Année 2025-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JA).

Statue of Saint Paul in Basilica of Saint Paul Outside the Walls in Rome, Italy.

La Foi et les œuvres. 

 

 

 

La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.  Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.

 

________________________________________________________

« Frères, –nous dit saint Paul dans la lettre aux Hébreux– nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins et débarrassés de tout ce qui nous alourdit, en particulier du péché qui nous entrave si bien, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu. Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché ».

Saint Paul fait ici une exhortation morale, recommandant de manifester par les œuvres la foi que nous avons dans le cœur, ainsi qu’en avertit saint Jacques (II, 17-18): « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. […] Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi».
L’apôtre nous exhorte à vivre selon le modèle suprême qui est notre bon Jésus, modèle qui a été suivi par tous les saints (Saint Eloi parmi les autres). Pour cela, tout comme Jésus et comme les saints à sa suite, il nous faut supporter les maux qui nous accablent, éviter le péché et faire le bien.
Les saints malgré tant d’épreuves, n’ont pas faibli dans leur espérance; nous donc qui sommes environnés (comme nous dit saint Paul) d’une si grande nuée de témoins (les saints), combien plus.
La vie des saints, dont nous sommes environnés, produit sur nous comme une nécessité de les imiter. Saint Jacques (V, 10) nous exhorte ainsi : « Prenez, mes frères, pour exemple de cette patience dans les maux et les afflictions, les prophètes ». Et saint Augustin explique : « De même que le Saint Esprit parle dans les Saintes Ecritures, il parle aussi dans les actions des saints qui sont pour nous et la forme et la règle de la vie ».
Cela est arrivé clairement dans la vie de Saint Ignace: En parcourant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se mit à réfléchir en se disant: « Et si je faisais ce que saint François a fait? » « Et si je devais agir comme saint Dominique? » Il réfléchissait à ces choses dans son esprit et se proposait continuellement des choses sérieuses et difficiles. Il semblait ressentir un certain empressement à les faire, sans autre raison que cette pensée: « Saint Dominique a fait cela: moi aussi, je le ferai ». « Saint François a fait cela: donc, je le ferai ». (Ajoutons-nous: Saint Eloi a fait cela, moi aussi, je le ferai).

Mais comme l’homme, voulant conformer sa conduite à quelque modèle, en est empêché quelquefois par des obstacles qui surviennent, l’apôtre commence par écarter ce qui peut nous empêcher davantage. Or cet obstacle c’est le « poids du péché ».
Par « le poids » –explique saint Thomas d’Aquin– on peut entendre le péché déjà commis; on l’appelle un poids, parce qu’il abaisse l’âme vers les choses d’en bas et l’incline à autre chose qu’à sa fin (qui est le bonheur du Ciel, Dieu lui-même). Ainsi chante le Ps. (37, 5) : « Mes iniquités se sont appesanties sur moi comme un fardeau insupportable ». Le péché qui n’est pas effacé par la pénitence (sacrement de la confession principalement), dit saint Grégoire, entraîne bientôt à un autre péché.
Par « le péché qui nous environne », on peut entendre l’occasion du péché, ce qui se rencontre dans tout ce qui nous environne, à savoir le monde, la chair, le démon, le prochain. Il faut nous munir de la grâce de Dieu, de l’amitié des saints, pour ne pas succomber aux occasions du péché.
Ou bien encore le « poids », c’est l’affection des choses terrestres, et « le péché qui nous environne », l’affection charnelle produite en nous par la chair qui nous environne; comme si l’apôtre disait: déposez toute affection charnelle, soit à l’égard des choses temporelles, soit de ce qui est charnel (qui ne peut pas nous élever au ciel), si vous voulez courir librement vers votre but: le ciel.
L’apôtre joint immédiatement l’exhortation, quand il dit: « courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée », et dans laquelle il nous faut tout supporter patiemment, bien que nous devions nous-mêmes courir volontairement.

L’apôtre nous propose ensuite l’exemple de Jésus-Christ: « Jetant les yeux sur Jésus », surtout aux moments de sa passion et de sa mort. On trouve à la croix l’exemple de toutes les vertus. La croix, dit saint Augustin, ne fut pas seulement le lit de ses souffrances, elle fut aussi la chaire de son enseignement.
Nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi (Ephésiens II, 8) dont Jésus est l’auteur. C’est pour cela que nous devons fixer nos regards sur ce modèle, Jésus-Christ; car c’est lui qui est l’auteur de la foi: d’abord en l’enseignant par la parole, comme affirme la Sainte Ecriture: « (Le Père) nous a parlé par son propre Fils »; et encore (Jean, I, 18) : « Le Fils unique de Dieu qui est dans le sein du Père l’a fait lui-même connaître ». Ensuite, en imprimant sa grâce et la foi dans notre cœur au moyen des sacrements.

La méditation de la passion de Jésus-Christ fait que nous ne nous laissons pas abattre. « Si l’on rappelle à sa mémoire la passion de Jésus-Christ, dit saint Grégoire, rien ne peut être si dur qu’on ne le supporte avec égalité d’âme ». Saint Paul dit donc : « C’est pourquoi, ne vous laissez pas abattre, ni défaillir votre cœur, de la vérité de la foi ».
Nous ne devons pas nous décourager dans nos tribulations, nous ne devons pas abandonner la foi (ou sa pratique) face aux difficultés. Dieu est toujours avec nous. Les saints nous environnent. En plus de cela, comme nous dit encore la Parole de Dieu, nous n’avons pas supporté encore tout ce qu’a souffert Jésus-Christ, puisqu’il a répandu, lui, son sang pour nous. C’est ce qui nous rappelle le renouvellement de son sacrifice à chaque sainte messe: « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle, qui sera répandu pour beaucoup » (Mat XXVI, 28).

Demandons l’intercession des saints qui ont su se débarrasser du poids du péché, afin de courir librement à la suite de notre bon Jésus.

Publié le 20 août 2025

Année 2025-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JA).

La Foi et les œuvres. 

 

 

 

La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.  Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.

 

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« Frères, –nous dit saint Paul dans la lettre aux Hébreux– nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins et débarrassés de tout ce qui nous alourdit, en particulier du péché qui nous entrave si bien, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu. Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché ».

Saint Paul fait ici une exhortation morale, recommandant de manifester par les œuvres la foi que nous avons dans le cœur, ainsi qu’en avertit saint Jacques (II, 17-18): « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. […] Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi».
L’apôtre nous exhorte à vivre selon le modèle suprême qui est notre bon Jésus, modèle qui a été suivi par tous les saints (Saint Eloi parmi les autres). Pour cela, tout comme Jésus et comme les saints à sa suite, il nous faut supporter les maux qui nous accablent, éviter le péché et faire le bien.
Les saints malgré tant d’épreuves, n’ont pas faibli dans leur espérance; nous donc qui sommes environnés (comme nous dit saint Paul) d’une si grande nuée de témoins (les saints), combien plus.
La vie des saints, dont nous sommes environnés, produit sur nous comme une nécessité de les imiter. Saint Jacques (V, 10) nous exhorte ainsi : « Prenez, mes frères, pour exemple de cette patience dans les maux et les afflictions, les prophètes ». Et saint Augustin explique : « De même que le Saint Esprit parle dans les Saintes Ecritures, il parle aussi dans les actions des saints qui sont pour nous et la forme et la règle de la vie ».
Cela est arrivé clairement dans la vie de Saint Ignace: En parcourant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se mit à réfléchir en se disant: « Et si je faisais ce que saint François a fait? » « Et si je devais agir comme saint Dominique? » Il réfléchissait à ces choses dans son esprit et se proposait continuellement des choses sérieuses et difficiles. Il semblait ressentir un certain empressement à les faire, sans autre raison que cette pensée: « Saint Dominique a fait cela: moi aussi, je le ferai ». « Saint François a fait cela: donc, je le ferai ». (Ajoutons-nous: Saint Eloi a fait cela, moi aussi, je le ferai).

Mais comme l’homme, voulant conformer sa conduite à quelque modèle, en est empêché quelquefois par des obstacles qui surviennent, l’apôtre commence par écarter ce qui peut nous empêcher davantage. Or cet obstacle c’est le « poids du péché ».
Par « le poids » –explique saint Thomas d’Aquin– on peut entendre le péché déjà commis; on l’appelle un poids, parce qu’il abaisse l’âme vers les choses d’en bas et l’incline à autre chose qu’à sa fin (qui est le bonheur du Ciel, Dieu lui-même). Ainsi chante le Ps. (37, 5) : « Mes iniquités se sont appesanties sur moi comme un fardeau insupportable ». Le péché qui n’est pas effacé par la pénitence (sacrement de la confession principalement), dit saint Grégoire, entraîne bientôt à un autre péché.
Par « le péché qui nous environne », on peut entendre l’occasion du péché, ce qui se rencontre dans tout ce qui nous environne, à savoir le monde, la chair, le démon, le prochain. Il faut nous munir de la grâce de Dieu, de l’amitié des saints, pour ne pas succomber aux occasions du péché.
Ou bien encore le « poids », c’est l’affection des choses terrestres, et « le péché qui nous environne », l’affection charnelle produite en nous par la chair qui nous environne; comme si l’apôtre disait: déposez toute affection charnelle, soit à l’égard des choses temporelles, soit de ce qui est charnel (qui ne peut pas nous élever au ciel), si vous voulez courir librement vers votre but: le ciel.
L’apôtre joint immédiatement l’exhortation, quand il dit: « courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée », et dans laquelle il nous faut tout supporter patiemment, bien que nous devions nous-mêmes courir volontairement.

L’apôtre nous propose ensuite l’exemple de Jésus-Christ: « Jetant les yeux sur Jésus », surtout aux moments de sa passion et de sa mort. On trouve à la croix l’exemple de toutes les vertus. La croix, dit saint Augustin, ne fut pas seulement le lit de ses souffrances, elle fut aussi la chaire de son enseignement.
Nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi (Ephésiens II, 8) dont Jésus est l’auteur. C’est pour cela que nous devons fixer nos regards sur ce modèle, Jésus-Christ; car c’est lui qui est l’auteur de la foi: d’abord en l’enseignant par la parole, comme affirme la Sainte Ecriture: « (Le Père) nous a parlé par son propre Fils »; et encore (Jean, I, 18) : « Le Fils unique de Dieu qui est dans le sein du Père l’a fait lui-même connaître ». Ensuite, en imprimant sa grâce et la foi dans notre cœur au moyen des sacrements.

La méditation de la passion de Jésus-Christ fait que nous ne nous laissons pas abattre. « Si l’on rappelle à sa mémoire la passion de Jésus-Christ, dit saint Grégoire, rien ne peut être si dur qu’on ne le supporte avec égalité d’âme ». Saint Paul dit donc : « C’est pourquoi, ne vous laissez pas abattre, ni défaillir votre cœur, de la vérité de la foi ».
Nous ne devons pas nous décourager dans nos tribulations, nous ne devons pas abandonner la foi (ou sa pratique) face aux difficultés. Dieu est toujours avec nous. Les saints nous environnent. En plus de cela, comme nous dit encore la Parole de Dieu, nous n’avons pas supporté encore tout ce qu’a souffert Jésus-Christ, puisqu’il a répandu, lui, son sang pour nous. C’est ce qui nous rappelle le renouvellement de son sacrifice à chaque sainte messe: « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle, qui sera répandu pour beaucoup » (Mat XXVI, 28).

Demandons l’intercession des saints qui ont su se débarrasser du poids du péché, afin de courir librement à la suite de notre bon Jésus.

Publié le 20 août 2025

Année 2025-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JA).

Statue of Saint Paul in Basilica of Saint Paul Outside the Walls in Rome, Italy.

La Foi et les œuvres. 

 

 

 

La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.  Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.

 

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« Frères, –nous dit saint Paul dans la lettre aux Hébreux– nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins et débarrassés de tout ce qui nous alourdit, en particulier du péché qui nous entrave si bien, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu. Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché ».

Saint Paul fait ici une exhortation morale, recommandant de manifester par les œuvres la foi que nous avons dans le cœur, ainsi qu’en avertit saint Jacques (II, 17-18): « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. […] Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi».
L’apôtre nous exhorte à vivre selon le modèle suprême qui est notre bon Jésus, modèle qui a été suivi par tous les saints (Saint Eloi parmi les autres). Pour cela, tout comme Jésus et comme les saints à sa suite, il nous faut supporter les maux qui nous accablent, éviter le péché et faire le bien.
Les saints malgré tant d’épreuves, n’ont pas faibli dans leur espérance; nous donc qui sommes environnés (comme nous dit saint Paul) d’une si grande nuée de témoins (les saints), combien plus.
La vie des saints, dont nous sommes environnés, produit sur nous comme une nécessité de les imiter. Saint Jacques (V, 10) nous exhorte ainsi : « Prenez, mes frères, pour exemple de cette patience dans les maux et les afflictions, les prophètes ». Et saint Augustin explique : « De même que le Saint Esprit parle dans les Saintes Ecritures, il parle aussi dans les actions des saints qui sont pour nous et la forme et la règle de la vie ».
Cela est arrivé clairement dans la vie de Saint Ignace: En parcourant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se mit à réfléchir en se disant: « Et si je faisais ce que saint François a fait? » « Et si je devais agir comme saint Dominique? » Il réfléchissait à ces choses dans son esprit et se proposait continuellement des choses sérieuses et difficiles. Il semblait ressentir un certain empressement à les faire, sans autre raison que cette pensée: « Saint Dominique a fait cela: moi aussi, je le ferai ». « Saint François a fait cela: donc, je le ferai ». (Ajoutons-nous: Saint Eloi a fait cela, moi aussi, je le ferai).

Mais comme l’homme, voulant conformer sa conduite à quelque modèle, en est empêché quelquefois par des obstacles qui surviennent, l’apôtre commence par écarter ce qui peut nous empêcher davantage. Or cet obstacle c’est le « poids du péché ».
Par « le poids » –explique saint Thomas d’Aquin– on peut entendre le péché déjà commis; on l’appelle un poids, parce qu’il abaisse l’âme vers les choses d’en bas et l’incline à autre chose qu’à sa fin (qui est le bonheur du Ciel, Dieu lui-même). Ainsi chante le Ps. (37, 5) : « Mes iniquités se sont appesanties sur moi comme un fardeau insupportable ». Le péché qui n’est pas effacé par la pénitence (sacrement de la confession principalement), dit saint Grégoire, entraîne bientôt à un autre péché.
Par « le péché qui nous environne », on peut entendre l’occasion du péché, ce qui se rencontre dans tout ce qui nous environne, à savoir le monde, la chair, le démon, le prochain. Il faut nous munir de la grâce de Dieu, de l’amitié des saints, pour ne pas succomber aux occasions du péché.
Ou bien encore le « poids », c’est l’affection des choses terrestres, et « le péché qui nous environne », l’affection charnelle produite en nous par la chair qui nous environne; comme si l’apôtre disait: déposez toute affection charnelle, soit à l’égard des choses temporelles, soit de ce qui est charnel (qui ne peut pas nous élever au ciel), si vous voulez courir librement vers votre but: le ciel.
L’apôtre joint immédiatement l’exhortation, quand il dit: « courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée », et dans laquelle il nous faut tout supporter patiemment, bien que nous devions nous-mêmes courir volontairement.

L’apôtre nous propose ensuite l’exemple de Jésus-Christ: « Jetant les yeux sur Jésus », surtout aux moments de sa passion et de sa mort. On trouve à la croix l’exemple de toutes les vertus. La croix, dit saint Augustin, ne fut pas seulement le lit de ses souffrances, elle fut aussi la chaire de son enseignement.
Nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi (Ephésiens II, 8) dont Jésus est l’auteur. C’est pour cela que nous devons fixer nos regards sur ce modèle, Jésus-Christ; car c’est lui qui est l’auteur de la foi: d’abord en l’enseignant par la parole, comme affirme la Sainte Ecriture: « (Le Père) nous a parlé par son propre Fils »; et encore (Jean, I, 18) : « Le Fils unique de Dieu qui est dans le sein du Père l’a fait lui-même connaître ». Ensuite, en imprimant sa grâce et la foi dans notre cœur au moyen des sacrements.

La méditation de la passion de Jésus-Christ fait que nous ne nous laissons pas abattre. « Si l’on rappelle à sa mémoire la passion de Jésus-Christ, dit saint Grégoire, rien ne peut être si dur qu’on ne le supporte avec égalité d’âme ». Saint Paul dit donc : « C’est pourquoi, ne vous laissez pas abattre, ni défaillir votre cœur, de la vérité de la foi ».
Nous ne devons pas nous décourager dans nos tribulations, nous ne devons pas abandonner la foi (ou sa pratique) face aux difficultés. Dieu est toujours avec nous. Les saints nous environnent. En plus de cela, comme nous dit encore la Parole de Dieu, nous n’avons pas supporté encore tout ce qu’a souffert Jésus-Christ, puisqu’il a répandu, lui, son sang pour nous. C’est ce qui nous rappelle le renouvellement de son sacrifice à chaque sainte messe: « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle, qui sera répandu pour beaucoup » (Mat XXVI, 28).

Demandons l’intercession des saints qui ont su se débarrasser du poids du péché, afin de courir librement à la suite de notre bon Jésus.

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Publié le 20 août 2025