Année 2026-Homélie pour le Jeudi Saint (JMS).
La Sainte Cène.

Un amour qui s’abaisse. Tel est le Verbe de Dieu qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
___________________________________________
Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, par la mort et la Résurrection, après avoir aimé les siens, (ses disciples représentant tous les futurs fidèles) qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin de sa vie et aussi jusqu’au bout de ses moyens.
A cette heure suprême, Jésus donne une marque extraordinaire de son amour. La fin, le jusqu’au bout, s’entend tout à la fois de la continuité et de la perfection du dévouement du Christ pour ses disciples. Ici l’humilité de cœur qualifie à la perfection Jésus. Ce qui vient du cœur, peut toucher d’autres cœurs.

Jésus doit se hâter, car le drame de sa mort approche. Le traître Judas, celui qui depuis un an, médite de le trahir, s’est entendu hier avec les grands prêtres. Le prix du marché est conclu… Il n’y a plus que l’occasion favorable à attendre…
Saint Jean nous fait remarquer en passant que l’auteur premier d’un crime si horrible est Satan, l’adversaire implacable du Christ et des hommes. Satan est celui qui n’aime pas. Il a mis dans le cœur de Judas, au plus profond de son âme (esprit et volonté) le dessein de trahir. On met le dessein dans le cœur d’un être raisonnable, en lui suggérant motifs, impulsions jusqu’à ce qu’il accepte de l’accomplir. Satan étant un être surhumain peut commencer alors l’obsession et même la possession.
A cette heure décisive, Jésus, avec pleine conscience qu’il est Dieu, se lève de table, enlève le manteau, ceint un linge à la taille comme un serviteur met un tablier. Il lave les pieds de ses disciples et les essuient avec le linge qu’il a à la taille.
Stupeur silencieuse des apôtres, transformation du maître en serviteur puis la lente progression (sur les genoux sans doute) des pieds de Judas à ceux de Jean, en passant par Pierre.
Tel est le Verbe de Dieu « qui s’est anéanti » (Phil 2, 7) en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
S’il est permis de supposer avec saint Jean Chrysostome, que Jésus a commencé par son plus proche voisin, s’est aux pieds de Judas qu’il s’est d’abord agenouillé. Tout se passe en silence, mais avec quels sentiments intérieurs, dans cette dernière lutte entre la tendresse et la dureté de cœur ?
Pierre l’excessif se rebiffera; mais pour avoir part avec Jésus, il faut être gracié par Jésus. Celui qui refuse d’être servi par Jésus l’ami véritable, comment l’amitié demeurera en lui?
Jésus veut d’abord que je le reçoive; puis je donnerai, j’aimerai, je servirai, en réponse d’amour. Celui qui veut donner de l’amour, dit Benoit XVI, doit d’abord le recevoir comme un don. (Deus Caritas est n°7) Et le style de cet amour? L’humilité. Sainte Thérèse de Lisieux l’appelle: « l’amour qui s’abaisse ».
Pierre, dit Saint Augustin, dans le trouble où le jette à la fois l’amour et la crainte, redoute plus de perdre Jésus-Christ que de le voir s’humilier à lui laver les pieds. Or l’humilité chrétienne est l’imitation de Jésus.
Le principe est ici que « le disciple n’est pas au-dessus du maître ». Les disciples devront se laver les pieds les uns les autres: se prévenir mutuellement par des actes d’humilité et de dévouement.
A nous frères et sœurs, si nous ne repartons pas avec l’intention de nous laver les pieds, nous ne sommes pas dans l’attitude de la mission telle que la veut Notre Seigneur Jésus-Christ.
« Si tu aimes ton prochain, dit Jésus à Sainte Maryam de Jésus crucifié, c’est à ce point que je sais que tu m’aimes. Si tu n’aimes pas ton prochain, c’est à ce point que je sais que tu ne m’aimes pas ». Et le style de cet amour est l’humilité du Christ.
L’Evangile de ce jour met en pleine lumière le service humble de Jésus? L’Eucharistie, que notre Maître institue dans la foulée, est de la même veine. C’est le même sang qui coule pour le lavement des pieds, pour l’Eucharistie, tout à l’heure à Gethsémani et dans toute la Passion.
« Un amour qui s’abaisse ».
Publié le 03 avril 2026
Année 2026-Homélie pour le Jeudi Saint (JMS).
La Sainte Cène.

Un amour qui s’abaisse. Tel est le Verbe de Dieu qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
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Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, par la mort et la Résurrection, après avoir aimé les siens, (ses disciples représentant tous les futurs fidèles) qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin de sa vie et aussi jusqu’au bout de ses moyens.
A cette heure suprême, Jésus donne une marque extraordinaire de son amour. La fin, le jusqu’au bout, s’entend tout à la fois de la continuité et de la perfection du dévouement du Christ pour ses disciples. Ici l’humilité de cœur qualifie à la perfection Jésus. Ce qui vient du cœur, peut toucher d’autres cœurs.

Jésus doit se hâter, car le drame de sa mort approche. Le traître Judas, celui qui depuis un an, médite de le trahir, s’est entendu hier avec les grands prêtres. Le prix du marché est conclu… Il n’y a plus que l’occasion favorable à attendre…
Saint Jean nous fait remarquer en passant que l’auteur premier d’un crime si horrible est Satan, l’adversaire implacable du Christ et des hommes. Satan est celui qui n’aime pas. Il a mis dans le cœur de Judas, au plus profond de son âme (esprit et volonté) le dessein de trahir. On met le dessein dans le cœur d’un être raisonnable, en lui suggérant motifs, impulsions jusqu’à ce qu’il accepte de l’accomplir. Satan étant un être surhumain peut commencer alors l’obsession et même la possession.
A cette heure décisive, Jésus, avec pleine conscience qu’il est Dieu, se lève de table, enlève le manteau, ceint un linge à la taille comme un serviteur met un tablier. Il lave les pieds de ses disciples et les essuient avec le linge qu’il a à la taille.
Stupeur silencieuse des apôtres, transformation du maître en serviteur puis la lente progression (sur les genoux sans doute) des pieds de Judas à ceux de Jean, en passant par Pierre.
Tel est le Verbe de Dieu « qui s’est anéanti » (Phil 2, 7) en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
S’il est permis de supposer avec saint Jean Chrysostome, que Jésus a commencé par son plus proche voisin, s’est aux pieds de Judas qu’il s’est d’abord agenouillé. Tout se passe en silence, mais avec quels sentiments intérieurs, dans cette dernière lutte entre la tendresse et la dureté de cœur ?
Pierre l’excessif se rebiffera; mais pour avoir part avec Jésus, il faut être gracié par Jésus. Celui qui refuse d’être servi par Jésus l’ami véritable, comment l’amitié demeurera en lui?
Jésus veut d’abord que je le reçoive; puis je donnerai, j’aimerai, je servirai, en réponse d’amour. Celui qui veut donner de l’amour, dit Benoit XVI, doit d’abord le recevoir comme un don. (Deus Caritas est n°7) Et le style de cet amour? L’humilité. Sainte Thérèse de Lisieux l’appelle: « l’amour qui s’abaisse ».
Pierre, dit Saint Augustin, dans le trouble où le jette à la fois l’amour et la crainte, redoute plus de perdre Jésus-Christ que de le voir s’humilier à lui laver les pieds. Or l’humilité chrétienne est l’imitation de Jésus.
Le principe est ici que « le disciple n’est pas au-dessus du maître ». Les disciples devront se laver les pieds les uns les autres: se prévenir mutuellement par des actes d’humilité et de dévouement.
A nous frères et sœurs, si nous ne repartons pas avec l’intention de nous laver les pieds, nous ne sommes pas dans l’attitude de la mission telle que la veut Notre Seigneur Jésus-Christ.
« Si tu aimes ton prochain, dit Jésus à Sainte Maryam de Jésus crucifié, c’est à ce point que je sais que tu m’aimes. Si tu n’aimes pas ton prochain, c’est à ce point que je sais que tu ne m’aimes pas ». Et le style de cet amour est l’humilité du Christ.
L’Evangile de ce jour met en pleine lumière le service humble de Jésus? L’Eucharistie, que notre Maître institue dans la foulée, est de la même veine. C’est le même sang qui coule pour le lavement des pieds, pour l’Eucharistie, tout à l’heure à Gethsémani et dans toute la Passion.
« Un amour qui s’abaisse ».
Publié le 03 avril 2026
Année 2026-Homélie pour le Jeudi Saint (JMS).
La Sainte Cène.

Un amour qui s’abaisse. Tel est le Verbe de Dieu qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
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Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, par la mort et la Résurrection, après avoir aimé les siens, (ses disciples représentant tous les futurs fidèles) qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin de sa vie et aussi jusqu’au bout de ses moyens.
A cette heure suprême, Jésus donne une marque extraordinaire de son amour. La fin, le jusqu’au bout, s’entend tout à la fois de la continuité et de la perfection du dévouement du Christ pour ses disciples. Ici l’humilité de cœur qualifie à la perfection Jésus. Ce qui vient du cœur, peut toucher d’autres cœurs.

Jésus doit se hâter, car le drame de sa mort approche. Le traître Judas, celui qui depuis un an, médite de le trahir, s’est entendu hier avec les grands prêtres. Le prix du marché est conclu… Il n’y a plus que l’occasion favorable à attendre…
Saint Jean nous fait remarquer en passant que l’auteur premier d’un crime si horrible est Satan, l’adversaire implacable du Christ et des hommes. Satan est celui qui n’aime pas. Il a mis dans le cœur de Judas, au plus profond de son âme (esprit et volonté) le dessein de trahir. On met le dessein dans le cœur d’un être raisonnable, en lui suggérant motifs, impulsions jusqu’à ce qu’il accepte de l’accomplir. Satan étant un être surhumain peut commencer alors l’obsession et même la possession.
A cette heure décisive, Jésus, avec pleine conscience qu’il est Dieu, se lève de table, enlève le manteau, ceint un linge à la taille comme un serviteur met un tablier. Il lave les pieds de ses disciples et les essuient avec le linge qu’il a à la taille.
Stupeur silencieuse des apôtres, transformation du maître en serviteur puis la lente progression (sur les genoux sans doute) des pieds de Judas à ceux de Jean, en passant par Pierre.
Tel est le Verbe de Dieu « qui s’est anéanti » (Phil 2, 7) en prenant la condition de serviteur, servant au lieu d’être servi, et même humilié aux pieds de tous.
S’il est permis de supposer avec saint Jean Chrysostome, que Jésus a commencé par son plus proche voisin, s’est aux pieds de Judas qu’il s’est d’abord agenouillé. Tout se passe en silence, mais avec quels sentiments intérieurs, dans cette dernière lutte entre la tendresse et la dureté de cœur ?
Pierre l’excessif se rebiffera; mais pour avoir part avec Jésus, il faut être gracié par Jésus. Celui qui refuse d’être servi par Jésus l’ami véritable, comment l’amitié demeurera en lui?
Jésus veut d’abord que je le reçoive; puis je donnerai, j’aimerai, je servirai, en réponse d’amour. Celui qui veut donner de l’amour, dit Benoit XVI, doit d’abord le recevoir comme un don. (Deus Caritas est n°7) Et le style de cet amour? L’humilité. Sainte Thérèse de Lisieux l’appelle: « l’amour qui s’abaisse ».
Pierre, dit Saint Augustin, dans le trouble où le jette à la fois l’amour et la crainte, redoute plus de perdre Jésus-Christ que de le voir s’humilier à lui laver les pieds. Or l’humilité chrétienne est l’imitation de Jésus.
Le principe est ici que « le disciple n’est pas au-dessus du maître ». Les disciples devront se laver les pieds les uns les autres: se prévenir mutuellement par des actes d’humilité et de dévouement.
A nous frères et sœurs, si nous ne repartons pas avec l’intention de nous laver les pieds, nous ne sommes pas dans l’attitude de la mission telle que la veut Notre Seigneur Jésus-Christ.
« Si tu aimes ton prochain, dit Jésus à Sainte Maryam de Jésus crucifié, c’est à ce point que je sais que tu m’aimes. Si tu n’aimes pas ton prochain, c’est à ce point que je sais que tu ne m’aimes pas ». Et le style de cet amour est l’humilité du Christ.
L’Evangile de ce jour met en pleine lumière le service humble de Jésus? L’Eucharistie, que notre Maître institue dans la foulée, est de la même veine. C’est le même sang qui coule pour le lavement des pieds, pour l’Eucharistie, tout à l’heure à Gethsémani et dans toute la Passion.
« Un amour qui s’abaisse ».
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Publié le 03 avril 2026