Année 2025-Homélie pour le Dimanche de la Sainte Famille (JMS).

la sainte famille raphael2

La Sainte Famille.

Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur.

 

 

_______________________________________________

Aujourd’hui, l’Eglise contemple la Sainte Famille qui fut l’école de la vie terrestre du Verbe de Dieu: une école de silence, de travail, et de vie familiale. Là, Jésus a épousé du dedans notre vie d’homme, l’humble quotidien de notre existence, en respectant, pendant trente ans de vie cachée le rythme lent de la croissance humaine.
Le sens authentique de l’autorité et du devoir filial y était bien ordonné. Tellement bien ordonné, que nous devons-nous poser la question, quel fut le secret de cette école de l’Evangile? Un amour unanime, oui carrément! Et c’est l’introït et la collecte de ce jour qui nous l’enseignent!
Je cite l’introït: « Dieu réside en son sanctuaire; Dieu nous fait habiter unanimes en sa demeure, c’est lui qui donnera courage et force à son peuple. »
Et la collecte, c’est-à-dire la prière d’ouverture, celle là-même qui fait la collecte de nos prières, les associe à celle de l’Eglise pour les présenter au Père, par le Fils dans l’Esprit: « Tu as voulu, Seigneur Dieu, que la sainte famille nous soit donnée en exemple ; accorde-nous, dans ta bonté, de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de l’amour, afin de goûter la récompense éternelle dans la joie de ta maison. »

Chers frères et sœurs, membres d’une famille; j’ai donc pour vous un scoop! Notre Mère l’Eglise a le mode d’emploi pour la sainteté en famille!
Vous avez entendu: la Sainte Famille = exemple de famille; la sainte famille = vertus familiales accomplies.

« En ces trois pauvres qui s’aiment » dit Paul Claudel, il n’y a qu’un seul cœur et qu’une seule âme pour vivre, dans la joie, les vertus familiales.
« Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur »(P. Robinne). Quelle complémentarité! « Si l’homme est le rempart extérieur du foyer, la femme en est le rempart intérieur, elle est l’attrait du foyer, car elle en est le cœur et la joie. Les deux sont indispensables car les deux sont complémentaires ».

En 2003, Saint Jean-Paul II n’hésita pas à connecter charité et défense de la famille traditionnelle: « A l’école de Nazareth, chaque famille apprend à être un foyer d’amour, d’unité et d’ouverture à la vie.  A notre époque, une mauvaise compréhension du sens des droits vient parfois troubler la nature même de l’institution familiale et du lien conjugal. Il faut qu’à tous les niveaux se conjuguent les efforts de ceux qui croient à l’importance de la famille fondée sur le mariage. Il s’agit d’une réalité humaine et divine qui doit être défendue et promue en tant que bien fondamental de la société. »
Si nous voulons que notre famille soit épanouie et vive en paix Nous sommes entraînés à cultiver les vertus familiales.

L’Eglise est la « famille de Dieu ». En effet, dès ses origines, le noyau de l’Eglise est constitué par ceux qui, « avec toute leur maison » sont devenus croyants (CEC, 1655). Ainsi, l’Eglise est édifiée par les familles.
Oui, en vérité, « la famille chrétienne est une image de l’Eglise, un sanctuaire domestique » (Vénérable Pie XII, en 1942). Quelle merveille! « La famille elle-même est le grand mystère de Dieu. Comme « Eglise domestique, elle est l’épouse du Christ. L’Eglise universelle se révèle plus immédiatement comme épouse du Christ dans l’Eglise domestique » et dans l’amour vécu en elle. » Que ce mystère est grand et beau !
Vous comprenez donc que « la famille est l’élément essentiel de la société et de l’Eglise » (Pie XII), et que « son modèle doit être cherché en Dieu-même » (saint Jean-Paul II).
« Si vous désirez faire de cette société unique et privilégiée qu’est la famille une véritable cellule d’Eglise, où Dieu soit honoré  appliquez-vous à mettre en œuvre concrètement le mystère de l’Eglise »(saint Jean XXIII aux équipes Notre-Dame en 1959) .

Mais comment? Par la pratique des vertus familiales.
La piété.
C’est en quelque sorte la traduction de notre Foi. « Si la famille prie, en effet, elle vit et, si elle prie unie, elle vit unie » (Pie XII). « Il est nécessaire que la prière devienne une habitude enracinée dans la vie quotidienne de chaque famille » (saint Jean-Paul II).
« Claire de Castelbajac avait sept ans lorsque sa maman lui demande: As-tu pensé à offrir ton cœur et ta journée?  Bien-sûr, répond-elle, sans ça, à quoi ça sert?» Retenons ceci: Une famille qui prie est une famille qui vit. Si elle prie unie, elle vit unie.
La courtoisie.
Elle est la politesse et la délicatesse dans les relations avec les autres, à commencer avec les personnes de sa propre famille.
J’aime à dire qu’elle est la charité qui se fait exquise, qui a du tact. Bien qu’il s’agisse d’une petite vertu, elle saura renforcer efficacement d’autres vertus. Un sourire, une parole aimable. La courtoisie est une marque de déférence qui rend immédiatement l’atmosphère familiale plus paisible et joyeuse.
La gratitude.
Etre reconnaissant envers son conjoint, ses parents ou ses frères et sœurs, c’est être attentif aux actes de service et aux efforts qu’ils accomplissent pour votre bien et leur montrer qu’ils ont une grande valeur à vos yeux. Remercier pour un bon dîner préparé avec amour, pour tous les efforts accomplis au travail pour le bien de la famille, pour un service rendu, chaque détail peut être apprécié et valorisé. « « Merci : à lui seul ce petit mot récompense toutes les peines. Il rend heureux celui qui le dit et celui à qui on l’adresse ». (Mgr Chevot)
La sincérité.
«Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non »(Mt 5,37). C’est la règle que Jésus donne à ses disciples car il veut que la parole d’un chrétien soit crédible. Il invite ainsi à être honnête à tout moment et à toujours dire la vérité. En famille, il est très important d’avoir cette confiance et de toujours parler avec sincérité. C’est le propre de la sincérité de ne vouloir dire que des choses vraies.
La discrétion.
La vertu de discrétion consiste premièrement à ne pas vouloir tout connaître et deuxièmement à savoir ne pas tout dire . Avec cette vertu, chaque membre de la famille est appelé à être délicat avec les autres, à ne pas vouloir tout savoir par curiosité et à ne pas répéter non plus ce qui est confié. Cette vertu, aussi petite qu’elle puisse paraître, contribue puissamment à la paix du foyer et à la bonne entente avec chacun.
La bienveillance.
Les foyers heureux, les foyers vraiment chrétiens sont ceux où on ne dit pas du mal des absents et où tout le monde est sûr de recevoir un bon accueil.  La bienveillance nous fait accorder aux autres un préjugé favorable.
Halte au dénigrement! Mais plutôt, sachons admirer la beauté et la bonté partout où nous les rencontrons. En admirant, on se grandit, on respire dans une atmosphère de respect et d’enthousiasme. Le chrétien bienveillant se fait tout à tous.
L’humilité.
Que ce mot sonne mal à nos oreilles modernes! Pourtant, comme disait sainte Thérèse d’Avila: « L’humilité, c’est la vérité! » En quoi consiste-t-elle? A savoir se tenir à sa place, à savoir reconnaître ses défauts, ses limites et à ne pas se vanter du bien que l’on fait ou que l’on a. Saint Paul s’écrit: « Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu? » (I Cor, IV, 7). Application pratique dans la famille: chacun à sa place! Les parents exercent l’autorité sans complexe, en se souvenant qu’elle est au service de la liberté des enfants. Ces derniers ne sont pas entre eux en compétition. Qu’aucun parmi eux ne se vante des facilités intellectuelles ou physiques qui lui viennent de Dieu et qu’il ne se moque pas des autres.
Et enfin, l’humour.
Il va de pair avec l’humilité. «Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes: ils n’ont pas fini de s’amuser. Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux: ils seront appréciés de leur entourage » (J. Folliet).

Mettons en œuvre toutes ces vertus et alors la paix fleurira dans nos familles. Que la Sainte Famille soit votre modèle, que la Sainte Famille intercède pour nous!

 

Publié le 29 décembre 2025

Année 2025-Homélie pour le Dimanche de la Sainte Famille (JMS).

La Sainte Famille.

Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur.

 

 

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Aujourd’hui, l’Eglise contemple la Sainte Famille qui fut l’école de la vie terrestre du Verbe de Dieu: une école de silence, de travail, et de vie familiale. Là, Jésus a épousé du dedans notre vie d’homme, l’humble quotidien de notre existence, en respectant, pendant trente ans de vie cachée le rythme lent de la croissance humaine.
Le sens authentique de l’autorité et du devoir filial y était bien ordonné. Tellement bien ordonné, que nous devons-nous poser la question, quel fut le secret de cette école de l’Evangile? Un amour unanime, oui carrément! Et c’est l’introït et la collecte de ce jour qui nous l’enseignent!
Je cite l’introït: « Dieu réside en son sanctuaire; Dieu nous fait habiter unanimes en sa demeure, c’est lui qui donnera courage et force à son peuple. »
Et la collecte, c’est-à-dire la prière d’ouverture, celle là-même qui fait la collecte de nos prières, les associe à celle de l’Eglise pour les présenter au Père, par le Fils dans l’Esprit: « Tu as voulu, Seigneur Dieu, que la sainte famille nous soit donnée en exemple ; accorde-nous, dans ta bonté, de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de l’amour, afin de goûter la récompense éternelle dans la joie de ta maison. »

Chers frères et sœurs, membres d’une famille; j’ai donc pour vous un scoop! Notre Mère l’Eglise a le mode d’emploi pour la sainteté en famille!
Vous avez entendu: la Sainte Famille = exemple de famille; la sainte famille = vertus familiales accomplies.

« En ces trois pauvres qui s’aiment » dit Paul Claudel, il n’y a qu’un seul cœur et qu’une seule âme pour vivre, dans la joie, les vertus familiales.
« Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur »(P. Robinne). Quelle complémentarité! « Si l’homme est le rempart extérieur du foyer, la femme en est le rempart intérieur, elle est l’attrait du foyer, car elle en est le cœur et la joie. Les deux sont indispensables car les deux sont complémentaires ».

En 2003, Saint Jean-Paul II n’hésita pas à connecter charité et défense de la famille traditionnelle: « A l’école de Nazareth, chaque famille apprend à être un foyer d’amour, d’unité et d’ouverture à la vie.  A notre époque, une mauvaise compréhension du sens des droits vient parfois troubler la nature même de l’institution familiale et du lien conjugal. Il faut qu’à tous les niveaux se conjuguent les efforts de ceux qui croient à l’importance de la famille fondée sur le mariage. Il s’agit d’une réalité humaine et divine qui doit être défendue et promue en tant que bien fondamental de la société. »
Si nous voulons que notre famille soit épanouie et vive en paix Nous sommes entraînés à cultiver les vertus familiales.

L’Eglise est la « famille de Dieu ». En effet, dès ses origines, le noyau de l’Eglise est constitué par ceux qui, « avec toute leur maison » sont devenus croyants (CEC, 1655). Ainsi, l’Eglise est édifiée par les familles.
Oui, en vérité, « la famille chrétienne est une image de l’Eglise, un sanctuaire domestique » (Vénérable Pie XII, en 1942). Quelle merveille! « La famille elle-même est le grand mystère de Dieu. Comme « Eglise domestique, elle est l’épouse du Christ. L’Eglise universelle se révèle plus immédiatement comme épouse du Christ dans l’Eglise domestique » et dans l’amour vécu en elle. » Que ce mystère est grand et beau !
Vous comprenez donc que « la famille est l’élément essentiel de la société et de l’Eglise » (Pie XII), et que « son modèle doit être cherché en Dieu-même » (saint Jean-Paul II).
« Si vous désirez faire de cette société unique et privilégiée qu’est la famille une véritable cellule d’Eglise, où Dieu soit honoré  appliquez-vous à mettre en œuvre concrètement le mystère de l’Eglise »(saint Jean XXIII aux équipes Notre-Dame en 1959) .

Mais comment? Par la pratique des vertus familiales.
La piété.
C’est en quelque sorte la traduction de notre Foi. « Si la famille prie, en effet, elle vit et, si elle prie unie, elle vit unie » (Pie XII). « Il est nécessaire que la prière devienne une habitude enracinée dans la vie quotidienne de chaque famille » (saint Jean-Paul II).
« Claire de Castelbajac avait sept ans lorsque sa maman lui demande: As-tu pensé à offrir ton cœur et ta journée?  Bien-sûr, répond-elle, sans ça, à quoi ça sert?» Retenons ceci: Une famille qui prie est une famille qui vit. Si elle prie unie, elle vit unie.
La courtoisie.
Elle est la politesse et la délicatesse dans les relations avec les autres, à commencer avec les personnes de sa propre famille.
J’aime à dire qu’elle est la charité qui se fait exquise, qui a du tact. Bien qu’il s’agisse d’une petite vertu, elle saura renforcer efficacement d’autres vertus. Un sourire, une parole aimable. La courtoisie est une marque de déférence qui rend immédiatement l’atmosphère familiale plus paisible et joyeuse.
La gratitude.
Etre reconnaissant envers son conjoint, ses parents ou ses frères et sœurs, c’est être attentif aux actes de service et aux efforts qu’ils accomplissent pour votre bien et leur montrer qu’ils ont une grande valeur à vos yeux. Remercier pour un bon dîner préparé avec amour, pour tous les efforts accomplis au travail pour le bien de la famille, pour un service rendu, chaque détail peut être apprécié et valorisé. « « Merci : à lui seul ce petit mot récompense toutes les peines. Il rend heureux celui qui le dit et celui à qui on l’adresse ». (Mgr Chevot)
La sincérité.
«Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non »(Mt 5,37). C’est la règle que Jésus donne à ses disciples car il veut que la parole d’un chrétien soit crédible. Il invite ainsi à être honnête à tout moment et à toujours dire la vérité. En famille, il est très important d’avoir cette confiance et de toujours parler avec sincérité. C’est le propre de la sincérité de ne vouloir dire que des choses vraies.
La discrétion.
La vertu de discrétion consiste premièrement à ne pas vouloir tout connaître et deuxièmement à savoir ne pas tout dire . Avec cette vertu, chaque membre de la famille est appelé à être délicat avec les autres, à ne pas vouloir tout savoir par curiosité et à ne pas répéter non plus ce qui est confié. Cette vertu, aussi petite qu’elle puisse paraître, contribue puissamment à la paix du foyer et à la bonne entente avec chacun.
La bienveillance.
Les foyers heureux, les foyers vraiment chrétiens sont ceux où on ne dit pas du mal des absents et où tout le monde est sûr de recevoir un bon accueil.  La bienveillance nous fait accorder aux autres un préjugé favorable.
Halte au dénigrement! Mais plutôt, sachons admirer la beauté et la bonté partout où nous les rencontrons. En admirant, on se grandit, on respire dans une atmosphère de respect et d’enthousiasme. Le chrétien bienveillant se fait tout à tous.
L’humilité.
Que ce mot sonne mal à nos oreilles modernes! Pourtant, comme disait sainte Thérèse d’Avila: « L’humilité, c’est la vérité! » En quoi consiste-t-elle? A savoir se tenir à sa place, à savoir reconnaître ses défauts, ses limites et à ne pas se vanter du bien que l’on fait ou que l’on a. Saint Paul s’écrit: « Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu? » (I Cor, IV, 7). Application pratique dans la famille: chacun à sa place! Les parents exercent l’autorité sans complexe, en se souvenant qu’elle est au service de la liberté des enfants. Ces derniers ne sont pas entre eux en compétition. Qu’aucun parmi eux ne se vante des facilités intellectuelles ou physiques qui lui viennent de Dieu et qu’il ne se moque pas des autres.
Et enfin, l’humour.
Il va de pair avec l’humilité. «Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes: ils n’ont pas fini de s’amuser. Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux: ils seront appréciés de leur entourage » (J. Folliet).

Mettons en œuvre toutes ces vertus et alors la paix fleurira dans nos familles. Que la Sainte Famille soit votre modèle, que la Sainte Famille intercède pour nous!

 

Publié le 29 décembre 2025

Année 2025-Homélie pour le Dimanche de la Sainte Famille (JMS).

la sainte famille raphael2

La Sainte Famille.

Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur.

 

 

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Aujourd’hui, l’Eglise contemple la Sainte Famille qui fut l’école de la vie terrestre du Verbe de Dieu: une école de silence, de travail, et de vie familiale. Là, Jésus a épousé du dedans notre vie d’homme, l’humble quotidien de notre existence, en respectant, pendant trente ans de vie cachée le rythme lent de la croissance humaine.
Le sens authentique de l’autorité et du devoir filial y était bien ordonné. Tellement bien ordonné, que nous devons-nous poser la question, quel fut le secret de cette école de l’Evangile? Un amour unanime, oui carrément! Et c’est l’introït et la collecte de ce jour qui nous l’enseignent!
Je cite l’introït: « Dieu réside en son sanctuaire; Dieu nous fait habiter unanimes en sa demeure, c’est lui qui donnera courage et force à son peuple. »
Et la collecte, c’est-à-dire la prière d’ouverture, celle là-même qui fait la collecte de nos prières, les associe à celle de l’Eglise pour les présenter au Père, par le Fils dans l’Esprit: « Tu as voulu, Seigneur Dieu, que la sainte famille nous soit donnée en exemple ; accorde-nous, dans ta bonté, de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de l’amour, afin de goûter la récompense éternelle dans la joie de ta maison. »

Chers frères et sœurs, membres d’une famille; j’ai donc pour vous un scoop! Notre Mère l’Eglise a le mode d’emploi pour la sainteté en famille!
Vous avez entendu: la Sainte Famille = exemple de famille; la sainte famille = vertus familiales accomplies.

« En ces trois pauvres qui s’aiment » dit Paul Claudel, il n’y a qu’un seul cœur et qu’une seule âme pour vivre, dans la joie, les vertus familiales.
« Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge Marie en est le cœur »(P. Robinne). Quelle complémentarité! « Si l’homme est le rempart extérieur du foyer, la femme en est le rempart intérieur, elle est l’attrait du foyer, car elle en est le cœur et la joie. Les deux sont indispensables car les deux sont complémentaires ».

En 2003, Saint Jean-Paul II n’hésita pas à connecter charité et défense de la famille traditionnelle: « A l’école de Nazareth, chaque famille apprend à être un foyer d’amour, d’unité et d’ouverture à la vie.  A notre époque, une mauvaise compréhension du sens des droits vient parfois troubler la nature même de l’institution familiale et du lien conjugal. Il faut qu’à tous les niveaux se conjuguent les efforts de ceux qui croient à l’importance de la famille fondée sur le mariage. Il s’agit d’une réalité humaine et divine qui doit être défendue et promue en tant que bien fondamental de la société. »
Si nous voulons que notre famille soit épanouie et vive en paix Nous sommes entraînés à cultiver les vertus familiales.

L’Eglise est la « famille de Dieu ». En effet, dès ses origines, le noyau de l’Eglise est constitué par ceux qui, « avec toute leur maison » sont devenus croyants (CEC, 1655). Ainsi, l’Eglise est édifiée par les familles.
Oui, en vérité, « la famille chrétienne est une image de l’Eglise, un sanctuaire domestique » (Vénérable Pie XII, en 1942). Quelle merveille! « La famille elle-même est le grand mystère de Dieu. Comme « Eglise domestique, elle est l’épouse du Christ. L’Eglise universelle se révèle plus immédiatement comme épouse du Christ dans l’Eglise domestique » et dans l’amour vécu en elle. » Que ce mystère est grand et beau !
Vous comprenez donc que « la famille est l’élément essentiel de la société et de l’Eglise » (Pie XII), et que « son modèle doit être cherché en Dieu-même » (saint Jean-Paul II).
« Si vous désirez faire de cette société unique et privilégiée qu’est la famille une véritable cellule d’Eglise, où Dieu soit honoré  appliquez-vous à mettre en œuvre concrètement le mystère de l’Eglise »(saint Jean XXIII aux équipes Notre-Dame en 1959) .

Mais comment? Par la pratique des vertus familiales.
La piété.
C’est en quelque sorte la traduction de notre Foi. « Si la famille prie, en effet, elle vit et, si elle prie unie, elle vit unie » (Pie XII). « Il est nécessaire que la prière devienne une habitude enracinée dans la vie quotidienne de chaque famille » (saint Jean-Paul II).
« Claire de Castelbajac avait sept ans lorsque sa maman lui demande: As-tu pensé à offrir ton cœur et ta journée?  Bien-sûr, répond-elle, sans ça, à quoi ça sert?» Retenons ceci: Une famille qui prie est une famille qui vit. Si elle prie unie, elle vit unie.
La courtoisie.
Elle est la politesse et la délicatesse dans les relations avec les autres, à commencer avec les personnes de sa propre famille.
J’aime à dire qu’elle est la charité qui se fait exquise, qui a du tact. Bien qu’il s’agisse d’une petite vertu, elle saura renforcer efficacement d’autres vertus. Un sourire, une parole aimable. La courtoisie est une marque de déférence qui rend immédiatement l’atmosphère familiale plus paisible et joyeuse.
La gratitude.
Etre reconnaissant envers son conjoint, ses parents ou ses frères et sœurs, c’est être attentif aux actes de service et aux efforts qu’ils accomplissent pour votre bien et leur montrer qu’ils ont une grande valeur à vos yeux. Remercier pour un bon dîner préparé avec amour, pour tous les efforts accomplis au travail pour le bien de la famille, pour un service rendu, chaque détail peut être apprécié et valorisé. « « Merci : à lui seul ce petit mot récompense toutes les peines. Il rend heureux celui qui le dit et celui à qui on l’adresse ». (Mgr Chevot)
La sincérité.
«Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non »(Mt 5,37). C’est la règle que Jésus donne à ses disciples car il veut que la parole d’un chrétien soit crédible. Il invite ainsi à être honnête à tout moment et à toujours dire la vérité. En famille, il est très important d’avoir cette confiance et de toujours parler avec sincérité. C’est le propre de la sincérité de ne vouloir dire que des choses vraies.
La discrétion.
La vertu de discrétion consiste premièrement à ne pas vouloir tout connaître et deuxièmement à savoir ne pas tout dire . Avec cette vertu, chaque membre de la famille est appelé à être délicat avec les autres, à ne pas vouloir tout savoir par curiosité et à ne pas répéter non plus ce qui est confié. Cette vertu, aussi petite qu’elle puisse paraître, contribue puissamment à la paix du foyer et à la bonne entente avec chacun.
La bienveillance.
Les foyers heureux, les foyers vraiment chrétiens sont ceux où on ne dit pas du mal des absents et où tout le monde est sûr de recevoir un bon accueil.  La bienveillance nous fait accorder aux autres un préjugé favorable.
Halte au dénigrement! Mais plutôt, sachons admirer la beauté et la bonté partout où nous les rencontrons. En admirant, on se grandit, on respire dans une atmosphère de respect et d’enthousiasme. Le chrétien bienveillant se fait tout à tous.
L’humilité.
Que ce mot sonne mal à nos oreilles modernes! Pourtant, comme disait sainte Thérèse d’Avila: « L’humilité, c’est la vérité! » En quoi consiste-t-elle? A savoir se tenir à sa place, à savoir reconnaître ses défauts, ses limites et à ne pas se vanter du bien que l’on fait ou que l’on a. Saint Paul s’écrit: « Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu? » (I Cor, IV, 7). Application pratique dans la famille: chacun à sa place! Les parents exercent l’autorité sans complexe, en se souvenant qu’elle est au service de la liberté des enfants. Ces derniers ne sont pas entre eux en compétition. Qu’aucun parmi eux ne se vante des facilités intellectuelles ou physiques qui lui viennent de Dieu et qu’il ne se moque pas des autres.
Et enfin, l’humour.
Il va de pair avec l’humilité. «Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes: ils n’ont pas fini de s’amuser. Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux: ils seront appréciés de leur entourage » (J. Folliet).

Mettons en œuvre toutes ces vertus et alors la paix fleurira dans nos familles. Que la Sainte Famille soit votre modèle, que la Sainte Famille intercède pour nous!

 

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Publié le 29 décembre 2025