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2026-Homélie pour le 7ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

elie et la veuve de sarepta 3

Prophètes et faux prophètes. 

 

Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile.

______________________________________________________

Deux petites paraboles dans l’Evangile, brebis et loups, arbres et fruits. Deux petites paraboles où Jésus nous parle des prophètes.
Les paroles de Jésus, rapportées par saint Matthieu se comprennent d’autant mieux si nous gardons à l’esprit combien l’histoire sainte est pétrie par une culture prophétique.

Aux premiers temps de l’Eglise, il y avait des prophètes. Saint Luc nous dit qu’il y avait des prophètes à Antioche. Dans les Actes des Apôtres, on lit que Barnabé et Paul « rencontrèrent un mage, un faux prophète, c’était un juif du nom de Barjésus ». Saint Jean, dans sa première lettre, écrit que beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde (1 Jean 4,1). Il fallait apprendre à distinguer entre les bons et les mauvais prophètes.
La parabole de l’arbre et de ses fruits nous introduit sur le chemin de la vigilance, du discernement pour opérer un véritable dévoilement, une mise en lumière de l’œuvre de Dieu pour nous aussi, dans nos vies, et pour poser un regard avisé sur l’histoire de notre humanité.
Dans l’Ancienne Alliance, la prophétie était très présente. Au livre des lamentations, la mise en garde du prophète Jérémie est décapante! « Tes prophètes ont eu pour toi des visions d’illusion et de clinquant. Ils n’ont pas révélé ta faute pour changer ton sort. Ils t’ont servi des oracles d’illusion et de séduction » (Lm 2,14).
Entretenir l’illusion, faire jouer les cymbales du clinquant « tape-à-l’oeil », user de la séduction affective et spirituelle: telles sont les armes des « faux prophètes ».
L’Evangile requiert de notre part un véritable réalisme spirituel: que notre oui soit oui et que notre non soit non. C’est demander la grâce de traverser l’illusion, le faux semblant, la force de laisser la Parole de la Croix conduire nos choix et nos actions.
Le prophète porteur de l’Esprit consent à la lumière: il laisse la parole de Dieu passer en lui comme un jugement qui sépare, en son propre cœur et dans l’histoire, l’œuvre des ténèbres et celle de la lumière. Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile, chemin d’exigence et de consolation, chemin de conversion et de libération. « Je te rappelle de raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que tu as reçu l’Esprit … » (2 Tm 1,6) dit saint Paul à Timothée. Magnifique!

Les consignes de Jésus sont toujours valables aujourd’hui. Il y a toujours des gens qui se déclarent prophètes, qui se disent porteurs d’un message libérateur, inspirés par des signes du temps présent.
Jésus vient de nous dire : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces ». Ces prophètes déguisés en brebis sont les plus dangereux parce qu’ils se présentent comme des membres de la communauté alors qu’ils sèment la division, la discorde, la jalousie, la mésentente. Les bons prophètes au début de l’Eglise prévoyaient rarement l’avenir. Calmement, sagement, ils parlaient au nom de Dieu. Ils s’attachaient à lire les événements à la lumière de la parole de Dieu et de son dessein. Ils interprétaient la volonté de Dieu dans des circonstances concrètes.

Comment peut-on distinguer entre les bons et les faux prophètes ? C’était la question au début de l’Église. Jésus nous donne un critère infaillible pour les identifier : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». La vérité des paroles finit toujours par se révéler dans les actions et les gestes posés. Saint Paul, par exemple, dans la première lettre aux Corinthiens disait : « celui qui prophétise parle pour les hommes : il est constructif, il réconforte, il encourage. » (1 Cor 14,3)
Les consignes de Jésus sont toujours valables et elles nous concernent de près. Quand nous avons été baptisés, le prêtre a déclaré solennellement sur nous : « Désormais, tu es prêtre, prophète et roi. » Il nous est bon d’oser nous questionner en prenant appui sur l’Evangile !
Quelle sorte de prophète sommes-nous ? Sommes-nous de bons ou de mauvais prophètes ? Que produisent mes paroles ? mes actions ?
Saint Benoît disait dans sa règle « Ne préférer absolument rien au Christ. C’est par la patience que nous participerons à ses promesses. » (Règle de saint Benoît, chapitres 4 et 72)
Cela prolonge la parole de Jésus qui nous appelle à porter du fruit vrai, non pour nous-mêmes, mais par attachement au Christ, notre unique fondement. D’ailleurs, n’est-ce pas cela « le don patient de Dieu » dont nous parle aussi saint Paul dans l’épître au Romains que nous avons reçus aujourd’hui ?
Saint Benoît enseignait aux moines que la fidélité dans les petites choses, la patience dans les épreuves, et la pureté d’intention sont les fruits concrets d’une foi enracinée dans l’alliance avec la Sagesse éternelle !

Ainsi, pour nous, il ne suffit pas d’avoir l’apparence du bien. Il faut que notre cœur et nos actes produisent les fruits de l’Esprit. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Produisons  nous les fruits attendus? Saint Paul nous parle abondamment des fruits que le bon arbre produit, que le bon prophète produit :
Dans l’épître aux Corinthiens, c’est vivre dans l’amour fraternel (1 Co 13) sans restriction.
Dans l’épître aux Galates, c’est goûter les fruits de l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi (Ga 5, 22-23a).
Dans l’épître aux Ephésiens, c’est bâtir le Corps du Christ dans l’unité (Éphésiens 4, 1-16). Une unité dont l’ordre repose et est défini par le Christ.
Ce qui est au-dessus de tout ça, c’est de savoir reconnaître au milieu des bons et des mauvais prophètes, le Christ Jésus qui est notre Sauveur et notre Dieu, celui que nous venons rencontrer dans cette Eucharistie.

Publié le 12 juillet 2026

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2026-Homélie pour le 7ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

Prophètes et faux prophètes. 

 

Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile.

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Deux petites paraboles dans l’Evangile, brebis et loups, arbres et fruits. Deux petites paraboles où Jésus nous parle des prophètes.
Les paroles de Jésus, rapportées par saint Matthieu se comprennent d’autant mieux si nous gardons à l’esprit combien l’histoire sainte est pétrie par une culture prophétique.

Aux premiers temps de l’Eglise, il y avait des prophètes. Saint Luc nous dit qu’il y avait des prophètes à Antioche. Dans les Actes des Apôtres, on lit que Barnabé et Paul « rencontrèrent un mage, un faux prophète, c’était un juif du nom de Barjésus ». Saint Jean, dans sa première lettre, écrit que beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde (1 Jean 4,1). Il fallait apprendre à distinguer entre les bons et les mauvais prophètes.
La parabole de l’arbre et de ses fruits nous introduit sur le chemin de la vigilance, du discernement pour opérer un véritable dévoilement, une mise en lumière de l’œuvre de Dieu pour nous aussi, dans nos vies, et pour poser un regard avisé sur l’histoire de notre humanité.
Dans l’Ancienne Alliance, la prophétie était très présente. Au livre des lamentations, la mise en garde du prophète Jérémie est décapante! « Tes prophètes ont eu pour toi des visions d’illusion et de clinquant. Ils n’ont pas révélé ta faute pour changer ton sort. Ils t’ont servi des oracles d’illusion et de séduction » (Lm 2,14).
Entretenir l’illusion, faire jouer les cymbales du clinquant « tape-à-l’oeil », user de la séduction affective et spirituelle: telles sont les armes des « faux prophètes ».
L’Evangile requiert de notre part un véritable réalisme spirituel: que notre oui soit oui et que notre non soit non. C’est demander la grâce de traverser l’illusion, le faux semblant, la force de laisser la Parole de la Croix conduire nos choix et nos actions.
Le prophète porteur de l’Esprit consent à la lumière: il laisse la parole de Dieu passer en lui comme un jugement qui sépare, en son propre cœur et dans l’histoire, l’œuvre des ténèbres et celle de la lumière. Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile, chemin d’exigence et de consolation, chemin de conversion et de libération. « Je te rappelle de raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que tu as reçu l’Esprit … » (2 Tm 1,6) dit saint Paul à Timothée. Magnifique!

Les consignes de Jésus sont toujours valables aujourd’hui. Il y a toujours des gens qui se déclarent prophètes, qui se disent porteurs d’un message libérateur, inspirés par des signes du temps présent.
Jésus vient de nous dire : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces ». Ces prophètes déguisés en brebis sont les plus dangereux parce qu’ils se présentent comme des membres de la communauté alors qu’ils sèment la division, la discorde, la jalousie, la mésentente. Les bons prophètes au début de l’Eglise prévoyaient rarement l’avenir. Calmement, sagement, ils parlaient au nom de Dieu. Ils s’attachaient à lire les événements à la lumière de la parole de Dieu et de son dessein. Ils interprétaient la volonté de Dieu dans des circonstances concrètes.

Comment peut-on distinguer entre les bons et les faux prophètes ? C’était la question au début de l’Église. Jésus nous donne un critère infaillible pour les identifier : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». La vérité des paroles finit toujours par se révéler dans les actions et les gestes posés. Saint Paul, par exemple, dans la première lettre aux Corinthiens disait : « celui qui prophétise parle pour les hommes : il est constructif, il réconforte, il encourage. » (1 Cor 14,3)
Les consignes de Jésus sont toujours valables et elles nous concernent de près. Quand nous avons été baptisés, le prêtre a déclaré solennellement sur nous : « Désormais, tu es prêtre, prophète et roi. » Il nous est bon d’oser nous questionner en prenant appui sur l’Evangile !
Quelle sorte de prophète sommes-nous ? Sommes-nous de bons ou de mauvais prophètes ? Que produisent mes paroles ? mes actions ?
Saint Benoît disait dans sa règle « Ne préférer absolument rien au Christ. C’est par la patience que nous participerons à ses promesses. » (Règle de saint Benoît, chapitres 4 et 72)
Cela prolonge la parole de Jésus qui nous appelle à porter du fruit vrai, non pour nous-mêmes, mais par attachement au Christ, notre unique fondement. D’ailleurs, n’est-ce pas cela « le don patient de Dieu » dont nous parle aussi saint Paul dans l’épître au Romains que nous avons reçus aujourd’hui ?
Saint Benoît enseignait aux moines que la fidélité dans les petites choses, la patience dans les épreuves, et la pureté d’intention sont les fruits concrets d’une foi enracinée dans l’alliance avec la Sagesse éternelle !

Ainsi, pour nous, il ne suffit pas d’avoir l’apparence du bien. Il faut que notre cœur et nos actes produisent les fruits de l’Esprit. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Produisons  nous les fruits attendus? Saint Paul nous parle abondamment des fruits que le bon arbre produit, que le bon prophète produit :
Dans l’épître aux Corinthiens, c’est vivre dans l’amour fraternel (1 Co 13) sans restriction.
Dans l’épître aux Galates, c’est goûter les fruits de l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi (Ga 5, 22-23a).
Dans l’épître aux Ephésiens, c’est bâtir le Corps du Christ dans l’unité (Éphésiens 4, 1-16). Une unité dont l’ordre repose et est défini par le Christ.
Ce qui est au-dessus de tout ça, c’est de savoir reconnaître au milieu des bons et des mauvais prophètes, le Christ Jésus qui est notre Sauveur et notre Dieu, celui que nous venons rencontrer dans cette Eucharistie.

Publié le 12 juillet 2026

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2026-Homélie pour le 7ème dimanche après la Pentecôte (JMS).

elie et la veuve de sarepta 3

Prophètes et faux prophètes. 

 

Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile.

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Deux petites paraboles dans l’Evangile, brebis et loups, arbres et fruits. Deux petites paraboles où Jésus nous parle des prophètes.
Les paroles de Jésus, rapportées par saint Matthieu se comprennent d’autant mieux si nous gardons à l’esprit combien l’histoire sainte est pétrie par une culture prophétique.

Aux premiers temps de l’Eglise, il y avait des prophètes. Saint Luc nous dit qu’il y avait des prophètes à Antioche. Dans les Actes des Apôtres, on lit que Barnabé et Paul « rencontrèrent un mage, un faux prophète, c’était un juif du nom de Barjésus ». Saint Jean, dans sa première lettre, écrit que beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde (1 Jean 4,1). Il fallait apprendre à distinguer entre les bons et les mauvais prophètes.
La parabole de l’arbre et de ses fruits nous introduit sur le chemin de la vigilance, du discernement pour opérer un véritable dévoilement, une mise en lumière de l’œuvre de Dieu pour nous aussi, dans nos vies, et pour poser un regard avisé sur l’histoire de notre humanité.
Dans l’Ancienne Alliance, la prophétie était très présente. Au livre des lamentations, la mise en garde du prophète Jérémie est décapante! « Tes prophètes ont eu pour toi des visions d’illusion et de clinquant. Ils n’ont pas révélé ta faute pour changer ton sort. Ils t’ont servi des oracles d’illusion et de séduction » (Lm 2,14).
Entretenir l’illusion, faire jouer les cymbales du clinquant « tape-à-l’oeil », user de la séduction affective et spirituelle: telles sont les armes des « faux prophètes ».
L’Evangile requiert de notre part un véritable réalisme spirituel: que notre oui soit oui et que notre non soit non. C’est demander la grâce de traverser l’illusion, le faux semblant, la force de laisser la Parole de la Croix conduire nos choix et nos actions.
Le prophète porteur de l’Esprit consent à la lumière: il laisse la parole de Dieu passer en lui comme un jugement qui sépare, en son propre cœur et dans l’histoire, l’œuvre des ténèbres et celle de la lumière. Le prophète révèle : dans le même mouvement, il dénonce et il annonce, il confronte et réconforte, il ouvre ainsi le chemin de la nouveauté de l’Evangile, chemin d’exigence et de consolation, chemin de conversion et de libération. « Je te rappelle de raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que tu as reçu l’Esprit … » (2 Tm 1,6) dit saint Paul à Timothée. Magnifique!

Les consignes de Jésus sont toujours valables aujourd’hui. Il y a toujours des gens qui se déclarent prophètes, qui se disent porteurs d’un message libérateur, inspirés par des signes du temps présent.
Jésus vient de nous dire : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces ». Ces prophètes déguisés en brebis sont les plus dangereux parce qu’ils se présentent comme des membres de la communauté alors qu’ils sèment la division, la discorde, la jalousie, la mésentente. Les bons prophètes au début de l’Eglise prévoyaient rarement l’avenir. Calmement, sagement, ils parlaient au nom de Dieu. Ils s’attachaient à lire les événements à la lumière de la parole de Dieu et de son dessein. Ils interprétaient la volonté de Dieu dans des circonstances concrètes.

Comment peut-on distinguer entre les bons et les faux prophètes ? C’était la question au début de l’Église. Jésus nous donne un critère infaillible pour les identifier : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». La vérité des paroles finit toujours par se révéler dans les actions et les gestes posés. Saint Paul, par exemple, dans la première lettre aux Corinthiens disait : « celui qui prophétise parle pour les hommes : il est constructif, il réconforte, il encourage. » (1 Cor 14,3)
Les consignes de Jésus sont toujours valables et elles nous concernent de près. Quand nous avons été baptisés, le prêtre a déclaré solennellement sur nous : « Désormais, tu es prêtre, prophète et roi. » Il nous est bon d’oser nous questionner en prenant appui sur l’Evangile !
Quelle sorte de prophète sommes-nous ? Sommes-nous de bons ou de mauvais prophètes ? Que produisent mes paroles ? mes actions ?
Saint Benoît disait dans sa règle « Ne préférer absolument rien au Christ. C’est par la patience que nous participerons à ses promesses. » (Règle de saint Benoît, chapitres 4 et 72)
Cela prolonge la parole de Jésus qui nous appelle à porter du fruit vrai, non pour nous-mêmes, mais par attachement au Christ, notre unique fondement. D’ailleurs, n’est-ce pas cela « le don patient de Dieu » dont nous parle aussi saint Paul dans l’épître au Romains que nous avons reçus aujourd’hui ?
Saint Benoît enseignait aux moines que la fidélité dans les petites choses, la patience dans les épreuves, et la pureté d’intention sont les fruits concrets d’une foi enracinée dans l’alliance avec la Sagesse éternelle !

Ainsi, pour nous, il ne suffit pas d’avoir l’apparence du bien. Il faut que notre cœur et nos actes produisent les fruits de l’Esprit. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Produisons  nous les fruits attendus? Saint Paul nous parle abondamment des fruits que le bon arbre produit, que le bon prophète produit :
Dans l’épître aux Corinthiens, c’est vivre dans l’amour fraternel (1 Co 13) sans restriction.
Dans l’épître aux Galates, c’est goûter les fruits de l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi (Ga 5, 22-23a).
Dans l’épître aux Ephésiens, c’est bâtir le Corps du Christ dans l’unité (Éphésiens 4, 1-16). Une unité dont l’ordre repose et est défini par le Christ.
Ce qui est au-dessus de tout ça, c’est de savoir reconnaître au milieu des bons et des mauvais prophètes, le Christ Jésus qui est notre Sauveur et notre Dieu, celui que nous venons rencontrer dans cette Eucharistie.

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Publié le 12 juillet 2026