Année 2026-Homélie pour le 3ème dimanche de Carême (vetus ordo JMS).

«L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme», dit Saint Ignace dans les exercices spirituels.
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Quel contraste avec ce miséreux dont le diable a pris possession. Le possédé était donc particulièrement fermé à toute suggestion divine. En effet, l’ordre du Seigneur de louer, honorer et servir ne pouvait s’accomplir. Alors, Jésus chasse l’Ennemi. L’homme est rétabli dans sa dignité: il parle! L’émerveillement saisit la foule des témoins oculaires. Jésus est le fils de David qui vient tout rétablir! Si l’admiration est palpable et l’émerveillement à son paroxysme, certains ont aussitôt – si vous permettez l’expression – le regard en dessous et la langue acide et calomnieuse. Cette réaction délétère est le résultat d’une position tranchée d’office par ceux qui ont décidé de s’opposer à Jésus: il faut tenir en échec l’autorité des miracles. Ne pouvant contester le fait de l’expulsion des démons, il leur reste la ressource d’attribuer ce pouvoir à un pacte sacrilège avec Satan. S’il chasse les démons, c’est évidement qu’il a pour lui non pas Dieu, mais le prince des démons, Béelzébuth – c’est-à-dire le dieu des mouches – c’est éloquemment fangeux. Jésus connait les desseins perfides et secrets de ses ennemis. Voyez la sollicitude du Seigneur! Il consent à se justifier. Et comment parler à des cœurs fermés et retors, doubles et louvoyeurs? Jésus va plaider à l’aide d’une parabole, preuve de Sa bonté pour Son peuple. Jésus, notre maître repousse le blasphème de ces juifs avec fermeté mais
avec mesure. Il explique: Satan n’est pas un sot. Il ne saurait travailler contre lui-même. Il ne délègue pas à autrui le pouvoir de détruire Satan. Son royaume est sans doute le royaume de la contradiction et du désordre; mais il est un dans sa haine contre Dieu. Tout royaume divisé contre lui-même est voué à la dévastation et à la ruine: les maisons s’écrouleront les unes contre les autres. Toute cité ou toute nation, tout groupe ou toute famille qui se divise contre elle-même, dans une lutte de frères contre frères, comment pourrait-elle subsister? L’unité est la loi de l’être et l’entente la condition de toute société. Satan le sait bien. Quel intérêt prendrait-il à se détruire? S’expulserait il lui-même ? Mais alors, comment prétend il établir son règne? S’il en était ainsi, ce serait la fin de son empire. Il faut donc chercher ailleurs, que dans un pacte avec Béelzébuth, l’explication de Mon pouvoir et de Mon autorité sur les démons.
Argument de bon sens, non ?
Nous pouvons relever combien la forme et la portée de la parabole sont universelles. Et comme si ce n’était pas suffisant ; Jésus enfonce le clou, avec un argument ad hominem qui fera éclater la mauvaise foi de l’interprétation de ces pharisiens.
« Vous dites que c’est par Béelzébuth que je chasse les démons? Mais vos fils, au nom de qui les chassent ils? »
« Vos fils » ne désigne pas les enfants des juifs en général mais ceux à qui avaient été enseignés des exorcismes composés par Salomon et qui les employaient. La question de Jésus est donc : « et vous? Est-ce en vertu d’un pacte avec Béelzébuth que vos disciples font des exorcismes et chassent des démons? »
Et là, pas de réponse…
Publié le 09 mars 2026
Année 2026-Homélie pour le 3ème dimanche de Carême (vetus ordo JMS).

«L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme», dit Saint Ignace dans les exercices spirituels.
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Quel contraste avec ce miséreux dont le diable a pris possession. Le possédé était donc particulièrement fermé à toute suggestion divine. En effet, l’ordre du Seigneur de louer, honorer et servir ne pouvait s’accomplir. Alors, Jésus chasse l’Ennemi. L’homme est rétabli dans sa dignité: il parle! L’émerveillement saisit la foule des témoins oculaires. Jésus est le fils de David qui vient tout rétablir! Si l’admiration est palpable et l’émerveillement à son paroxysme, certains ont aussitôt – si vous permettez l’expression – le regard en dessous et la langue acide et calomnieuse. Cette réaction délétère est le résultat d’une position tranchée d’office par ceux qui ont décidé de s’opposer à Jésus: il faut tenir en échec l’autorité des miracles. Ne pouvant contester le fait de l’expulsion des démons, il leur reste la ressource d’attribuer ce pouvoir à un pacte sacrilège avec Satan. S’il chasse les démons, c’est évidement qu’il a pour lui non pas Dieu, mais le prince des démons, Béelzébuth – c’est-à-dire le dieu des mouches – c’est éloquemment fangeux. Jésus connait les desseins perfides et secrets de ses ennemis. Voyez la sollicitude du Seigneur! Il consent à se justifier. Et comment parler à des cœurs fermés et retors, doubles et louvoyeurs? Jésus va plaider à l’aide d’une parabole, preuve de Sa bonté pour Son peuple. Jésus, notre maître repousse le blasphème de ces juifs avec fermeté mais
avec mesure. Il explique: Satan n’est pas un sot. Il ne saurait travailler contre lui-même. Il ne délègue pas à autrui le pouvoir de détruire Satan. Son royaume est sans doute le royaume de la contradiction et du désordre; mais il est un dans sa haine contre Dieu. Tout royaume divisé contre lui-même est voué à la dévastation et à la ruine: les maisons s’écrouleront les unes contre les autres. Toute cité ou toute nation, tout groupe ou toute famille qui se divise contre elle-même, dans une lutte de frères contre frères, comment pourrait-elle subsister? L’unité est la loi de l’être et l’entente la condition de toute société. Satan le sait bien. Quel intérêt prendrait-il à se détruire? S’expulserait il lui-même ? Mais alors, comment prétend il établir son règne? S’il en était ainsi, ce serait la fin de son empire. Il faut donc chercher ailleurs, que dans un pacte avec Béelzébuth, l’explication de Mon pouvoir et de Mon autorité sur les démons.
Argument de bon sens, non ?
Nous pouvons relever combien la forme et la portée de la parabole sont universelles. Et comme si ce n’était pas suffisant ; Jésus enfonce le clou, avec un argument ad hominem qui fera éclater la mauvaise foi de l’interprétation de ces pharisiens.
« Vous dites que c’est par Béelzébuth que je chasse les démons? Mais vos fils, au nom de qui les chassent ils? »
« Vos fils » ne désigne pas les enfants des juifs en général mais ceux à qui avaient été enseignés des exorcismes composés par Salomon et qui les employaient. La question de Jésus est donc : « et vous? Est-ce en vertu d’un pacte avec Béelzébuth que vos disciples font des exorcismes et chassent des démons? »
Et là, pas de réponse…
Publié le 09 mars 2026
Année 2026-Homélie pour le 3ème dimanche de Carême (vetus ordo JMS).

«L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme», dit Saint Ignace dans les exercices spirituels.
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Quel contraste avec ce miséreux dont le diable a pris possession. Le possédé était donc particulièrement fermé à toute suggestion divine. En effet, l’ordre du Seigneur de louer, honorer et servir ne pouvait s’accomplir. Alors, Jésus chasse l’Ennemi. L’homme est rétabli dans sa dignité: il parle! L’émerveillement saisit la foule des témoins oculaires. Jésus est le fils de David qui vient tout rétablir! Si l’admiration est palpable et l’émerveillement à son paroxysme, certains ont aussitôt – si vous permettez l’expression – le regard en dessous et la langue acide et calomnieuse. Cette réaction délétère est le résultat d’une position tranchée d’office par ceux qui ont décidé de s’opposer à Jésus: il faut tenir en échec l’autorité des miracles. Ne pouvant contester le fait de l’expulsion des démons, il leur reste la ressource d’attribuer ce pouvoir à un pacte sacrilège avec Satan. S’il chasse les démons, c’est évidement qu’il a pour lui non pas Dieu, mais le prince des démons, Béelzébuth – c’est-à-dire le dieu des mouches – c’est éloquemment fangeux. Jésus connait les desseins perfides et secrets de ses ennemis. Voyez la sollicitude du Seigneur! Il consent à se justifier. Et comment parler à des cœurs fermés et retors, doubles et louvoyeurs? Jésus va plaider à l’aide d’une parabole, preuve de Sa bonté pour Son peuple. Jésus, notre maître repousse le blasphème de ces juifs avec fermeté mais
avec mesure. Il explique: Satan n’est pas un sot. Il ne saurait travailler contre lui-même. Il ne délègue pas à autrui le pouvoir de détruire Satan. Son royaume est sans doute le royaume de la contradiction et du désordre; mais il est un dans sa haine contre Dieu. Tout royaume divisé contre lui-même est voué à la dévastation et à la ruine: les maisons s’écrouleront les unes contre les autres. Toute cité ou toute nation, tout groupe ou toute famille qui se divise contre elle-même, dans une lutte de frères contre frères, comment pourrait-elle subsister? L’unité est la loi de l’être et l’entente la condition de toute société. Satan le sait bien. Quel intérêt prendrait-il à se détruire? S’expulserait il lui-même ? Mais alors, comment prétend il établir son règne? S’il en était ainsi, ce serait la fin de son empire. Il faut donc chercher ailleurs, que dans un pacte avec Béelzébuth, l’explication de Mon pouvoir et de Mon autorité sur les démons.
Argument de bon sens, non ?
Nous pouvons relever combien la forme et la portée de la parabole sont universelles. Et comme si ce n’était pas suffisant ; Jésus enfonce le clou, avec un argument ad hominem qui fera éclater la mauvaise foi de l’interprétation de ces pharisiens.
« Vous dites que c’est par Béelzébuth que je chasse les démons? Mais vos fils, au nom de qui les chassent ils? »
« Vos fils » ne désigne pas les enfants des juifs en général mais ceux à qui avaient été enseignés des exorcismes composés par Salomon et qui les employaient. La question de Jésus est donc : « et vous? Est-ce en vertu d’un pacte avec Béelzébuth que vos disciples font des exorcismes et chassent des démons? »
Et là, pas de réponse…
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Publié le 09 mars 2026