Année 2026-Homélie pour le 2ème dimanche de carême (JMS).
La Transfiguration.
En ce second dimanche de carême, l’épisode de la Transfiguration nous invite à nous interroger
au sujet de notre destinée glorieuse. En effet, en tant que cohéritiers du Christ, nous sommes appelés à partager la même condition que lui. Jésus est venu dans notre condition humaine pour que nous parvenions dans la sienne, divine.
Je crois à la résurrection de la chair. Ce que nous professons dans le Credo, est réalité. Jésus l’a montré, Jésus l’a accompli; Jésus nous l’a promis.
Chaque carême, l’Eglise propose de faire avec Jésus un pèlerinage intérieur de 40 jours. Nous retournons aux sources de l’histoire du Salut. Nous rencontrons différents personnages, visitons des lieux de la Palestine, renouons avec la prière.
Dimanche dernier, nous étions au désert avec Jésus; au deuxième dimanche de Carême nous nous retrouvons sur la montagne, où le Christ laisse entrevoir sa victoire pascale devant Pierre, Jacques et Jean. Le Père lève le voile sur son projet de salut en transfigurant son Fils. Ce projet d’amour nous est raconté dans l’Evangile qui est en lui-même une force de transfiguration pour nous et le monde. En méditant l’Evangile, nous sommes transformés. En suivant Jésus, nous sommes transfigurés.
L’Evangile était le précieux guide de Thérèse de Lisieux. Elle le portait sur son cœur, s’en servait dans ses oraisons pour mieux s’offrir au feu transformant de la miséricorde divine. A la fin de son
Histoire d’une âme, elle écrit : « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir ». Elle saisit, bien avant Vatican II, jusqu’à quel point Jésus est présent dans sa parole: « Garder la parole de Jésus, voilà l’unique condition de notre bonheur, la preuve de notre amour pour lui. Mais qu’est-ce donc que cette parole ? Il me semble que la parole de Jésus, c’est lui-même. Lui, Jésus, le Verbe, la « Parole de Dieu » » (Œuvres complètes).
Le chemin du Thabor au Golgotha est semé de paradoxes. Au plan des événements, le contraste est saisissant mais tout est logique: Jésus est transfiguré au Thabor, défiguré au Golgotha. Son visage est transfiguré par l’amour de Dieu, puis défiguré par le péché des hommes. Mais du côté des spectateurs de l’événement, la logique est renversée: là où on attendrait que les disciples adorent Jésus transfiguré au Thabor, c’est la frayeur qui domine, puis l’esprit de possession qui pousse Pierre à vouloir retenir Elie et Moïse dans cet instant prodigieux. Tandis qu’au Golgotha où on attendrait que Jean et les deux Marie s’enfuient avec les autres, c’est l’adoration qui prend le dessus et l’esprit d’abandon à la volonté du Père. C’est là notre condition de disciples: nous sommes toujours en décalage, soit par rapport à ce que Dieu attend, soit par rapport à ce que le monde attend.
Dès les premiers temps du carême, nous sommes donc conviés au Thabor, avec le Golgotha en ligne de mire. Il est nécessaire de montrer que le Golgotha se profile déjà derrière le Thabor, pour
ne pas s’illusionner. Mais on peut aussi profiter de l’instant, et s’exclamer avec Pierre: « Il est bon que nous soyons ici! » Lorsque la grâce se présente, lorsque dans notre vie Dieu frappe à la porte et nous fait expérimenter son amour, il faut savoir saisir l’instant : les consolations spirituelles qui sont offertes, il faut les accueillir.
Au milieu de nos efforts de conversion en ce carême, Jésus est là qui s’offre à notre adoration.
C’est un repos qui non seulement est permis par Dieu, mais voulu par Lui qui connaît nos faiblesses. Il veut nous désaltérer dans notre désert, faisons halte à la source.
Attention par contre de nous arrêter trop longtemps. Si le carême est comparable à une ascension vers les sommets, le deuxième dimanche, avec ce récit de la Transfiguration, ressemble à une arrivée ou tout au moins à un plateau. Cela est bon, il faut le souligner encore avec Pierre. Mais l’erreur serait de prolonger infiniment notre halte et de dresser trois tentes. La vie spirituelle, c’est comme la révolution dans Rabbi Jacob et donc comme une bicyclette: si on s’arrête, on tombe. Et comme on dit chez les montagnards: « Si tu tombes, c’est la chute ; si tu chutes, c’est la tombe! » En matière de vie chrétienne, du repos à la dégringolade et de la dégringolade à la mort de l’âme, il n’y a qu’un pas.
Décidément, la montagne est notre horizon de ce deuxième dimanche du carême. Mais le proverbe montagnard mentionné à l’instant ne dit pas toute la vérité de la foi chrétienne. Il est vrai que notre pèlerinage sur la terre et notre carême requièrent un désir d’avancer toujours plus vers Jésus.
Celui qui démissionne, celui qui ne désire plus, celui-là est bien près d’être mort. Mais là où la foi chrétienne change tout, c’est que celui qui chute du simple fait de sa faiblesse, celui même qui chute d’une volonté délibérée mais sans s’y endurcir et qui désire se repentir, celui-là ne tombe pas dans le ravin de la mort: il est rattrapé délicatement par la main de Dieu. Et bien souvent, par une grâce absolument imméritée, la main de Dieu ne nous ramène pas à l’endroit de notre chute, ce qui serait déjà génial, mais elle nous élève un peu plus haut sur le chemin, ce qui est extraordinaire. C’est ainsi que même nos chutes nous font avancer, si nous acceptons de tomber entre les mains du Dieu vivant. C’est pour ça, merci Jésus pour le sacrement de confession!
Nous découvrons alors que nous sommes, nous aussi, à la suite du Christ, les fils bien-aimés du
Père, et que le Père n’abandonne pas ses enfants. Le Père arrête notre chute, nous recueille en sa main, et nous élève plus haut. Cela, Jésus l’a mérité pour nous sur la Croix. Et de la Croix jaillissent les sacrements, en particulier l’Eucharistie. Saint François de Sales a raison d’affirmer : « Il y a, en chaque Eucharistie plus que le Thabor dont on redescend encore pécheur: (il y a) le Golgotha dont on repart justifié ». En nous approchant pour communier à l’autel, nous accédons au pain du ciel qui nous donne d’aller de l’avant vers les sommets où Dieu nous attend.
Prière – pénitence – partage.
Bonne montée vers Pâques.
Publié le 01 mars 2026
Année 2026-Homélie pour le 2ème dimanche de carême (JMS).
La Transfiguration.
En ce second dimanche de carême, l’épisode de la Transfiguration nous invite à nous interroger
au sujet de notre destinée glorieuse. En effet, en tant que cohéritiers du Christ, nous sommes appelés à partager la même condition que lui. Jésus est venu dans notre condition humaine pour que nous parvenions dans la sienne, divine.
Je crois à la résurrection de la chair. Ce que nous professons dans le Credo, est réalité. Jésus l’a montré, Jésus l’a accompli; Jésus nous l’a promis.
Chaque carême, l’Eglise propose de faire avec Jésus un pèlerinage intérieur de 40 jours. Nous retournons aux sources de l’histoire du Salut. Nous rencontrons différents personnages, visitons des lieux de la Palestine, renouons avec la prière.
Dimanche dernier, nous étions au désert avec Jésus; au deuxième dimanche de Carême nous nous retrouvons sur la montagne, où le Christ laisse entrevoir sa victoire pascale devant Pierre, Jacques et Jean. Le Père lève le voile sur son projet de salut en transfigurant son Fils. Ce projet d’amour nous est raconté dans l’Evangile qui est en lui-même une force de transfiguration pour nous et le monde. En méditant l’Evangile, nous sommes transformés. En suivant Jésus, nous sommes transfigurés.
L’Evangile était le précieux guide de Thérèse de Lisieux. Elle le portait sur son cœur, s’en servait dans ses oraisons pour mieux s’offrir au feu transformant de la miséricorde divine. A la fin de son
Histoire d’une âme, elle écrit : « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir ». Elle saisit, bien avant Vatican II, jusqu’à quel point Jésus est présent dans sa parole: « Garder la parole de Jésus, voilà l’unique condition de notre bonheur, la preuve de notre amour pour lui. Mais qu’est-ce donc que cette parole ? Il me semble que la parole de Jésus, c’est lui-même. Lui, Jésus, le Verbe, la « Parole de Dieu » » (Œuvres complètes).
Le chemin du Thabor au Golgotha est semé de paradoxes. Au plan des événements, le contraste est saisissant mais tout est logique: Jésus est transfiguré au Thabor, défiguré au Golgotha. Son visage est transfiguré par l’amour de Dieu, puis défiguré par le péché des hommes. Mais du côté des spectateurs de l’événement, la logique est renversée: là où on attendrait que les disciples adorent Jésus transfiguré au Thabor, c’est la frayeur qui domine, puis l’esprit de possession qui pousse Pierre à vouloir retenir Elie et Moïse dans cet instant prodigieux. Tandis qu’au Golgotha où on attendrait que Jean et les deux Marie s’enfuient avec les autres, c’est l’adoration qui prend le dessus et l’esprit d’abandon à la volonté du Père. C’est là notre condition de disciples: nous sommes toujours en décalage, soit par rapport à ce que Dieu attend, soit par rapport à ce que le monde attend.
Dès les premiers temps du carême, nous sommes donc conviés au Thabor, avec le Golgotha en ligne de mire. Il est nécessaire de montrer que le Golgotha se profile déjà derrière le Thabor, pour
ne pas s’illusionner. Mais on peut aussi profiter de l’instant, et s’exclamer avec Pierre: « Il est bon que nous soyons ici! » Lorsque la grâce se présente, lorsque dans notre vie Dieu frappe à la porte et nous fait expérimenter son amour, il faut savoir saisir l’instant : les consolations spirituelles qui sont offertes, il faut les accueillir.
Au milieu de nos efforts de conversion en ce carême, Jésus est là qui s’offre à notre adoration.
C’est un repos qui non seulement est permis par Dieu, mais voulu par Lui qui connaît nos faiblesses. Il veut nous désaltérer dans notre désert, faisons halte à la source.
Attention par contre de nous arrêter trop longtemps. Si le carême est comparable à une ascension vers les sommets, le deuxième dimanche, avec ce récit de la Transfiguration, ressemble à une arrivée ou tout au moins à un plateau. Cela est bon, il faut le souligner encore avec Pierre. Mais l’erreur serait de prolonger infiniment notre halte et de dresser trois tentes. La vie spirituelle, c’est comme la révolution dans Rabbi Jacob et donc comme une bicyclette: si on s’arrête, on tombe. Et comme on dit chez les montagnards: « Si tu tombes, c’est la chute ; si tu chutes, c’est la tombe! » En matière de vie chrétienne, du repos à la dégringolade et de la dégringolade à la mort de l’âme, il n’y a qu’un pas.
Décidément, la montagne est notre horizon de ce deuxième dimanche du carême. Mais le proverbe montagnard mentionné à l’instant ne dit pas toute la vérité de la foi chrétienne. Il est vrai que notre pèlerinage sur la terre et notre carême requièrent un désir d’avancer toujours plus vers Jésus.
Celui qui démissionne, celui qui ne désire plus, celui-là est bien près d’être mort. Mais là où la foi chrétienne change tout, c’est que celui qui chute du simple fait de sa faiblesse, celui même qui chute d’une volonté délibérée mais sans s’y endurcir et qui désire se repentir, celui-là ne tombe pas dans le ravin de la mort: il est rattrapé délicatement par la main de Dieu. Et bien souvent, par une grâce absolument imméritée, la main de Dieu ne nous ramène pas à l’endroit de notre chute, ce qui serait déjà génial, mais elle nous élève un peu plus haut sur le chemin, ce qui est extraordinaire. C’est ainsi que même nos chutes nous font avancer, si nous acceptons de tomber entre les mains du Dieu vivant. C’est pour ça, merci Jésus pour le sacrement de confession!
Nous découvrons alors que nous sommes, nous aussi, à la suite du Christ, les fils bien-aimés du
Père, et que le Père n’abandonne pas ses enfants. Le Père arrête notre chute, nous recueille en sa main, et nous élève plus haut. Cela, Jésus l’a mérité pour nous sur la Croix. Et de la Croix jaillissent les sacrements, en particulier l’Eucharistie. Saint François de Sales a raison d’affirmer : « Il y a, en chaque Eucharistie plus que le Thabor dont on redescend encore pécheur: (il y a) le Golgotha dont on repart justifié ». En nous approchant pour communier à l’autel, nous accédons au pain du ciel qui nous donne d’aller de l’avant vers les sommets où Dieu nous attend.
Prière – pénitence – partage.
Bonne montée vers Pâques.
Publié le 01 mars 2026
Année 2026-Homélie pour le 2ème dimanche de carême (JMS).
La Transfiguration.
En ce second dimanche de carême, l’épisode de la Transfiguration nous invite à nous interroger
au sujet de notre destinée glorieuse. En effet, en tant que cohéritiers du Christ, nous sommes appelés à partager la même condition que lui. Jésus est venu dans notre condition humaine pour que nous parvenions dans la sienne, divine.
Je crois à la résurrection de la chair. Ce que nous professons dans le Credo, est réalité. Jésus l’a montré, Jésus l’a accompli; Jésus nous l’a promis.
Chaque carême, l’Eglise propose de faire avec Jésus un pèlerinage intérieur de 40 jours. Nous retournons aux sources de l’histoire du Salut. Nous rencontrons différents personnages, visitons des lieux de la Palestine, renouons avec la prière.
Dimanche dernier, nous étions au désert avec Jésus; au deuxième dimanche de Carême nous nous retrouvons sur la montagne, où le Christ laisse entrevoir sa victoire pascale devant Pierre, Jacques et Jean. Le Père lève le voile sur son projet de salut en transfigurant son Fils. Ce projet d’amour nous est raconté dans l’Evangile qui est en lui-même une force de transfiguration pour nous et le monde. En méditant l’Evangile, nous sommes transformés. En suivant Jésus, nous sommes transfigurés.
L’Evangile était le précieux guide de Thérèse de Lisieux. Elle le portait sur son cœur, s’en servait dans ses oraisons pour mieux s’offrir au feu transformant de la miséricorde divine. A la fin de son
Histoire d’une âme, elle écrit : « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir ». Elle saisit, bien avant Vatican II, jusqu’à quel point Jésus est présent dans sa parole: « Garder la parole de Jésus, voilà l’unique condition de notre bonheur, la preuve de notre amour pour lui. Mais qu’est-ce donc que cette parole ? Il me semble que la parole de Jésus, c’est lui-même. Lui, Jésus, le Verbe, la « Parole de Dieu » » (Œuvres complètes).
Le chemin du Thabor au Golgotha est semé de paradoxes. Au plan des événements, le contraste est saisissant mais tout est logique: Jésus est transfiguré au Thabor, défiguré au Golgotha. Son visage est transfiguré par l’amour de Dieu, puis défiguré par le péché des hommes. Mais du côté des spectateurs de l’événement, la logique est renversée: là où on attendrait que les disciples adorent Jésus transfiguré au Thabor, c’est la frayeur qui domine, puis l’esprit de possession qui pousse Pierre à vouloir retenir Elie et Moïse dans cet instant prodigieux. Tandis qu’au Golgotha où on attendrait que Jean et les deux Marie s’enfuient avec les autres, c’est l’adoration qui prend le dessus et l’esprit d’abandon à la volonté du Père. C’est là notre condition de disciples: nous sommes toujours en décalage, soit par rapport à ce que Dieu attend, soit par rapport à ce que le monde attend.
Dès les premiers temps du carême, nous sommes donc conviés au Thabor, avec le Golgotha en ligne de mire. Il est nécessaire de montrer que le Golgotha se profile déjà derrière le Thabor, pour
ne pas s’illusionner. Mais on peut aussi profiter de l’instant, et s’exclamer avec Pierre: « Il est bon que nous soyons ici! » Lorsque la grâce se présente, lorsque dans notre vie Dieu frappe à la porte et nous fait expérimenter son amour, il faut savoir saisir l’instant : les consolations spirituelles qui sont offertes, il faut les accueillir.
Au milieu de nos efforts de conversion en ce carême, Jésus est là qui s’offre à notre adoration.
C’est un repos qui non seulement est permis par Dieu, mais voulu par Lui qui connaît nos faiblesses. Il veut nous désaltérer dans notre désert, faisons halte à la source.
Attention par contre de nous arrêter trop longtemps. Si le carême est comparable à une ascension vers les sommets, le deuxième dimanche, avec ce récit de la Transfiguration, ressemble à une arrivée ou tout au moins à un plateau. Cela est bon, il faut le souligner encore avec Pierre. Mais l’erreur serait de prolonger infiniment notre halte et de dresser trois tentes. La vie spirituelle, c’est comme la révolution dans Rabbi Jacob et donc comme une bicyclette: si on s’arrête, on tombe. Et comme on dit chez les montagnards: « Si tu tombes, c’est la chute ; si tu chutes, c’est la tombe! » En matière de vie chrétienne, du repos à la dégringolade et de la dégringolade à la mort de l’âme, il n’y a qu’un pas.
Décidément, la montagne est notre horizon de ce deuxième dimanche du carême. Mais le proverbe montagnard mentionné à l’instant ne dit pas toute la vérité de la foi chrétienne. Il est vrai que notre pèlerinage sur la terre et notre carême requièrent un désir d’avancer toujours plus vers Jésus.
Celui qui démissionne, celui qui ne désire plus, celui-là est bien près d’être mort. Mais là où la foi chrétienne change tout, c’est que celui qui chute du simple fait de sa faiblesse, celui même qui chute d’une volonté délibérée mais sans s’y endurcir et qui désire se repentir, celui-là ne tombe pas dans le ravin de la mort: il est rattrapé délicatement par la main de Dieu. Et bien souvent, par une grâce absolument imméritée, la main de Dieu ne nous ramène pas à l’endroit de notre chute, ce qui serait déjà génial, mais elle nous élève un peu plus haut sur le chemin, ce qui est extraordinaire. C’est ainsi que même nos chutes nous font avancer, si nous acceptons de tomber entre les mains du Dieu vivant. C’est pour ça, merci Jésus pour le sacrement de confession!
Nous découvrons alors que nous sommes, nous aussi, à la suite du Christ, les fils bien-aimés du
Père, et que le Père n’abandonne pas ses enfants. Le Père arrête notre chute, nous recueille en sa main, et nous élève plus haut. Cela, Jésus l’a mérité pour nous sur la Croix. Et de la Croix jaillissent les sacrements, en particulier l’Eucharistie. Saint François de Sales a raison d’affirmer : « Il y a, en chaque Eucharistie plus que le Thabor dont on redescend encore pécheur: (il y a) le Golgotha dont on repart justifié ». En nous approchant pour communier à l’autel, nous accédons au pain du ciel qui nous donne d’aller de l’avant vers les sommets où Dieu nous attend.
Prière – pénitence – partage.
Bonne montée vers Pâques.
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Publié le 01 mars 2026