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Année 2026-Homélie pour le 29ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

rendez à césar

 

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Jusque-là, on avait plus ou moins confondu la religion et la patrie, la royauté et le sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre, mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple.

_______________________________________________

 

Jésus parle avec autorité. Il n’est pas le maître que l’on peut flatter. C’est peine perdue.
N’osant s’emparer de lui par un coup de force, pharisiens et hérodiens s’accoquinent pour tendre un piège et compromettre Jésus. En fait, ce sont deux partis incompatibles.
Les pharisiens ont comme ligne de conduite: les droits de Dieu par-dessus tout; les hérodiens ont pour ligne de conduite de s’accommoder avec l’occupant pour en tirer profit, les avantages. C’est donc une association contre-nature, une association de malfaiteurs.
Ils l’abordent avec des paroles flatteuses: « Maître, nous le savons, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ». Il s’agit du chemin que Dieu veut nous voir suivre, pour aller à Lui. Au sens plein du terme, ce chemin n’est autre que la vraie religion. Ils reconnaissent que Jésus ne donne de préférence, ne donne de passe-droit à personne. Il est impartial. Aussi insidieuses soient leurs paroles, ils rendent hommage à la droiture et l’équité de Jésus. Mais voilà où ils veulent en venir. « Donne-nous ton avis: est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César? ». Toute la Palestine était occupée et payait le tribut à l’empereur.
Dans les écoles juives, on discutait ardemment si, en conscience, il était permis aux Juifs de payer l’impôt à un usurpateur païen. N’était-ce pas reconnaître son autorité sur Israël, dont Dieu s’était réservé la souveraineté? Dans l’esprit du peuple, admettre la légitimé du tribut, c’était renoncer aux revendications messianiques, donc que le seul souverain est Dieu. D’autre part, l’autorité romaine était jalouse et soupçonneuse: il n’y a en Palestine d’autre roi que César. Nous l’entendrons au procès de Jésus. L’embûche que pose cette coalition improbable est savante. Jésus, qui a démêlé leur méchanceté astucieuse, ne les ménage pas: « Hypocrites! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? » Ils voulaient en effet le compromettre, en l’amenant à prendre parti soit pour les romains soit pour les juifs. L’alternative était grosse de conséquences, mais la sagesse du Seigneur va déjouer la ruse des pharisiens.
« Montrez-moi la monnaie de l’impôt. Ils lui présentèrent la pièce d’un denier ». La pièce portait l’effigie et la titulature de l’empereur régnant. Tous les juifs se servaient du denier romain. C’était, d’après les usages du temps, reconnaître qu’à un titre ou à un autre, l’autorité de César était souveraine dans le pays. En disant « rendez à César
ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Jésus déclare non seulement que l’on doit payer l’impôt de l’empire qui assure la paix et l’ordre mais il ajoute que cette attitude est compatible avec les droits de Dieu. Il n’y a donc pas d’opposition entre les droits réels du pouvoir politique et les droits divins, puisque, selon le Seigneur, il faut satisfaire aux exigences des uns et des autres.
Il y a, ce que l’on appelle deux pouvoirs: temporel et spirituel.
Ce qui permet de rendre un culte à Dieu, tout ce qui vise, intéresse la vie éternelle de l’homme est à Dieu ; est supérieur au pouvoir temporel. Les droits de l’autorité spirituelle concernent l’âme, qui porte l’empreinte de Dieu. L’impôt de Dieu, c’est toute l’âme.
L’autre pouvoir, que Dieu exerce par les autorités civiles, a pour fin les
intérêts de la vie présente (matériel, terrestre, organisation de la vie en société, politique) Dieu veut ou permet la juste autonomie du pouvoir temporel.
Jusque-là, on avait plus ou moins confondu religion et patrie, royauté et sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre; mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple. La réponse de Jésus était si lumineuse et prudente que le peuple y applaudit. Déconcertés les ennemis du Seigneur ne purent rien trouver à redire. Ils se turent et se retirèrent.
Dieu éternel et tout puissant, fais-nous toujours agir pour toi d’une volonté ardente, et servir ta gloire d’un cœur sans partage. Voilà ce que nous avons demandé dans la collecte tout à l’heure…
Dans ma personne, qu’est-ce qui doit commander? Qu’est-ce qui doit avoir la priorité ? L’âme. Ce principe spirituel qui est dans la personne humaine, c’est elle qui, par l’intelligence et la volonté mène au bien, au bien le plus haut ma vie.
N’ayons pas peur de placer Dieu en premier, par exemple par notre prière quotidienne, en prévoyant de nous confesser en vue de chaque grande fête. Je viens de Dieu et suis appelé à y retourner. Ma vie, la vie en société doit me permettre de donner la priorité à ma vie spirituelle. Agissons en cohérence avec notre foi: en donnant une juste place au travail, que celui-ci serve au bien de ceux dont nous avons la charge: la famille d’abord. Quand la famille va bien, la société va bien. Et bientôt, le cœur dilaté par Jésus, je serai prêt à tout œuvre de bien.

Publié le 17 octobre 2026

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Année 2026-Homélie pour le 29ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

 

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Jusque-là, on avait plus ou moins confondu la religion et la patrie, la royauté et le sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre, mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple.

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Jésus parle avec autorité. Il n’est pas le maître que l’on peut flatter. C’est peine perdue.
N’osant s’emparer de lui par un coup de force, pharisiens et hérodiens s’accoquinent pour tendre un piège et compromettre Jésus. En fait, ce sont deux partis incompatibles.
Les pharisiens ont comme ligne de conduite: les droits de Dieu par-dessus tout; les hérodiens ont pour ligne de conduite de s’accommoder avec l’occupant pour en tirer profit, les avantages. C’est donc une association contre-nature, une association de malfaiteurs.
Ils l’abordent avec des paroles flatteuses: « Maître, nous le savons, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ». Il s’agit du chemin que Dieu veut nous voir suivre, pour aller à Lui. Au sens plein du terme, ce chemin n’est autre que la vraie religion. Ils reconnaissent que Jésus ne donne de préférence, ne donne de passe-droit à personne. Il est impartial. Aussi insidieuses soient leurs paroles, ils rendent hommage à la droiture et l’équité de Jésus. Mais voilà où ils veulent en venir. « Donne-nous ton avis: est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César? ». Toute la Palestine était occupée et payait le tribut à l’empereur.
Dans les écoles juives, on discutait ardemment si, en conscience, il était permis aux Juifs de payer l’impôt à un usurpateur païen. N’était-ce pas reconnaître son autorité sur Israël, dont Dieu s’était réservé la souveraineté? Dans l’esprit du peuple, admettre la légitimé du tribut, c’était renoncer aux revendications messianiques, donc que le seul souverain est Dieu. D’autre part, l’autorité romaine était jalouse et soupçonneuse: il n’y a en Palestine d’autre roi que César. Nous l’entendrons au procès de Jésus. L’embûche que pose cette coalition improbable est savante. Jésus, qui a démêlé leur méchanceté astucieuse, ne les ménage pas: « Hypocrites! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? » Ils voulaient en effet le compromettre, en l’amenant à prendre parti soit pour les romains soit pour les juifs. L’alternative était grosse de conséquences, mais la sagesse du Seigneur va déjouer la ruse des pharisiens.
« Montrez-moi la monnaie de l’impôt. Ils lui présentèrent la pièce d’un denier ». La pièce portait l’effigie et la titulature de l’empereur régnant. Tous les juifs se servaient du denier romain. C’était, d’après les usages du temps, reconnaître qu’à un titre ou à un autre, l’autorité de César était souveraine dans le pays. En disant « rendez à César
ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Jésus déclare non seulement que l’on doit payer l’impôt de l’empire qui assure la paix et l’ordre mais il ajoute que cette attitude est compatible avec les droits de Dieu. Il n’y a donc pas d’opposition entre les droits réels du pouvoir politique et les droits divins, puisque, selon le Seigneur, il faut satisfaire aux exigences des uns et des autres.
Il y a, ce que l’on appelle deux pouvoirs: temporel et spirituel.
Ce qui permet de rendre un culte à Dieu, tout ce qui vise, intéresse la vie éternelle de l’homme est à Dieu ; est supérieur au pouvoir temporel. Les droits de l’autorité spirituelle concernent l’âme, qui porte l’empreinte de Dieu. L’impôt de Dieu, c’est toute l’âme.
L’autre pouvoir, que Dieu exerce par les autorités civiles, a pour fin les
intérêts de la vie présente (matériel, terrestre, organisation de la vie en société, politique) Dieu veut ou permet la juste autonomie du pouvoir temporel.
Jusque-là, on avait plus ou moins confondu religion et patrie, royauté et sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre; mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple. La réponse de Jésus était si lumineuse et prudente que le peuple y applaudit. Déconcertés les ennemis du Seigneur ne purent rien trouver à redire. Ils se turent et se retirèrent.
Dieu éternel et tout puissant, fais-nous toujours agir pour toi d’une volonté ardente, et servir ta gloire d’un cœur sans partage. Voilà ce que nous avons demandé dans la collecte tout à l’heure…
Dans ma personne, qu’est-ce qui doit commander? Qu’est-ce qui doit avoir la priorité ? L’âme. Ce principe spirituel qui est dans la personne humaine, c’est elle qui, par l’intelligence et la volonté mène au bien, au bien le plus haut ma vie.
N’ayons pas peur de placer Dieu en premier, par exemple par notre prière quotidienne, en prévoyant de nous confesser en vue de chaque grande fête. Je viens de Dieu et suis appelé à y retourner. Ma vie, la vie en société doit me permettre de donner la priorité à ma vie spirituelle. Agissons en cohérence avec notre foi: en donnant une juste place au travail, que celui-ci serve au bien de ceux dont nous avons la charge: la famille d’abord. Quand la famille va bien, la société va bien. Et bientôt, le cœur dilaté par Jésus, je serai prêt à tout œuvre de bien.

Publié le 17 octobre 2026

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Année 2026-Homélie pour le 29ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

rendez à césar

 

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Jusque-là, on avait plus ou moins confondu la religion et la patrie, la royauté et le sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre, mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple.

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Jésus parle avec autorité. Il n’est pas le maître que l’on peut flatter. C’est peine perdue.
N’osant s’emparer de lui par un coup de force, pharisiens et hérodiens s’accoquinent pour tendre un piège et compromettre Jésus. En fait, ce sont deux partis incompatibles.
Les pharisiens ont comme ligne de conduite: les droits de Dieu par-dessus tout; les hérodiens ont pour ligne de conduite de s’accommoder avec l’occupant pour en tirer profit, les avantages. C’est donc une association contre-nature, une association de malfaiteurs.
Ils l’abordent avec des paroles flatteuses: « Maître, nous le savons, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ». Il s’agit du chemin que Dieu veut nous voir suivre, pour aller à Lui. Au sens plein du terme, ce chemin n’est autre que la vraie religion. Ils reconnaissent que Jésus ne donne de préférence, ne donne de passe-droit à personne. Il est impartial. Aussi insidieuses soient leurs paroles, ils rendent hommage à la droiture et l’équité de Jésus. Mais voilà où ils veulent en venir. « Donne-nous ton avis: est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César? ». Toute la Palestine était occupée et payait le tribut à l’empereur.
Dans les écoles juives, on discutait ardemment si, en conscience, il était permis aux Juifs de payer l’impôt à un usurpateur païen. N’était-ce pas reconnaître son autorité sur Israël, dont Dieu s’était réservé la souveraineté? Dans l’esprit du peuple, admettre la légitimé du tribut, c’était renoncer aux revendications messianiques, donc que le seul souverain est Dieu. D’autre part, l’autorité romaine était jalouse et soupçonneuse: il n’y a en Palestine d’autre roi que César. Nous l’entendrons au procès de Jésus. L’embûche que pose cette coalition improbable est savante. Jésus, qui a démêlé leur méchanceté astucieuse, ne les ménage pas: « Hypocrites! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? » Ils voulaient en effet le compromettre, en l’amenant à prendre parti soit pour les romains soit pour les juifs. L’alternative était grosse de conséquences, mais la sagesse du Seigneur va déjouer la ruse des pharisiens.
« Montrez-moi la monnaie de l’impôt. Ils lui présentèrent la pièce d’un denier ». La pièce portait l’effigie et la titulature de l’empereur régnant. Tous les juifs se servaient du denier romain. C’était, d’après les usages du temps, reconnaître qu’à un titre ou à un autre, l’autorité de César était souveraine dans le pays. En disant « rendez à César
ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Jésus déclare non seulement que l’on doit payer l’impôt de l’empire qui assure la paix et l’ordre mais il ajoute que cette attitude est compatible avec les droits de Dieu. Il n’y a donc pas d’opposition entre les droits réels du pouvoir politique et les droits divins, puisque, selon le Seigneur, il faut satisfaire aux exigences des uns et des autres.
Il y a, ce que l’on appelle deux pouvoirs: temporel et spirituel.
Ce qui permet de rendre un culte à Dieu, tout ce qui vise, intéresse la vie éternelle de l’homme est à Dieu ; est supérieur au pouvoir temporel. Les droits de l’autorité spirituelle concernent l’âme, qui porte l’empreinte de Dieu. L’impôt de Dieu, c’est toute l’âme.
L’autre pouvoir, que Dieu exerce par les autorités civiles, a pour fin les
intérêts de la vie présente (matériel, terrestre, organisation de la vie en société, politique) Dieu veut ou permet la juste autonomie du pouvoir temporel.
Jusque-là, on avait plus ou moins confondu religion et patrie, royauté et sacerdoce; Jésus les distingue, non pour les opposer, ni pour les rendre indifférents l’un à l’autre; mais pour enseigner la compatibilité des devoirs que nous avons envers Dieu et envers les chefs du peuple. La réponse de Jésus était si lumineuse et prudente que le peuple y applaudit. Déconcertés les ennemis du Seigneur ne purent rien trouver à redire. Ils se turent et se retirèrent.
Dieu éternel et tout puissant, fais-nous toujours agir pour toi d’une volonté ardente, et servir ta gloire d’un cœur sans partage. Voilà ce que nous avons demandé dans la collecte tout à l’heure…
Dans ma personne, qu’est-ce qui doit commander? Qu’est-ce qui doit avoir la priorité ? L’âme. Ce principe spirituel qui est dans la personne humaine, c’est elle qui, par l’intelligence et la volonté mène au bien, au bien le plus haut ma vie.
N’ayons pas peur de placer Dieu en premier, par exemple par notre prière quotidienne, en prévoyant de nous confesser en vue de chaque grande fête. Je viens de Dieu et suis appelé à y retourner. Ma vie, la vie en société doit me permettre de donner la priorité à ma vie spirituelle. Agissons en cohérence avec notre foi: en donnant une juste place au travail, que celui-ci serve au bien de ceux dont nous avons la charge: la famille d’abord. Quand la famille va bien, la société va bien. Et bientôt, le cœur dilaté par Jésus, je serai prêt à tout œuvre de bien.

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Publié le 17 octobre 2026