Année 2026- Homélie pour le 14ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
Perle des paroles de Jésus .

C’est le nom que l’on donnait à ce passage de l’Evangile de saint Matthieu, finale du chapitre 11, que nous recevons aujourd’hui.
____________________________________________________
Nous sommes au retour de mission des disciples. Le récit qu’ils font de leurs succès, la joie qu’ils en témoignent, touchent tellement l’âme du Maître que, sur le champ, il donne à son émotion la forme d’une prière.
Le Verbe incarné y parle en sa qualité de Fils éternel. Jésus proclame la louange du Père qui fait bien tout ce qu’il fait!
Le Père révèle aux petits les mystères du Royaume et cache ces derniers aux sages et savants. Dieu ferait-il une différence? Déciderait il de ne pas être équitable? Non.
Le Père céleste se montre réellement équitable envers tous ses enfants. Au lieu de tourner la porte du Royaume des cieux du côté de ceux qu’il a déjà enrichis des qualités de l’esprit, il l’a mise en face des simples et des ignorants selon le monde. Ce n’est pas que les grands et les savants en soient exclus, mais ils n’y entreront qu’à la condition de se faire petits, de ne pas se complaire dans leurs avantages. C’est par l’humilité qu’on se prépare à devenir chrétien. Oui Dieu mérite d’être béni, d’avoir promis son royaume à la bonté, plutôt qu’au savoir; les qualités du cœur priment sur celles de l’esprit.
En priant, méditant, lisant pour préparer cette homélie, le Seigneur m’a donné l’exemple de sainte Bernadette. Permettez moi de vous offrir ces fiorettis de cette petite qui était considérée comme quantité négligeable à Lourdes. Le mot par lequel on l’appelait était même injurieux, indigne.
Un prêtre qui voulait la faire tomber l’avait interrogée et s’était moqué de son langage: « la Dame aurait mieux fait de t’apprendre à parler ». Réponse de Bernadette: « Ce qu’elle ne m’a pas appris, c’est à me moquer des ignorants ».
L’abbé Pomian, qui lui fit faire sa 1ère communion, témoigne: « Elle ignorait
jusqu’aux premiers éléments, comme le mystère de la Sainte Trinité et elle n’avança guère, jusqu’au mois de juin; si bien qu’on l’admit par grâce, afin de ne pas la discréditer, on savait qu’elle reviendrait au catéchisme. Quant à l’âme de Bernadette, j’exprime ma pensée en disant: il y avait absence de mal, innocence, simplicité; à part cela, une vie très commune ».
Parlant à Bernadette, le Père Cabes dit : « Tu ne sais rien, mais tu comprends tout! ».
Une petite qui a tout d’une grande! Bernadette fait partie de ces petits qui entrent dans une vie eucharistique. Là est le bonheur de l’autre monde. Dans son Carnet de notes intimes, elle a écrit: « Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte communion; Jésus me donne son cœur, je suis donc cœur à cœur avec Jésus, épouse de Jésus, amie de Jésus, c’est-à-dire un autre Jésus. Je dois donc vivre de Jésus, et comme fin, celle de Jésus lui-même. Que notre fin est sublime! ».
Bernadette fait sa 1ère communion le jeudi 3 juin, en la Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ. Dès le lendemain, l’abbé Peyramale écrit à Mgr Laurence, évêque de Tarbes et fait l’éloge des qualités spirituelles de Bernadette: « Elle a été d’une tenue, d’un recueillement, d’une attention qui ne laissaient rien à désirer. Tout se développe en elle d’une manière étonnante ».
Pour lui, « Bernadette a fait son catéchisme à la grotte ». Une petite qui a tout d’une grande, selon le cœur de Dieu!
« Tout m’a été remis par mon Père » Tout, sans rien excepter, mais principalement la connaissance que j’ai de lui. C’est sur la connaissance que nous avons d’une personne que se mesure notre intimité avec elle. Le Fils connaît le Père, d’une connaissance qui n’a d’égale que celle dont le Père connaît le Fils.
C’est assez dire que cette connaissance réciproque se fonde sur une communauté de nature, et qu’elle tient aux origines mêmes, qui rapportent le Père au Fils, et le Fils au Père. Jésus, et lui seul, connaît Dieu à fond! C’est pourquoi, il lui appartient de le révéler à qui Il voudra. Il est l’Unique médiateur divin. Pas de révélation sans Lui; tous les prophètes l’ont annoncé, et sa venue dans le monde a mis le sceau à la prophétie.
Enfin, et parce qu’il nous est bon de méditer tout cet évangile (tout est lié); les trois derniers versets qui sont seulement chez saint Matthieu, méritent la reconnaissance de tout cœur humain.
Oui, Jésus-Christ appelle à lui les malheureux qui « peinent sous le fardeau » de leurs impuissances et de leurs tristesses. Il promet de secourir les uns et de consoler les autres. L’Evangile, et l’Evangile seul, étanche la soif de vérité et de justice qui dévore les cœurs droits. Jésus, et Jésus seul, rassure le pécheur en lui disant: « tes péchés sont pardonnés ». Lui seul affermit notre faiblesse par des paroles comme celle-ci: « ne craignez pas, j’ai vaincu le monde ».
Le joug du Seigneur…c’est la bonne école! Apprendre de Jésus, oh oui ! Et pourquoi? Car il est doux et humble de cœur!
La source de son humilité et de sa bonté est en Lui, dans son « cœur » rempli de dévouement et de tendresse pour les hommes. N’est-ce pas l’expérience de l’amour brûlant du Sacré-Cœur, avec sainte Marguerite-Marie? « Voici ce cœur qui a tant aimé le monde ».
Il n’exige de ses disciples rien qu’il n’ait pratiqué Lui-même et bien au-delà de ce qu’il attend d’eux. Par-dessus tout, il aime et sait faire aimer. « Or, là où l’on aime, on ne peine plus; ou si l’on peine encore, la peine elle-même est aimée ».
Disciple comme Bernadette? oh oui.
Publié le 06 juillet 2026
Année 2026- Homélie pour le 14ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
Perle des paroles de Jésus .

C’est le nom que l’on donnait à ce passage de l’Evangile de saint Matthieu, finale du chapitre 11, que nous recevons aujourd’hui.
____________________________________________________
Nous sommes au retour de mission des disciples. Le récit qu’ils font de leurs succès, la joie qu’ils en témoignent, touchent tellement l’âme du Maître que, sur le champ, il donne à son émotion la forme d’une prière.
Le Verbe incarné y parle en sa qualité de Fils éternel. Jésus proclame la louange du Père qui fait bien tout ce qu’il fait!
Le Père révèle aux petits les mystères du Royaume et cache ces derniers aux sages et savants. Dieu ferait-il une différence? Déciderait il de ne pas être équitable? Non.
Le Père céleste se montre réellement équitable envers tous ses enfants. Au lieu de tourner la porte du Royaume des cieux du côté de ceux qu’il a déjà enrichis des qualités de l’esprit, il l’a mise en face des simples et des ignorants selon le monde. Ce n’est pas que les grands et les savants en soient exclus, mais ils n’y entreront qu’à la condition de se faire petits, de ne pas se complaire dans leurs avantages. C’est par l’humilité qu’on se prépare à devenir chrétien. Oui Dieu mérite d’être béni, d’avoir promis son royaume à la bonté, plutôt qu’au savoir; les qualités du cœur priment sur celles de l’esprit.
En priant, méditant, lisant pour préparer cette homélie, le Seigneur m’a donné l’exemple de sainte Bernadette. Permettez moi de vous offrir ces fiorettis de cette petite qui était considérée comme quantité négligeable à Lourdes. Le mot par lequel on l’appelait était même injurieux, indigne.
Un prêtre qui voulait la faire tomber l’avait interrogée et s’était moqué de son langage: « la Dame aurait mieux fait de t’apprendre à parler ». Réponse de Bernadette: « Ce qu’elle ne m’a pas appris, c’est à me moquer des ignorants ».
L’abbé Pomian, qui lui fit faire sa 1ère communion, témoigne: « Elle ignorait
jusqu’aux premiers éléments, comme le mystère de la Sainte Trinité et elle n’avança guère, jusqu’au mois de juin; si bien qu’on l’admit par grâce, afin de ne pas la discréditer, on savait qu’elle reviendrait au catéchisme. Quant à l’âme de Bernadette, j’exprime ma pensée en disant: il y avait absence de mal, innocence, simplicité; à part cela, une vie très commune ».
Parlant à Bernadette, le Père Cabes dit : « Tu ne sais rien, mais tu comprends tout! ».
Une petite qui a tout d’une grande! Bernadette fait partie de ces petits qui entrent dans une vie eucharistique. Là est le bonheur de l’autre monde. Dans son Carnet de notes intimes, elle a écrit: « Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte communion; Jésus me donne son cœur, je suis donc cœur à cœur avec Jésus, épouse de Jésus, amie de Jésus, c’est-à-dire un autre Jésus. Je dois donc vivre de Jésus, et comme fin, celle de Jésus lui-même. Que notre fin est sublime! ».
Bernadette fait sa 1ère communion le jeudi 3 juin, en la Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ. Dès le lendemain, l’abbé Peyramale écrit à Mgr Laurence, évêque de Tarbes et fait l’éloge des qualités spirituelles de Bernadette: « Elle a été d’une tenue, d’un recueillement, d’une attention qui ne laissaient rien à désirer. Tout se développe en elle d’une manière étonnante ».
Pour lui, « Bernadette a fait son catéchisme à la grotte ». Une petite qui a tout d’une grande, selon le cœur de Dieu!
« Tout m’a été remis par mon Père » Tout, sans rien excepter, mais principalement la connaissance que j’ai de lui. C’est sur la connaissance que nous avons d’une personne que se mesure notre intimité avec elle. Le Fils connaît le Père, d’une connaissance qui n’a d’égale que celle dont le Père connaît le Fils.
C’est assez dire que cette connaissance réciproque se fonde sur une communauté de nature, et qu’elle tient aux origines mêmes, qui rapportent le Père au Fils, et le Fils au Père. Jésus, et lui seul, connaît Dieu à fond! C’est pourquoi, il lui appartient de le révéler à qui Il voudra. Il est l’Unique médiateur divin. Pas de révélation sans Lui; tous les prophètes l’ont annoncé, et sa venue dans le monde a mis le sceau à la prophétie.
Enfin, et parce qu’il nous est bon de méditer tout cet évangile (tout est lié); les trois derniers versets qui sont seulement chez saint Matthieu, méritent la reconnaissance de tout cœur humain.
Oui, Jésus-Christ appelle à lui les malheureux qui « peinent sous le fardeau » de leurs impuissances et de leurs tristesses. Il promet de secourir les uns et de consoler les autres. L’Evangile, et l’Evangile seul, étanche la soif de vérité et de justice qui dévore les cœurs droits. Jésus, et Jésus seul, rassure le pécheur en lui disant: « tes péchés sont pardonnés ». Lui seul affermit notre faiblesse par des paroles comme celle-ci: « ne craignez pas, j’ai vaincu le monde ».
Le joug du Seigneur…c’est la bonne école! Apprendre de Jésus, oh oui ! Et pourquoi? Car il est doux et humble de cœur!
La source de son humilité et de sa bonté est en Lui, dans son « cœur » rempli de dévouement et de tendresse pour les hommes. N’est-ce pas l’expérience de l’amour brûlant du Sacré-Cœur, avec sainte Marguerite-Marie? « Voici ce cœur qui a tant aimé le monde ».
Il n’exige de ses disciples rien qu’il n’ait pratiqué Lui-même et bien au-delà de ce qu’il attend d’eux. Par-dessus tout, il aime et sait faire aimer. « Or, là où l’on aime, on ne peine plus; ou si l’on peine encore, la peine elle-même est aimée ».
Disciple comme Bernadette? oh oui.
Publié le 06 juillet 2026
Année 2026- Homélie pour le 14ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
Perle des paroles de Jésus .

C’est le nom que l’on donnait à ce passage de l’Evangile de saint Matthieu, finale du chapitre 11, que nous recevons aujourd’hui.
____________________________________________________
Nous sommes au retour de mission des disciples. Le récit qu’ils font de leurs succès, la joie qu’ils en témoignent, touchent tellement l’âme du Maître que, sur le champ, il donne à son émotion la forme d’une prière.
Le Verbe incarné y parle en sa qualité de Fils éternel. Jésus proclame la louange du Père qui fait bien tout ce qu’il fait!
Le Père révèle aux petits les mystères du Royaume et cache ces derniers aux sages et savants. Dieu ferait-il une différence? Déciderait il de ne pas être équitable? Non.
Le Père céleste se montre réellement équitable envers tous ses enfants. Au lieu de tourner la porte du Royaume des cieux du côté de ceux qu’il a déjà enrichis des qualités de l’esprit, il l’a mise en face des simples et des ignorants selon le monde. Ce n’est pas que les grands et les savants en soient exclus, mais ils n’y entreront qu’à la condition de se faire petits, de ne pas se complaire dans leurs avantages. C’est par l’humilité qu’on se prépare à devenir chrétien. Oui Dieu mérite d’être béni, d’avoir promis son royaume à la bonté, plutôt qu’au savoir; les qualités du cœur priment sur celles de l’esprit.
En priant, méditant, lisant pour préparer cette homélie, le Seigneur m’a donné l’exemple de sainte Bernadette. Permettez moi de vous offrir ces fiorettis de cette petite qui était considérée comme quantité négligeable à Lourdes. Le mot par lequel on l’appelait était même injurieux, indigne.
Un prêtre qui voulait la faire tomber l’avait interrogée et s’était moqué de son langage: « la Dame aurait mieux fait de t’apprendre à parler ». Réponse de Bernadette: « Ce qu’elle ne m’a pas appris, c’est à me moquer des ignorants ».
L’abbé Pomian, qui lui fit faire sa 1ère communion, témoigne: « Elle ignorait
jusqu’aux premiers éléments, comme le mystère de la Sainte Trinité et elle n’avança guère, jusqu’au mois de juin; si bien qu’on l’admit par grâce, afin de ne pas la discréditer, on savait qu’elle reviendrait au catéchisme. Quant à l’âme de Bernadette, j’exprime ma pensée en disant: il y avait absence de mal, innocence, simplicité; à part cela, une vie très commune ».
Parlant à Bernadette, le Père Cabes dit : « Tu ne sais rien, mais tu comprends tout! ».
Une petite qui a tout d’une grande! Bernadette fait partie de ces petits qui entrent dans une vie eucharistique. Là est le bonheur de l’autre monde. Dans son Carnet de notes intimes, elle a écrit: « Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte communion; Jésus me donne son cœur, je suis donc cœur à cœur avec Jésus, épouse de Jésus, amie de Jésus, c’est-à-dire un autre Jésus. Je dois donc vivre de Jésus, et comme fin, celle de Jésus lui-même. Que notre fin est sublime! ».
Bernadette fait sa 1ère communion le jeudi 3 juin, en la Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ. Dès le lendemain, l’abbé Peyramale écrit à Mgr Laurence, évêque de Tarbes et fait l’éloge des qualités spirituelles de Bernadette: « Elle a été d’une tenue, d’un recueillement, d’une attention qui ne laissaient rien à désirer. Tout se développe en elle d’une manière étonnante ».
Pour lui, « Bernadette a fait son catéchisme à la grotte ». Une petite qui a tout d’une grande, selon le cœur de Dieu!
« Tout m’a été remis par mon Père » Tout, sans rien excepter, mais principalement la connaissance que j’ai de lui. C’est sur la connaissance que nous avons d’une personne que se mesure notre intimité avec elle. Le Fils connaît le Père, d’une connaissance qui n’a d’égale que celle dont le Père connaît le Fils.
C’est assez dire que cette connaissance réciproque se fonde sur une communauté de nature, et qu’elle tient aux origines mêmes, qui rapportent le Père au Fils, et le Fils au Père. Jésus, et lui seul, connaît Dieu à fond! C’est pourquoi, il lui appartient de le révéler à qui Il voudra. Il est l’Unique médiateur divin. Pas de révélation sans Lui; tous les prophètes l’ont annoncé, et sa venue dans le monde a mis le sceau à la prophétie.
Enfin, et parce qu’il nous est bon de méditer tout cet évangile (tout est lié); les trois derniers versets qui sont seulement chez saint Matthieu, méritent la reconnaissance de tout cœur humain.
Oui, Jésus-Christ appelle à lui les malheureux qui « peinent sous le fardeau » de leurs impuissances et de leurs tristesses. Il promet de secourir les uns et de consoler les autres. L’Evangile, et l’Evangile seul, étanche la soif de vérité et de justice qui dévore les cœurs droits. Jésus, et Jésus seul, rassure le pécheur en lui disant: « tes péchés sont pardonnés ». Lui seul affermit notre faiblesse par des paroles comme celle-ci: « ne craignez pas, j’ai vaincu le monde ».
Le joug du Seigneur…c’est la bonne école! Apprendre de Jésus, oh oui ! Et pourquoi? Car il est doux et humble de cœur!
La source de son humilité et de sa bonté est en Lui, dans son « cœur » rempli de dévouement et de tendresse pour les hommes. N’est-ce pas l’expérience de l’amour brûlant du Sacré-Cœur, avec sainte Marguerite-Marie? « Voici ce cœur qui a tant aimé le monde ».
Il n’exige de ses disciples rien qu’il n’ait pratiqué Lui-même et bien au-delà de ce qu’il attend d’eux. Par-dessus tout, il aime et sait faire aimer. « Or, là où l’on aime, on ne peine plus; ou si l’on peine encore, la peine elle-même est aimée ».
Disciple comme Bernadette? oh oui.
Dans ce dossier
Publié le 06 juillet 2026