Année 2026-Homélie pour le 7ème dimanche de Pâques (JMS).
La prière de Jésus.

La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
_________________________________________________________
Entre l’Ascension et la Pentecôte, les disciples, « d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec Marie, la mère de Jésus ». Au Cénacle, ils se préparaient ainsi à recevoir la force d’en haut, l’Esprit Saint promis par le Christ pour garantir à jamais sa présence. Par le mystère de la liturgie, l’Eglise perpétue leur prière unanime, certaine que le Seigneur « demeure avec nous jusqu’à la fin du monde, comme lui-même l’a promis ». La fidélité assidue de l’Eglise se dit magnifiquement avec ces mots « j’ai cherché ton visage et le chercherai encore ». A cette quête répond la belle et profonde prière de Jésus que l’on appelle la prière sacerdotale du Christ.
Je dois vous avouer que j’ai ramé pour cette homélie… La prière sacerdotale de Jésus extraite du chapitre 17 de saint Jean est immense! Prêcher, là, est exigeant parce que « Nul ne peut comprendre cet Evangile s’il n’a pas comme saint Jean posé sa tête sur le cœur de Jésus et reçu Marie pour Mère » dit Dom Jean de Monléon.
Avec la prière sacerdotale, nous avons les dernières paroles de Jésus avant la Passion et la Résurrection. Nous sommes à la fin de la Cène et cette prière sacerdotale résonne comme le testament de Jésus. C’est le plus profond de son cœur qui se livre à nous.
Il y a trois moments distincts dans cette prière. La liturgie de l’Eglise a choisi de nous en donner aujourd’hui une partie: celle, où le Seigneur prie et demande pour lui-même, (1-5 nous l’avons entendu en entier) puis celle où il prie pour ses disciples présents, le noyau de l’Eglise. (6-19 nous avons entendu une partie : 6-11b) et pour tous ceux qui croiront en lui, à la parole des apôtres (20-26, partie que nous n’avons pas aujourd’hui)
Jésus, prêtre et hostie, s’adresse au Père. Lui, le Verbe incarné prie son Père en tant qu’homme, mais il le fait avec des termes que seul le Fils de Dieu peut employer. En levant les yeux et les mains vers le ciel, le Christ sait qu’il est Dieu.
Jésus demande au Père: glorifie-moi, garde mes disciples, je veux qu’ils soient à jamais avec moi, avec nous. Celui qui parle de la sorte sait qu’il mérite d’être exaucé. Jésus prie. Oui! Cela est utile pour la consolation, l’édification de ceux qui l’entourent, pour l’instruction des disciples.
Nous savons, grâce à saint Jean et saint Paul, que le Verbe incarné étant homme pouvait prier même pour lui. Il attendait encore de son Père d’être exalté et glorifié dans sa chair, comme il convenait au Fils de Dieu.
Saint Jean s’attache à faire resplendir la majesté sereine de son maître. L’évangéliste, sans nier aucunement le trouble, l’épreuve, les émotions diverses qui toucheront cette âme d’élite; il l’écrira dans un autre passage de l’Evangile; veut ici nous montrer sa sereine majesté.
Le Fils de Dieu est sûr d’avance de vaincre le monde et sa mort. Ce passage de l’Evangile, où Jésus se consacre lui et les siens, est très solennel. C’est un modèle pour nos oraisons de la liturgie! La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
Un de ces très beau geste-parole de prière du Seigneur est: Jésus leva les yeux au ciel et dit: Père… que nous retrouvons dans la première prière eucharistique. Au tout début du canon romain: le prêtre élève les mains au ciel en disant: « Toi Père très aimant » puis juste avant les paroles consécratoires: « les yeux levés au ciel, vers Toi, Dieu, son Père Tout-puissant ». Cette liturgie est magnifique! Cette liturgie est divine!
C’est dans l’Evangile! c’est dans la liturgie! Et je peux les toucher! Jésus l’a voulu, Jésus l’a confié à ses apôtres.
L’Eglise, intendante des mystères du Salut est une servante assidue et priante. «L’Eglise, c’est Jésus répandu et communiqué. » dit Bossuet. Si vous comprenez cela, vous ne douterez plus de l’Eglise, de sa sainteté, de sa mission, de sa liturgie, de son autorité.
La prière irrigue la vie de l’Eglise. La prière va et revient du Fils au Père, du Père aux disciples, et des disciples au Fils, à qui le Père les a donnés. Tel est le triple nœud de l’unité chrétienne, que rien ne doit rompre.
Permettez-moi deux propositions concrètes pour notre semaine de chrétien: Tous d’un même cœur, assidus à la prière. Quels beaux qualificatifs pour des fils et filles de l’Eglise. Nous pourrions aller en famille à la messe, aller prier le chapelet avec d’autres. Nous pourrions accueillir, avec un esprit d’offrande, ce que l’on peut nous faire subir en raison de votre attachement au Christ. C’est là, assurément, un sacrifice qui portera du fruit.
Publié le 19 mai 2026
Année 2026-Homélie pour le 7ème dimanche de Pâques (JMS).
La prière de Jésus.

La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
_________________________________________________________
Entre l’Ascension et la Pentecôte, les disciples, « d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec Marie, la mère de Jésus ». Au Cénacle, ils se préparaient ainsi à recevoir la force d’en haut, l’Esprit Saint promis par le Christ pour garantir à jamais sa présence. Par le mystère de la liturgie, l’Eglise perpétue leur prière unanime, certaine que le Seigneur « demeure avec nous jusqu’à la fin du monde, comme lui-même l’a promis ». La fidélité assidue de l’Eglise se dit magnifiquement avec ces mots « j’ai cherché ton visage et le chercherai encore ». A cette quête répond la belle et profonde prière de Jésus que l’on appelle la prière sacerdotale du Christ.
Je dois vous avouer que j’ai ramé pour cette homélie… La prière sacerdotale de Jésus extraite du chapitre 17 de saint Jean est immense! Prêcher, là, est exigeant parce que « Nul ne peut comprendre cet Evangile s’il n’a pas comme saint Jean posé sa tête sur le cœur de Jésus et reçu Marie pour Mère » dit Dom Jean de Monléon.
Avec la prière sacerdotale, nous avons les dernières paroles de Jésus avant la Passion et la Résurrection. Nous sommes à la fin de la Cène et cette prière sacerdotale résonne comme le testament de Jésus. C’est le plus profond de son cœur qui se livre à nous.
Il y a trois moments distincts dans cette prière. La liturgie de l’Eglise a choisi de nous en donner aujourd’hui une partie: celle, où le Seigneur prie et demande pour lui-même, (1-5 nous l’avons entendu en entier) puis celle où il prie pour ses disciples présents, le noyau de l’Eglise. (6-19 nous avons entendu une partie : 6-11b) et pour tous ceux qui croiront en lui, à la parole des apôtres (20-26, partie que nous n’avons pas aujourd’hui)
Jésus, prêtre et hostie, s’adresse au Père. Lui, le Verbe incarné prie son Père en tant qu’homme, mais il le fait avec des termes que seul le Fils de Dieu peut employer. En levant les yeux et les mains vers le ciel, le Christ sait qu’il est Dieu.
Jésus demande au Père: glorifie-moi, garde mes disciples, je veux qu’ils soient à jamais avec moi, avec nous. Celui qui parle de la sorte sait qu’il mérite d’être exaucé. Jésus prie. Oui! Cela est utile pour la consolation, l’édification de ceux qui l’entourent, pour l’instruction des disciples.
Nous savons, grâce à saint Jean et saint Paul, que le Verbe incarné étant homme pouvait prier même pour lui. Il attendait encore de son Père d’être exalté et glorifié dans sa chair, comme il convenait au Fils de Dieu.
Saint Jean s’attache à faire resplendir la majesté sereine de son maître. L’évangéliste, sans nier aucunement le trouble, l’épreuve, les émotions diverses qui toucheront cette âme d’élite; il l’écrira dans un autre passage de l’Evangile; veut ici nous montrer sa sereine majesté.
Le Fils de Dieu est sûr d’avance de vaincre le monde et sa mort. Ce passage de l’Evangile, où Jésus se consacre lui et les siens, est très solennel. C’est un modèle pour nos oraisons de la liturgie! La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
Un de ces très beau geste-parole de prière du Seigneur est: Jésus leva les yeux au ciel et dit: Père… que nous retrouvons dans la première prière eucharistique. Au tout début du canon romain: le prêtre élève les mains au ciel en disant: « Toi Père très aimant » puis juste avant les paroles consécratoires: « les yeux levés au ciel, vers Toi, Dieu, son Père Tout-puissant ». Cette liturgie est magnifique! Cette liturgie est divine!
C’est dans l’Evangile! c’est dans la liturgie! Et je peux les toucher! Jésus l’a voulu, Jésus l’a confié à ses apôtres.
L’Eglise, intendante des mystères du Salut est une servante assidue et priante. «L’Eglise, c’est Jésus répandu et communiqué. » dit Bossuet. Si vous comprenez cela, vous ne douterez plus de l’Eglise, de sa sainteté, de sa mission, de sa liturgie, de son autorité.
La prière irrigue la vie de l’Eglise. La prière va et revient du Fils au Père, du Père aux disciples, et des disciples au Fils, à qui le Père les a donnés. Tel est le triple nœud de l’unité chrétienne, que rien ne doit rompre.
Permettez-moi deux propositions concrètes pour notre semaine de chrétien: Tous d’un même cœur, assidus à la prière. Quels beaux qualificatifs pour des fils et filles de l’Eglise. Nous pourrions aller en famille à la messe, aller prier le chapelet avec d’autres. Nous pourrions accueillir, avec un esprit d’offrande, ce que l’on peut nous faire subir en raison de votre attachement au Christ. C’est là, assurément, un sacrifice qui portera du fruit.
Publié le 19 mai 2026
Année 2026-Homélie pour le 7ème dimanche de Pâques (JMS).
La prière de Jésus.

La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
_________________________________________________________
Entre l’Ascension et la Pentecôte, les disciples, « d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec Marie, la mère de Jésus ». Au Cénacle, ils se préparaient ainsi à recevoir la force d’en haut, l’Esprit Saint promis par le Christ pour garantir à jamais sa présence. Par le mystère de la liturgie, l’Eglise perpétue leur prière unanime, certaine que le Seigneur « demeure avec nous jusqu’à la fin du monde, comme lui-même l’a promis ». La fidélité assidue de l’Eglise se dit magnifiquement avec ces mots « j’ai cherché ton visage et le chercherai encore ». A cette quête répond la belle et profonde prière de Jésus que l’on appelle la prière sacerdotale du Christ.
Je dois vous avouer que j’ai ramé pour cette homélie… La prière sacerdotale de Jésus extraite du chapitre 17 de saint Jean est immense! Prêcher, là, est exigeant parce que « Nul ne peut comprendre cet Evangile s’il n’a pas comme saint Jean posé sa tête sur le cœur de Jésus et reçu Marie pour Mère » dit Dom Jean de Monléon.
Avec la prière sacerdotale, nous avons les dernières paroles de Jésus avant la Passion et la Résurrection. Nous sommes à la fin de la Cène et cette prière sacerdotale résonne comme le testament de Jésus. C’est le plus profond de son cœur qui se livre à nous.
Il y a trois moments distincts dans cette prière. La liturgie de l’Eglise a choisi de nous en donner aujourd’hui une partie: celle, où le Seigneur prie et demande pour lui-même, (1-5 nous l’avons entendu en entier) puis celle où il prie pour ses disciples présents, le noyau de l’Eglise. (6-19 nous avons entendu une partie : 6-11b) et pour tous ceux qui croiront en lui, à la parole des apôtres (20-26, partie que nous n’avons pas aujourd’hui)
Jésus, prêtre et hostie, s’adresse au Père. Lui, le Verbe incarné prie son Père en tant qu’homme, mais il le fait avec des termes que seul le Fils de Dieu peut employer. En levant les yeux et les mains vers le ciel, le Christ sait qu’il est Dieu.
Jésus demande au Père: glorifie-moi, garde mes disciples, je veux qu’ils soient à jamais avec moi, avec nous. Celui qui parle de la sorte sait qu’il mérite d’être exaucé. Jésus prie. Oui! Cela est utile pour la consolation, l’édification de ceux qui l’entourent, pour l’instruction des disciples.
Nous savons, grâce à saint Jean et saint Paul, que le Verbe incarné étant homme pouvait prier même pour lui. Il attendait encore de son Père d’être exalté et glorifié dans sa chair, comme il convenait au Fils de Dieu.
Saint Jean s’attache à faire resplendir la majesté sereine de son maître. L’évangéliste, sans nier aucunement le trouble, l’épreuve, les émotions diverses qui toucheront cette âme d’élite; il l’écrira dans un autre passage de l’Evangile; veut ici nous montrer sa sereine majesté.
Le Fils de Dieu est sûr d’avance de vaincre le monde et sa mort. Ce passage de l’Evangile, où Jésus se consacre lui et les siens, est très solennel. C’est un modèle pour nos oraisons de la liturgie! La liturgie, qui est la prière officielle et publique de l’Eglise, reproduit les paroles et les gestes du Christ en prière.
Un de ces très beau geste-parole de prière du Seigneur est: Jésus leva les yeux au ciel et dit: Père… que nous retrouvons dans la première prière eucharistique. Au tout début du canon romain: le prêtre élève les mains au ciel en disant: « Toi Père très aimant » puis juste avant les paroles consécratoires: « les yeux levés au ciel, vers Toi, Dieu, son Père Tout-puissant ». Cette liturgie est magnifique! Cette liturgie est divine!
C’est dans l’Evangile! c’est dans la liturgie! Et je peux les toucher! Jésus l’a voulu, Jésus l’a confié à ses apôtres.
L’Eglise, intendante des mystères du Salut est une servante assidue et priante. «L’Eglise, c’est Jésus répandu et communiqué. » dit Bossuet. Si vous comprenez cela, vous ne douterez plus de l’Eglise, de sa sainteté, de sa mission, de sa liturgie, de son autorité.
La prière irrigue la vie de l’Eglise. La prière va et revient du Fils au Père, du Père aux disciples, et des disciples au Fils, à qui le Père les a donnés. Tel est le triple nœud de l’unité chrétienne, que rien ne doit rompre.
Permettez-moi deux propositions concrètes pour notre semaine de chrétien: Tous d’un même cœur, assidus à la prière. Quels beaux qualificatifs pour des fils et filles de l’Eglise. Nous pourrions aller en famille à la messe, aller prier le chapelet avec d’autres. Nous pourrions accueillir, avec un esprit d’offrande, ce que l’on peut nous faire subir en raison de votre attachement au Christ. C’est là, assurément, un sacrifice qui portera du fruit.
Dans ce dossier
Publié le 19 mai 2026