Homélie pour le 21ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Pour vous, qui suis-je ? »

A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
________________________________________________
Question existentielle! Voici la réponse de foi que Jésus attend: Credo! « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Si Jésus interroge, c’est pour faire sortir des disciples la Vérité. Jésus, en bon maître veut qu’ils puissent exprimer ce que Lui-même sait. Lorsque Jésus interroge, ce n’est pas par ignorance, mais pour qu’en formulant notre réponse, nous faisions la vérité en nous-mêmes. C’est une vérification, une opération par laquelle la vérité se fait, non pas en Jésus, qui n’en a pas besoin, mais en ses interlocuteurs.
Question légitime qui appelle la seule réponse que Jésus accepte, dans
l’Evangile, celle de Pierre: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus observe : «Cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux ». Autrement dit, la réponse de foi que Jésus attend, la seule qui soit correcte, n’est pas le produit de moi, petit sujet qui réfléchit. Jésus n’attend pas une réponse formulée en : « pour moi, tu es… » Car alors, nous serions nous-mêmes la mesure de notre foi.
La foi n’est pas un menu à la carte, où chacun peut choisir en fonction de ses préférences. La foi vient de Dieu, est un don de Dieu et elle a Dieu pour objet. Non pas un Dieu façonné au gré des préférences individuelles — j’en prends et j’en laisse — ce qui est le propre de l’idolâtrie ou bien de l’hérésie, mais Dieu tel qu’il se révèle par sa Parole reçue dans l’Eglise.
A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
Et cette expression objective de la foi de l’Eglise implique une adhésion personnelle, du plus profond de l’intelligence et du cœur de chacun, sans quoi elle est une foi morte.
Est-ce suffisant? L’expression correcte de la foi ne suffit pas! Car Pierre, qui vient de confesser sa foi : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant», subira un douloureux revers lorsqu’il prétendra éviter à Jésus le martyre de la Croix. Il ne suffit donc pas de savoir et même de croire que Jésus est le Christ, qu’il est le Fils de Dieu venu dans la chair. Il faut encore que toute notre vie se conforme à cet acte de foi.
Si nous sommes là ce matin, c’est pour nourrir notre foi et donc notre agir par l’Eucharistie, « source et sommet de toute vie chrétienne » ! (Cardinal de Lubac)
Et, si nous posons des actes de la foi, avec fidélité et persévérance, ces actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
Il y a un très beau lien entre la première lecture et l’Evangile que je trouve inspirant pour nous. Il y a un modèle sur lequel nous pouvons nous amarrer, sur lequel nous pouvons fonder et ainsi agir en cohérence.
Eliakim est ce serviteur fidèle et avisé qui convient à Ezéchias de Juda, ce roi exceptionnel. Eliakim est l’inverse de Shebna, cet ambitieux qui conseille mal, cherchant son propre profit.
A la question de Jésus, Pierre exprime la bonne réponse et qui est en même temps celle des apôtres. Dans les deux cas, le serviteur fidèle, l’homme habité par la foi devient ce ‘‘solide’’ sur qui le maître compte.
Permettez moi de redire les paroles du prophète et donc de Dieu concernant Eliakim :
« Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs: il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David: s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père ».
Ce serviteur peut accomplir cette mission vertigineuse parce que d’abord, ce serviteur est fidèle.
Et comment ne pas voir une annonce de ce serviteur dont le ministère ne cessera pas, car « il devait toujours y avoir un Pierre dans l’Eglise, pour confirmer ses frères dans la foi » (Bossuet).
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Pierre est heureux car pour Jésus, il n’y a de réellement heureux que celui à qui est « donné le royaume des cieux. » Dans la réponse de Jésus à la confession de Simon, il y a promesse… d’où l’intronisation du nom qui définit: Pierre !
« Les portes de l’Enfer ne l’emporteront pas » : il y a, et l’annonce de la victoire définitive contre le démon et ses complices ; et l’annonce de l’impuissance de la mort qui a raison de tout ici-bas. Face à l’Eglise du Christ, la mort n’aura pas le dernier mot parce que notre maître a fait l’Eglise immortelle!
« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » : ce royaume trouve son expression sociale dans l’Eglise visible et hiérarchique fondée sur Pierre qui en a les clés… Jésus l’a institué pour conduire et défendre tout le troupeau!
« Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». C’est une expression parallèle à celle des clés. Dans le ciel, Dieu ratifie les décisions que Pierre porte sur la terre au nom et par la vertu du Christ.
Si nous posons les actes de la foi, avec fidélité et persévérance, nous n’avons rien à craindre car nos actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
En ayant écouté la question de Jésus, mettons tout notre coeur à proclamer notre credo, à renouveler notre manière de le prier: posément, solennellement ;
En ayant écouté les promesses de Jésus à l’Eglise, apprenons à porter un regard de foi et donc d’obéissance au pape et à ceux à qui nous avons été confiés en vue de la pleine possession du royaume des cieux.
En ayant écouté ce que le serviteur fidèle peut accomplir par grâce du bon maître, choisissons un service charitable pour cette nouvelle année, ou pour vous les enfants: une bonne action aujourd’hui.
Publié le 23 août 2026
Homélie pour le 21ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Pour vous, qui suis-je ? »

A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
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Question existentielle! Voici la réponse de foi que Jésus attend: Credo! « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Si Jésus interroge, c’est pour faire sortir des disciples la Vérité. Jésus, en bon maître veut qu’ils puissent exprimer ce que Lui-même sait. Lorsque Jésus interroge, ce n’est pas par ignorance, mais pour qu’en formulant notre réponse, nous faisions la vérité en nous-mêmes. C’est une vérification, une opération par laquelle la vérité se fait, non pas en Jésus, qui n’en a pas besoin, mais en ses interlocuteurs.
Question légitime qui appelle la seule réponse que Jésus accepte, dans
l’Evangile, celle de Pierre: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus observe : «Cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux ». Autrement dit, la réponse de foi que Jésus attend, la seule qui soit correcte, n’est pas le produit de moi, petit sujet qui réfléchit. Jésus n’attend pas une réponse formulée en : « pour moi, tu es… » Car alors, nous serions nous-mêmes la mesure de notre foi.
La foi n’est pas un menu à la carte, où chacun peut choisir en fonction de ses préférences. La foi vient de Dieu, est un don de Dieu et elle a Dieu pour objet. Non pas un Dieu façonné au gré des préférences individuelles — j’en prends et j’en laisse — ce qui est le propre de l’idolâtrie ou bien de l’hérésie, mais Dieu tel qu’il se révèle par sa Parole reçue dans l’Eglise.
A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
Et cette expression objective de la foi de l’Eglise implique une adhésion personnelle, du plus profond de l’intelligence et du cœur de chacun, sans quoi elle est une foi morte.
Est-ce suffisant? L’expression correcte de la foi ne suffit pas! Car Pierre, qui vient de confesser sa foi : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant», subira un douloureux revers lorsqu’il prétendra éviter à Jésus le martyre de la Croix. Il ne suffit donc pas de savoir et même de croire que Jésus est le Christ, qu’il est le Fils de Dieu venu dans la chair. Il faut encore que toute notre vie se conforme à cet acte de foi.
Si nous sommes là ce matin, c’est pour nourrir notre foi et donc notre agir par l’Eucharistie, « source et sommet de toute vie chrétienne » ! (Cardinal de Lubac)
Et, si nous posons des actes de la foi, avec fidélité et persévérance, ces actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
Il y a un très beau lien entre la première lecture et l’Evangile que je trouve inspirant pour nous. Il y a un modèle sur lequel nous pouvons nous amarrer, sur lequel nous pouvons fonder et ainsi agir en cohérence.
Eliakim est ce serviteur fidèle et avisé qui convient à Ezéchias de Juda, ce roi exceptionnel. Eliakim est l’inverse de Shebna, cet ambitieux qui conseille mal, cherchant son propre profit.
A la question de Jésus, Pierre exprime la bonne réponse et qui est en même temps celle des apôtres. Dans les deux cas, le serviteur fidèle, l’homme habité par la foi devient ce ‘‘solide’’ sur qui le maître compte.
Permettez moi de redire les paroles du prophète et donc de Dieu concernant Eliakim :
« Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs: il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David: s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père ».
Ce serviteur peut accomplir cette mission vertigineuse parce que d’abord, ce serviteur est fidèle.
Et comment ne pas voir une annonce de ce serviteur dont le ministère ne cessera pas, car « il devait toujours y avoir un Pierre dans l’Eglise, pour confirmer ses frères dans la foi » (Bossuet).
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Pierre est heureux car pour Jésus, il n’y a de réellement heureux que celui à qui est « donné le royaume des cieux. » Dans la réponse de Jésus à la confession de Simon, il y a promesse… d’où l’intronisation du nom qui définit: Pierre !
« Les portes de l’Enfer ne l’emporteront pas » : il y a, et l’annonce de la victoire définitive contre le démon et ses complices ; et l’annonce de l’impuissance de la mort qui a raison de tout ici-bas. Face à l’Eglise du Christ, la mort n’aura pas le dernier mot parce que notre maître a fait l’Eglise immortelle!
« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » : ce royaume trouve son expression sociale dans l’Eglise visible et hiérarchique fondée sur Pierre qui en a les clés… Jésus l’a institué pour conduire et défendre tout le troupeau!
« Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». C’est une expression parallèle à celle des clés. Dans le ciel, Dieu ratifie les décisions que Pierre porte sur la terre au nom et par la vertu du Christ.
Si nous posons les actes de la foi, avec fidélité et persévérance, nous n’avons rien à craindre car nos actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
En ayant écouté la question de Jésus, mettons tout notre coeur à proclamer notre credo, à renouveler notre manière de le prier: posément, solennellement ;
En ayant écouté les promesses de Jésus à l’Eglise, apprenons à porter un regard de foi et donc d’obéissance au pape et à ceux à qui nous avons été confiés en vue de la pleine possession du royaume des cieux.
En ayant écouté ce que le serviteur fidèle peut accomplir par grâce du bon maître, choisissons un service charitable pour cette nouvelle année, ou pour vous les enfants: une bonne action aujourd’hui.
Publié le 23 août 2026
Homélie pour le 21ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Pour vous, qui suis-je ? »

A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
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Question existentielle! Voici la réponse de foi que Jésus attend: Credo! « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Si Jésus interroge, c’est pour faire sortir des disciples la Vérité. Jésus, en bon maître veut qu’ils puissent exprimer ce que Lui-même sait. Lorsque Jésus interroge, ce n’est pas par ignorance, mais pour qu’en formulant notre réponse, nous faisions la vérité en nous-mêmes. C’est une vérification, une opération par laquelle la vérité se fait, non pas en Jésus, qui n’en a pas besoin, mais en ses interlocuteurs.
Question légitime qui appelle la seule réponse que Jésus accepte, dans
l’Evangile, celle de Pierre: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus observe : «Cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux ». Autrement dit, la réponse de foi que Jésus attend, la seule qui soit correcte, n’est pas le produit de moi, petit sujet qui réfléchit. Jésus n’attend pas une réponse formulée en : « pour moi, tu es… » Car alors, nous serions nous-mêmes la mesure de notre foi.
La foi n’est pas un menu à la carte, où chacun peut choisir en fonction de ses préférences. La foi vient de Dieu, est un don de Dieu et elle a Dieu pour objet. Non pas un Dieu façonné au gré des préférences individuelles — j’en prends et j’en laisse — ce qui est le propre de l’idolâtrie ou bien de l’hérésie, mais Dieu tel qu’il se révèle par sa Parole reçue dans l’Eglise.
A bien des égards, tout baptisé à qui on demanderait de dire ce qu’il croit, devrait tout simplement réciter le Credo! Car alors, la foi qu’on professe n’est pas une construction à soi, mais l’expression du don reçu dans l’Eglise par l’action de l’Esprit Saint.
Et cette expression objective de la foi de l’Eglise implique une adhésion personnelle, du plus profond de l’intelligence et du cœur de chacun, sans quoi elle est une foi morte.
Est-ce suffisant? L’expression correcte de la foi ne suffit pas! Car Pierre, qui vient de confesser sa foi : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant», subira un douloureux revers lorsqu’il prétendra éviter à Jésus le martyre de la Croix. Il ne suffit donc pas de savoir et même de croire que Jésus est le Christ, qu’il est le Fils de Dieu venu dans la chair. Il faut encore que toute notre vie se conforme à cet acte de foi.
Si nous sommes là ce matin, c’est pour nourrir notre foi et donc notre agir par l’Eucharistie, « source et sommet de toute vie chrétienne » ! (Cardinal de Lubac)
Et, si nous posons des actes de la foi, avec fidélité et persévérance, ces actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
Il y a un très beau lien entre la première lecture et l’Evangile que je trouve inspirant pour nous. Il y a un modèle sur lequel nous pouvons nous amarrer, sur lequel nous pouvons fonder et ainsi agir en cohérence.
Eliakim est ce serviteur fidèle et avisé qui convient à Ezéchias de Juda, ce roi exceptionnel. Eliakim est l’inverse de Shebna, cet ambitieux qui conseille mal, cherchant son propre profit.
A la question de Jésus, Pierre exprime la bonne réponse et qui est en même temps celle des apôtres. Dans les deux cas, le serviteur fidèle, l’homme habité par la foi devient ce ‘‘solide’’ sur qui le maître compte.
Permettez moi de redire les paroles du prophète et donc de Dieu concernant Eliakim :
« Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs: il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David: s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père ».
Ce serviteur peut accomplir cette mission vertigineuse parce que d’abord, ce serviteur est fidèle.
Et comment ne pas voir une annonce de ce serviteur dont le ministère ne cessera pas, car « il devait toujours y avoir un Pierre dans l’Eglise, pour confirmer ses frères dans la foi » (Bossuet).
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Pierre est heureux car pour Jésus, il n’y a de réellement heureux que celui à qui est « donné le royaume des cieux. » Dans la réponse de Jésus à la confession de Simon, il y a promesse… d’où l’intronisation du nom qui définit: Pierre !
« Les portes de l’Enfer ne l’emporteront pas » : il y a, et l’annonce de la victoire définitive contre le démon et ses complices ; et l’annonce de l’impuissance de la mort qui a raison de tout ici-bas. Face à l’Eglise du Christ, la mort n’aura pas le dernier mot parce que notre maître a fait l’Eglise immortelle!
« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » : ce royaume trouve son expression sociale dans l’Eglise visible et hiérarchique fondée sur Pierre qui en a les clés… Jésus l’a institué pour conduire et défendre tout le troupeau!
« Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». C’est une expression parallèle à celle des clés. Dans le ciel, Dieu ratifie les décisions que Pierre porte sur la terre au nom et par la vertu du Christ.
Si nous posons les actes de la foi, avec fidélité et persévérance, nous n’avons rien à craindre car nos actes parlent pour nous, ils témoignent de notre foi.
En ayant écouté la question de Jésus, mettons tout notre coeur à proclamer notre credo, à renouveler notre manière de le prier: posément, solennellement ;
En ayant écouté les promesses de Jésus à l’Eglise, apprenons à porter un regard de foi et donc d’obéissance au pape et à ceux à qui nous avons été confiés en vue de la pleine possession du royaume des cieux.
En ayant écouté ce que le serviteur fidèle peut accomplir par grâce du bon maître, choisissons un service charitable pour cette nouvelle année, ou pour vous les enfants: une bonne action aujourd’hui.
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