Année 2026-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Nous pouvons demander et nous devons demander »!

En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes.
______________________________________________
« Pour ceux qui t’aiment, Seigneur Dieu, tu as préparé des biens que l’œil ne peut voir: répands en nos cœurs la ferveur de ta charité, afin que t’aimant en toutes choses et par-dessus tout, nous obtenions de toi l’héritage promis qui surpasse tout désir» .
Dans la prière d’ouverture de ce dimanche, l’Eglise demande au Seigneur des biens que seule une personne aimante et fidèle ose demander.
Dieu, de toute éternité, a préparé des biens pour nous, qui dépasse l’entendement: le ciel! Pour recevoir cette perle inestimable, Jésus, de grâce, donne-nous d’aimer comme Toi, donne-nous la ferveur de Ta charité! Oui, vraiment, « nous pouvons demander et nous devons demander ».
L’extrait du livre du prophète Isaïe a pour contexte la période après le retour d’exil. Les fils d’Israël se retrouvent à cohabiter avec des gens installés dans toute cette région que l’on nommera plus tard Palestine. La tentation serait de les exclure car la doctrine de l’élection: un peuple, une terre marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Certains pouvaient donc avoir tendance à l’élitisme ou à l’exclusive, dans un souci de fidélité.
Des deux côtés, probablement, on est venu trouver le prophète et celui-ci donne de la part de Dieu une règle pratique. Elle ne dut pas être du goût de tous puisque Isaïe prend soin de faire précéder son texte de la mention « Parole du Seigneur ». L’ouverture à ces gens qui ont pris place dans toute la Palestine, est donc ce que recommande le prophète. Toutefois, les conditions de l’ouverture sont précises: garder les sabbats, pratiquer l’Alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Ce que l’on peut traduire en croire en Dieu, respecter les commandements.
Pensez donc, des non-juifs s’attachent à Dieu, vraiment et le prophète valide cette situation. L’ouverture est bien dans le projet de Dieu. Ce fut une étape importante dans l’histoire du peuple de Dieu, de la Révélation de Dieu, voilà pourquoi, l’Eglise notre mère nous donne cet extrait d’Isaïe. L’ouverture à toute personne droite, intègre, loyale est ce que Dieu veut, attend de nous.
Saint Eloi en est un exemple type! Son honnêteté a conduit le roi Clotaire II a en faire un conseiller de choix. Aucune fausseté dans son travail d’orfèvre, pas seulement bon usage de ses biens mais usage vertueux: par exemple, lorsqu’il fut en poste à Marseille, il rachète et libère des esclaves avec son salaire.
Le livre d’Isaïe nous parle enfin de cette maison de prière pour tous les peuples, où Dieu nous convoque, nous rassemble. Ça existe? Et où se trouve-t-elle? Et bien soyons heureux, Nous y sommes! L’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, c’est là la maison de prières
pour tous les peuples! L’homme, que Dieu a créé, a été fait pour louer, honorer et servir Dieu. Telle est la vocation de l’Eglise. C’est à cela que sert notre église paroissiale. Et ça, saint Eloi l’avez bien compris. Lorsqu’il était encore laïc en étant bien engagé dans le monde. Il préservait quotidiennement des temps pour la prière. Où peut-on bien se préparer à notre vocation? Dans l’oraison.
Louange, honneur et service de Dieu. Tel est le sens du psaume, qui prolonge le livre d’Isaïe. Ce psaume se chantait à la fin des cérémonies. Les prêtres lévites appelaient la bénédiction de Dieu sur le peuple et l’assemblée répondait : « que les peuples Dieu te rendent grâce, qu’ils te rendent grâce tous ensemble »!
La bénédiction, au fond, n’est-ce pas formuler des vœux de bonheur de la part de Dieu? Comme les vœux de bonheurs, effectivement, les bénédictions sont toujours des formules au subjonctif: « que Dieu vous bénisse, que Dieu vous garde » Adessias (que Dieu soit avec toi!) Cela me rappelle une petite histoire: une jeune femme malade était à l’hôpital. Le dimanche, quand le prêtre est venu lui porter la communion, il accomplit le rite comme il est prévu et, donc, à la fin il lui dit: « que Dieu vous bénisse » et elle, sans réfléchir et sans se contenir (mais à l’hôpital, on a des excuses!) a répondu en riant: «mais que voulez-vous qu’ll fasse d’autre? » Bienheureuse spontanéité! Cette jeune femme fit ce jour-là, une grande découverte. C’est vrai, Dieu ne sait que nous bénir, que nous aimer, que nous combler à chaque instant. Aucunement, ‘‘que Dieu vous bénisse’’ ne veut dire que Dieu pourrait ne pas nous bénir! Le souhait est de notre côté, si j’ose dire. C’est-à-dire que ce qui est souhaité, c’est que nous entrions dans cette bénédiction de Dieu sans cesse offerte.
Cette bénédiction offerte, c’est ce dont saint Paul nous parle. Tout avait été fait pour que les juifs puissent accueillir le Messie, Notre Seigneur Jésus-Christ; leur refus nous a ouvert l’accès à la miséricorde. Il n’y a pas de quoi crâner car la miséricorde veut les toucher aussi! Saint Paul leur dit et nous dit- que pour pouvoir accueillir le salut comme un don gratuit de Dieu, il faut commencer par reconnaître que nous n’y avons aucun droit. Le salut est un don de Dieu.
Et cette miséricorde qu’Isaïe, Paul, l’Eglise appellent de leurs vœux, comment bien la comprendre sinon avec le récit d’une rencontre de Jésus.
Parti pour un lieu de retraite spirituelle, hors de la juridiction et donc des risques d’Hérode, des pharisiens, Jésus est allé en Syrie, anciennement territoire phénicien. Une femme païenne aborde le maître. On a exactement renseigné cette femme sur la personne et les œuvres de Jésus puisqu’elle le salue du titre de « Seigneur » et « Fils de David », comme faisaient les juifs qui croyaient qu’Il était le Messie. L’incident eut lieu dans une maison où Jésus s’était retiré, pour passer inaperçu. Première raison du silence de Jésus. En disant «renvoie la », les apôtres demandent à Jésus d’exaucer la femme, mais ils le font surtout pour se débarrasser de cette importune.
Jésus saisit cette occasion pour déclarer que sa mission personnelle est limitée à l’évangélisation des juifs, à qui tout d’abord a été promis le royaume de Dieu; plus tard ses disciples porteront l’Evangile au monde entier. Telle est l’économie, le schéma qui sera respecté par les apôtres eux-mêmes jusqu’au jour où le peuple juif, à cause de son obstination dans l’infidélité, ne sera plus bénéficiaires de l’annonce du royaume. Celle-ci sera ouverte et privilégiée aux gentils, c’est-à-dire les non-juifs.
Jésus s’est-il refusé à annoncer le royaume aux non-juifs? A l’occasion, Notre Seigneur en a guéri plusieurs et en donnant à leur foi des éloges exceptionnels. C’est la foi qui permet des miracles. Demander avec foi fait des merveilles. « Nous pouvons demander et nous devons demander ».
La femme dont on ne sait pas le nom pour que nous puissions nous y identifier; ne se décourage pas, parce que sa prière, criée de loin, a été rebutée; voici qu’elle s’approche, se prosterne humblement et redit sa détresse avec confiance.
Cette fois Jésus, lui répond; mais il le fait en des termes qui aurait déconcerté une foi fragile, une foi moindre: « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Les «enfants » sont les juifs et « les chiens » les gentils. Notre Seigneur et les apôtres parlent le langage couramment usité parmi les juifs, sans y attacher autrement d’importance. Jésus adoucit ce que cette appellation a d’humiliant. Au lieu des chiens qui courent les rues et les faubourgs, il parle des petits chiens donc des animaux familiers, domestiques, nourris à l’intérieur de la maison. C’est grâce à cela que la femme ose sa répartie pleine d’à-propos, en réclamant les miettes du dessous de la table… Jésus attendait cette confiance. Voilà pourquoi il lui répond: « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux! ». Jésus exalte le rôle de la foi dans l’obtention des miracles. A l’heure même, la fille de la syro-phénicienne fut guérie.
« Nous pouvons demander et nous devons demander »(Benoît XVI). En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes. Que saint Eloi nous inspire, que saint Eloi intercède pour nous. Oh oui, que Dieu soit avec nous.
Publié le 18 août 2026
Année 2026-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Nous pouvons demander et nous devons demander »!

En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes.
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« Pour ceux qui t’aiment, Seigneur Dieu, tu as préparé des biens que l’œil ne peut voir: répands en nos cœurs la ferveur de ta charité, afin que t’aimant en toutes choses et par-dessus tout, nous obtenions de toi l’héritage promis qui surpasse tout désir» .
Dans la prière d’ouverture de ce dimanche, l’Eglise demande au Seigneur des biens que seule une personne aimante et fidèle ose demander.
Dieu, de toute éternité, a préparé des biens pour nous, qui dépasse l’entendement: le ciel! Pour recevoir cette perle inestimable, Jésus, de grâce, donne-nous d’aimer comme Toi, donne-nous la ferveur de Ta charité! Oui, vraiment, « nous pouvons demander et nous devons demander ».
L’extrait du livre du prophète Isaïe a pour contexte la période après le retour d’exil. Les fils d’Israël se retrouvent à cohabiter avec des gens installés dans toute cette région que l’on nommera plus tard Palestine. La tentation serait de les exclure car la doctrine de l’élection: un peuple, une terre marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Certains pouvaient donc avoir tendance à l’élitisme ou à l’exclusive, dans un souci de fidélité.
Des deux côtés, probablement, on est venu trouver le prophète et celui-ci donne de la part de Dieu une règle pratique. Elle ne dut pas être du goût de tous puisque Isaïe prend soin de faire précéder son texte de la mention « Parole du Seigneur ». L’ouverture à ces gens qui ont pris place dans toute la Palestine, est donc ce que recommande le prophète. Toutefois, les conditions de l’ouverture sont précises: garder les sabbats, pratiquer l’Alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Ce que l’on peut traduire en croire en Dieu, respecter les commandements.
Pensez donc, des non-juifs s’attachent à Dieu, vraiment et le prophète valide cette situation. L’ouverture est bien dans le projet de Dieu. Ce fut une étape importante dans l’histoire du peuple de Dieu, de la Révélation de Dieu, voilà pourquoi, l’Eglise notre mère nous donne cet extrait d’Isaïe. L’ouverture à toute personne droite, intègre, loyale est ce que Dieu veut, attend de nous.
Saint Eloi en est un exemple type! Son honnêteté a conduit le roi Clotaire II a en faire un conseiller de choix. Aucune fausseté dans son travail d’orfèvre, pas seulement bon usage de ses biens mais usage vertueux: par exemple, lorsqu’il fut en poste à Marseille, il rachète et libère des esclaves avec son salaire.
Le livre d’Isaïe nous parle enfin de cette maison de prière pour tous les peuples, où Dieu nous convoque, nous rassemble. Ça existe? Et où se trouve-t-elle? Et bien soyons heureux, Nous y sommes! L’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, c’est là la maison de prières
pour tous les peuples! L’homme, que Dieu a créé, a été fait pour louer, honorer et servir Dieu. Telle est la vocation de l’Eglise. C’est à cela que sert notre église paroissiale. Et ça, saint Eloi l’avez bien compris. Lorsqu’il était encore laïc en étant bien engagé dans le monde. Il préservait quotidiennement des temps pour la prière. Où peut-on bien se préparer à notre vocation? Dans l’oraison.
Louange, honneur et service de Dieu. Tel est le sens du psaume, qui prolonge le livre d’Isaïe. Ce psaume se chantait à la fin des cérémonies. Les prêtres lévites appelaient la bénédiction de Dieu sur le peuple et l’assemblée répondait : « que les peuples Dieu te rendent grâce, qu’ils te rendent grâce tous ensemble »!
La bénédiction, au fond, n’est-ce pas formuler des vœux de bonheur de la part de Dieu? Comme les vœux de bonheurs, effectivement, les bénédictions sont toujours des formules au subjonctif: « que Dieu vous bénisse, que Dieu vous garde » Adessias (que Dieu soit avec toi!) Cela me rappelle une petite histoire: une jeune femme malade était à l’hôpital. Le dimanche, quand le prêtre est venu lui porter la communion, il accomplit le rite comme il est prévu et, donc, à la fin il lui dit: « que Dieu vous bénisse » et elle, sans réfléchir et sans se contenir (mais à l’hôpital, on a des excuses!) a répondu en riant: «mais que voulez-vous qu’ll fasse d’autre? » Bienheureuse spontanéité! Cette jeune femme fit ce jour-là, une grande découverte. C’est vrai, Dieu ne sait que nous bénir, que nous aimer, que nous combler à chaque instant. Aucunement, ‘‘que Dieu vous bénisse’’ ne veut dire que Dieu pourrait ne pas nous bénir! Le souhait est de notre côté, si j’ose dire. C’est-à-dire que ce qui est souhaité, c’est que nous entrions dans cette bénédiction de Dieu sans cesse offerte.
Cette bénédiction offerte, c’est ce dont saint Paul nous parle. Tout avait été fait pour que les juifs puissent accueillir le Messie, Notre Seigneur Jésus-Christ; leur refus nous a ouvert l’accès à la miséricorde. Il n’y a pas de quoi crâner car la miséricorde veut les toucher aussi! Saint Paul leur dit et nous dit- que pour pouvoir accueillir le salut comme un don gratuit de Dieu, il faut commencer par reconnaître que nous n’y avons aucun droit. Le salut est un don de Dieu.
Et cette miséricorde qu’Isaïe, Paul, l’Eglise appellent de leurs vœux, comment bien la comprendre sinon avec le récit d’une rencontre de Jésus.
Parti pour un lieu de retraite spirituelle, hors de la juridiction et donc des risques d’Hérode, des pharisiens, Jésus est allé en Syrie, anciennement territoire phénicien. Une femme païenne aborde le maître. On a exactement renseigné cette femme sur la personne et les œuvres de Jésus puisqu’elle le salue du titre de « Seigneur » et « Fils de David », comme faisaient les juifs qui croyaient qu’Il était le Messie. L’incident eut lieu dans une maison où Jésus s’était retiré, pour passer inaperçu. Première raison du silence de Jésus. En disant «renvoie la », les apôtres demandent à Jésus d’exaucer la femme, mais ils le font surtout pour se débarrasser de cette importune.
Jésus saisit cette occasion pour déclarer que sa mission personnelle est limitée à l’évangélisation des juifs, à qui tout d’abord a été promis le royaume de Dieu; plus tard ses disciples porteront l’Evangile au monde entier. Telle est l’économie, le schéma qui sera respecté par les apôtres eux-mêmes jusqu’au jour où le peuple juif, à cause de son obstination dans l’infidélité, ne sera plus bénéficiaires de l’annonce du royaume. Celle-ci sera ouverte et privilégiée aux gentils, c’est-à-dire les non-juifs.
Jésus s’est-il refusé à annoncer le royaume aux non-juifs? A l’occasion, Notre Seigneur en a guéri plusieurs et en donnant à leur foi des éloges exceptionnels. C’est la foi qui permet des miracles. Demander avec foi fait des merveilles. « Nous pouvons demander et nous devons demander ».
La femme dont on ne sait pas le nom pour que nous puissions nous y identifier; ne se décourage pas, parce que sa prière, criée de loin, a été rebutée; voici qu’elle s’approche, se prosterne humblement et redit sa détresse avec confiance.
Cette fois Jésus, lui répond; mais il le fait en des termes qui aurait déconcerté une foi fragile, une foi moindre: « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Les «enfants » sont les juifs et « les chiens » les gentils. Notre Seigneur et les apôtres parlent le langage couramment usité parmi les juifs, sans y attacher autrement d’importance. Jésus adoucit ce que cette appellation a d’humiliant. Au lieu des chiens qui courent les rues et les faubourgs, il parle des petits chiens donc des animaux familiers, domestiques, nourris à l’intérieur de la maison. C’est grâce à cela que la femme ose sa répartie pleine d’à-propos, en réclamant les miettes du dessous de la table… Jésus attendait cette confiance. Voilà pourquoi il lui répond: « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux! ». Jésus exalte le rôle de la foi dans l’obtention des miracles. A l’heure même, la fille de la syro-phénicienne fut guérie.
« Nous pouvons demander et nous devons demander »(Benoît XVI). En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes. Que saint Eloi nous inspire, que saint Eloi intercède pour nous. Oh oui, que Dieu soit avec nous.
Publié le 18 août 2026
Année 2026-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JMS).
« Nous pouvons demander et nous devons demander »!

En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes.
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« Pour ceux qui t’aiment, Seigneur Dieu, tu as préparé des biens que l’œil ne peut voir: répands en nos cœurs la ferveur de ta charité, afin que t’aimant en toutes choses et par-dessus tout, nous obtenions de toi l’héritage promis qui surpasse tout désir» .
Dans la prière d’ouverture de ce dimanche, l’Eglise demande au Seigneur des biens que seule une personne aimante et fidèle ose demander.
Dieu, de toute éternité, a préparé des biens pour nous, qui dépasse l’entendement: le ciel! Pour recevoir cette perle inestimable, Jésus, de grâce, donne-nous d’aimer comme Toi, donne-nous la ferveur de Ta charité! Oui, vraiment, « nous pouvons demander et nous devons demander ».
L’extrait du livre du prophète Isaïe a pour contexte la période après le retour d’exil. Les fils d’Israël se retrouvent à cohabiter avec des gens installés dans toute cette région que l’on nommera plus tard Palestine. La tentation serait de les exclure car la doctrine de l’élection: un peuple, une terre marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Certains pouvaient donc avoir tendance à l’élitisme ou à l’exclusive, dans un souci de fidélité.
Des deux côtés, probablement, on est venu trouver le prophète et celui-ci donne de la part de Dieu une règle pratique. Elle ne dut pas être du goût de tous puisque Isaïe prend soin de faire précéder son texte de la mention « Parole du Seigneur ». L’ouverture à ces gens qui ont pris place dans toute la Palestine, est donc ce que recommande le prophète. Toutefois, les conditions de l’ouverture sont précises: garder les sabbats, pratiquer l’Alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Ce que l’on peut traduire en croire en Dieu, respecter les commandements.
Pensez donc, des non-juifs s’attachent à Dieu, vraiment et le prophète valide cette situation. L’ouverture est bien dans le projet de Dieu. Ce fut une étape importante dans l’histoire du peuple de Dieu, de la Révélation de Dieu, voilà pourquoi, l’Eglise notre mère nous donne cet extrait d’Isaïe. L’ouverture à toute personne droite, intègre, loyale est ce que Dieu veut, attend de nous.
Saint Eloi en est un exemple type! Son honnêteté a conduit le roi Clotaire II a en faire un conseiller de choix. Aucune fausseté dans son travail d’orfèvre, pas seulement bon usage de ses biens mais usage vertueux: par exemple, lorsqu’il fut en poste à Marseille, il rachète et libère des esclaves avec son salaire.
Le livre d’Isaïe nous parle enfin de cette maison de prière pour tous les peuples, où Dieu nous convoque, nous rassemble. Ça existe? Et où se trouve-t-elle? Et bien soyons heureux, Nous y sommes! L’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, c’est là la maison de prières
pour tous les peuples! L’homme, que Dieu a créé, a été fait pour louer, honorer et servir Dieu. Telle est la vocation de l’Eglise. C’est à cela que sert notre église paroissiale. Et ça, saint Eloi l’avez bien compris. Lorsqu’il était encore laïc en étant bien engagé dans le monde. Il préservait quotidiennement des temps pour la prière. Où peut-on bien se préparer à notre vocation? Dans l’oraison.
Louange, honneur et service de Dieu. Tel est le sens du psaume, qui prolonge le livre d’Isaïe. Ce psaume se chantait à la fin des cérémonies. Les prêtres lévites appelaient la bénédiction de Dieu sur le peuple et l’assemblée répondait : « que les peuples Dieu te rendent grâce, qu’ils te rendent grâce tous ensemble »!
La bénédiction, au fond, n’est-ce pas formuler des vœux de bonheur de la part de Dieu? Comme les vœux de bonheurs, effectivement, les bénédictions sont toujours des formules au subjonctif: « que Dieu vous bénisse, que Dieu vous garde » Adessias (que Dieu soit avec toi!) Cela me rappelle une petite histoire: une jeune femme malade était à l’hôpital. Le dimanche, quand le prêtre est venu lui porter la communion, il accomplit le rite comme il est prévu et, donc, à la fin il lui dit: « que Dieu vous bénisse » et elle, sans réfléchir et sans se contenir (mais à l’hôpital, on a des excuses!) a répondu en riant: «mais que voulez-vous qu’ll fasse d’autre? » Bienheureuse spontanéité! Cette jeune femme fit ce jour-là, une grande découverte. C’est vrai, Dieu ne sait que nous bénir, que nous aimer, que nous combler à chaque instant. Aucunement, ‘‘que Dieu vous bénisse’’ ne veut dire que Dieu pourrait ne pas nous bénir! Le souhait est de notre côté, si j’ose dire. C’est-à-dire que ce qui est souhaité, c’est que nous entrions dans cette bénédiction de Dieu sans cesse offerte.
Cette bénédiction offerte, c’est ce dont saint Paul nous parle. Tout avait été fait pour que les juifs puissent accueillir le Messie, Notre Seigneur Jésus-Christ; leur refus nous a ouvert l’accès à la miséricorde. Il n’y a pas de quoi crâner car la miséricorde veut les toucher aussi! Saint Paul leur dit et nous dit- que pour pouvoir accueillir le salut comme un don gratuit de Dieu, il faut commencer par reconnaître que nous n’y avons aucun droit. Le salut est un don de Dieu.
Et cette miséricorde qu’Isaïe, Paul, l’Eglise appellent de leurs vœux, comment bien la comprendre sinon avec le récit d’une rencontre de Jésus.
Parti pour un lieu de retraite spirituelle, hors de la juridiction et donc des risques d’Hérode, des pharisiens, Jésus est allé en Syrie, anciennement territoire phénicien. Une femme païenne aborde le maître. On a exactement renseigné cette femme sur la personne et les œuvres de Jésus puisqu’elle le salue du titre de « Seigneur » et « Fils de David », comme faisaient les juifs qui croyaient qu’Il était le Messie. L’incident eut lieu dans une maison où Jésus s’était retiré, pour passer inaperçu. Première raison du silence de Jésus. En disant «renvoie la », les apôtres demandent à Jésus d’exaucer la femme, mais ils le font surtout pour se débarrasser de cette importune.
Jésus saisit cette occasion pour déclarer que sa mission personnelle est limitée à l’évangélisation des juifs, à qui tout d’abord a été promis le royaume de Dieu; plus tard ses disciples porteront l’Evangile au monde entier. Telle est l’économie, le schéma qui sera respecté par les apôtres eux-mêmes jusqu’au jour où le peuple juif, à cause de son obstination dans l’infidélité, ne sera plus bénéficiaires de l’annonce du royaume. Celle-ci sera ouverte et privilégiée aux gentils, c’est-à-dire les non-juifs.
Jésus s’est-il refusé à annoncer le royaume aux non-juifs? A l’occasion, Notre Seigneur en a guéri plusieurs et en donnant à leur foi des éloges exceptionnels. C’est la foi qui permet des miracles. Demander avec foi fait des merveilles. « Nous pouvons demander et nous devons demander ».
La femme dont on ne sait pas le nom pour que nous puissions nous y identifier; ne se décourage pas, parce que sa prière, criée de loin, a été rebutée; voici qu’elle s’approche, se prosterne humblement et redit sa détresse avec confiance.
Cette fois Jésus, lui répond; mais il le fait en des termes qui aurait déconcerté une foi fragile, une foi moindre: « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Les «enfants » sont les juifs et « les chiens » les gentils. Notre Seigneur et les apôtres parlent le langage couramment usité parmi les juifs, sans y attacher autrement d’importance. Jésus adoucit ce que cette appellation a d’humiliant. Au lieu des chiens qui courent les rues et les faubourgs, il parle des petits chiens donc des animaux familiers, domestiques, nourris à l’intérieur de la maison. C’est grâce à cela que la femme ose sa répartie pleine d’à-propos, en réclamant les miettes du dessous de la table… Jésus attendait cette confiance. Voilà pourquoi il lui répond: « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux! ». Jésus exalte le rôle de la foi dans l’obtention des miracles. A l’heure même, la fille de la syro-phénicienne fut guérie.
« Nous pouvons demander et nous devons demander »(Benoît XVI). En ce dimanche, toute la liturgie nous invite à avoir cette audace: demander ce dont nous avons besoin. Demander ce qui nous permettra de préparer le bien le plus précieux, le bien que doit préparer le bien commun, le bien des personnes. Que saint Eloi nous inspire, que saint Eloi intercède pour nous. Oh oui, que Dieu soit avec nous.
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Publié le 18 août 2026