croix sur moi. J’ai besoin de force pour me confesser!
Je lui dis depuis combien de temps je ne me suis pas confessé. Cela lui permet de saisir rapidement si je suis un pénitent régulier, occasionnel ou exceptionnel. J’avoue mes péchés en commençant par les plus graves, je les dis avec confiance, simplement en donnant ce qu’il faut de détail pour que le prêtre comprenne bien de quoi il s’agit.
Je termine en disant: je m’accuse de tous ces péchés, des péchés de ma vie passée et vous demande à vous mon Père, si vous m’en jugez digne, pénitence et absolution. Le prêtre a exercé son discernement. S’il a jugé que j’ai un vrai repentir, il me donne un conseil, une pénitence puis m’absout. Je fais mon signe de croix lorsque j’entends « et moi je vous pardonne tous vos péchés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Une fois sorti du confessionnal, j’accomplis ma pénitence sans tarder. Il est nécessaire de l’accomplir sous peine de commettre pour cela un péché.
J’en viens maintenant au dernier conseil que Jésus donne à ceux qu’il envoie: « vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement ». C’est tout le programme de notre vie de foi qui est dit en deux propositions:
Le don de Dieu est gratuit: accueillons cette gratuité; à notre tour, apprenons à vivre dans cette gratuité. Exigeant? Mais salutaire!
Premier point, le don de Dieu est gratuit, c’est le sens du mot grâce. Le salut de Dieu est pure grâce et pourtant nous avons un mal fou à accepter que le don de Dieu soit totalement gratuit. Combien nous sommes tentés de faire une comptabilité dans notre relation avec Lui; nous n’osons pas croire que Dieu nous donne tout gratuitement sans attendre que nous que nous accumulions des mérites.
Deuxième point, « donnez gratuitement » : en d’autres termes « agissez comme Dieu »; cela veut dire, d’abord « comme Dieu, n’attendez rien en retour », ne recherchez ni la considération ni la gloire ni l’amour; que tout soit désintéressé car c’est comme cela que Dieu agit.
N’attendez pas non plus l’amour: pas d’entrisme, pas de groupe VIP paroisse. Soyons accueillant comme Dieu. Pour aimer nos frères, n’attendons pas qu’ils le méritent! Oh que jamais, ne viennent à nous ces pensées: ces gens-là ne sont pas intéressants, pas assez bien.
Nous sommes sans cesse sauvés, pardonnés gratuitement. A notre tour, à votre tour, sachez pardonner, aider, relever sans conditions. Et si l’on veut ressembler jusqu’au bout à Jésus, il faudra être capables d’appeler à notre tour des moissonneurs sans trop de garanties; Jésus a fait confiance. Rien ne promettait que les pêcheurs du bord du lac, le publicain et le zélote, puissent jamais constituer une équipe fiable et performante; Jésus n’a pas hésité à leur confier la moisson car le temps pressait. Comme chacun le sait, une moisson, ça n’attend pas!

Publié le 14 juin 2026

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Année 2026-Homélie pour le 11ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

jésus le bon berger

 

 

 

Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons.

_________________________________________________________

A la Vigile pascale, peut-être vous souvenez-vous, un de nos jeunes enfants de chœur, s’était endormi debout cierge à la main, quelques boucles blondes du loustic ont commencé à sentir le roussi ; alors sa maman, saisie aux entrailles a crié, couru et sauvé son inconscient garçon. Plus de peur que de mal ! Cette mésaventure a fait écho en moi : comment Dieu est saisi pour nous…
Les hommes de l’Ancien Testament avaient découvert que Dieu est le Dieu de miséricorde, c’est-à-dire qu’Il se penche sur la misère de l’homme. A son tour, l’évangéliste présente Jésus comme celui qui est pris de pitié. Les deux mots, miséricorde en hébreu et pitié en grec, évoquent l’émotion qui saisit aux entrailles devant toute souffrance ; une émotion qui n’est pas seulement de l’ordre du sentiment puisque, très concrètement, elle s’accompagne d’une œuvre de guérison.
Il est clair que la mission de l’envoyé de Dieu, Notre Seigneur Jésus, vrai Dieu et vrai homme est une mission de guérison. Il suffit, pour s’en convaincre de reprendre le programme de la tournée de Jésus, tel que Matthieu vient de le décrire : Jésus parcourait les villes et les villages, il enseignait, il proclamait le Royaume et il guérissait… ensuite, quand il appelle ses disciples, ce que Matthieu note en premier, avant même de nous donner leurs noms, c’est « Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité ». Enfin, quand Jésus donne à ses apôtres le programme de leur mission, il leur dit « proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons ».
En même temps qu’ils proclament le Royaume, les envoyés du Seigneur sont donc invités à en donner des signes.

Et la meilleure des proclamations du Royaume, c’est la victoire sur le mal sous toutes ses formes. Mais pour cela il faut être pris aux entrailles du spectacle des douleurs du monde.

Ce n’est pas seulement devant les douleurs individuelles que Jésus est pris de pitié, c’est devant son peuple. « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger».

Les quatre évangélistes, chacun à sa manière, présentent Jésus comme celui qui vient rassembler le peuple élu, car c’est en Lui que s’accomplissent toutes les promesses de l’Ancien Testament. Le Messie attendu était souvent présenté sous les traits d’un berger qui prend soin de nous.
Une autre belle image de celui qui prend soin et guérit est le médecin. Jésus, on peut le dire est le médecin de nos âmes! Dans la collecte, nous avons demandé à Jésus de toujours nous donner le secours de sa grâce. Le sacrement de la Réconciliation exprime admirablement cela. Permettez moi d’en dire un mot.
Au nom de Jésus qui l’a confié à l’Eglise, le prêtre donne le pardon. Il absout, c’est-à-dire, il dissout et fait disparaître de l’âme mes péchés. Le prêtre a reçu le pouvoir de remettre les péchés au nom de Dieu. Il est tenu au secret absolu de ce qu’il entend au confessionnal. Le prêtre a besoin de l’aveu de mes péchés pour exercer un discernement. Il agit comme un médecin des âmes.
Le pénitent est comme un malade (il a fait son examen de conscience) qui présente sa blessure (aveu des péchés) au médecin (le prêtre). Le médecin ausculte (il écoute le pénitent) et pose un diagnostic (comprend de quoi il s’agit et conseille). Puis il prescrit un remède (la pénitence) qui va guérir de manière sûre le malade Il donne l’ordonnance au Nom de Dieu (l’absolution)
De manière pratique: Je vais au confessionnal. De préférence, je me mets à genou et dit au prêtre: « bénissez moi mon Père, parce que j’ai péché ».
Le prêtre me dit: «que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous puissiez confesser tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Quand il me bénit, je fais le signe de croix sur moi. J’ai besoin de force pour me confesser!
Je lui dis depuis combien de temps je ne me suis pas confessé. Cela lui permet de saisir rapidement si je suis un pénitent régulier, occasionnel ou exceptionnel. J’avoue mes péchés en commençant par les plus graves, je les dis avec confiance, simplement en donnant ce qu’il faut de détail pour que le prêtre comprenne bien de quoi il s’agit.
Je termine en disant: je m’accuse de tous ces péchés, des péchés de ma vie passée et vous demande à vous mon Père, si vous m’en jugez digne, pénitence et absolution. Le prêtre a exercé son discernement. S’il a jugé que j’ai un vrai repentir, il me donne un conseil, une pénitence puis m’absout. Je fais mon signe de croix lorsque j’entends « et moi je vous pardonne tous vos péchés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Une fois sorti du confessionnal, j’accomplis ma pénitence sans tarder. Il est nécessaire de l’accomplir sous peine de commettre pour cela un péché.
J’en viens maintenant au dernier conseil que Jésus donne à ceux qu’il envoie: « vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement ». C’est tout le programme de notre vie de foi qui est dit en deux propositions:
Le don de Dieu est gratuit: accueillons cette gratuité; à notre tour, apprenons à vivre dans cette gratuité. Exigeant? Mais salutaire!
Premier point, le don de Dieu est gratuit, c’est le sens du mot grâce. Le salut de Dieu est pure grâce et pourtant nous avons un mal fou à accepter que le don de Dieu soit totalement gratuit. Combien nous sommes tentés de faire une comptabilité dans notre relation avec Lui; nous n’osons pas croire que Dieu nous donne tout gratuitement sans attendre que nous que nous accumulions des mérites.
Deuxième point, « donnez gratuitement » : en d’autres termes « agissez comme Dieu »; cela veut dire, d’abord « comme Dieu, n’attendez rien en retour », ne recherchez ni la considération ni la gloire ni l’amour; que tout soit désintéressé car c’est comme cela que Dieu agit.
N’attendez pas non plus l’amour: pas d’entrisme, pas de groupe VIP paroisse. Soyons accueillant comme Dieu. Pour aimer nos frères, n’attendons pas qu’ils le méritent! Oh que jamais, ne viennent à nous ces pensées: ces gens-là ne sont pas intéressants, pas assez bien.
Nous sommes sans cesse sauvés, pardonnés gratuitement. A notre tour, à votre tour, sachez pardonner, aider, relever sans conditions. Et si l’on veut ressembler jusqu’au bout à Jésus, il faudra être capables d’appeler à notre tour des moissonneurs sans trop de garanties; Jésus a fait confiance. Rien ne promettait que les pêcheurs du bord du lac, le publicain et le zélote, puissent jamais constituer une équipe fiable et performante; Jésus n’a pas hésité à leur confier la moisson car le temps pressait. Comme chacun le sait, une moisson, ça n’attend pas!

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Publié le 14 juin 2026