AnnĂ©e 2021- HomĂ©lie pour la fĂȘte du BaptĂȘme du Seigneur (JGA).

DĂšs que je descends en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
La fĂȘte du baptĂȘme du Seigneur c’est aussi une Ă©piphanie, une manifestation du Christ et quelle manifestation ! Câest le cĆur du mystĂšre chrĂ©tien qui se rĂ©vĂšle au baptĂȘme du Christ : le PĂšre, le Fils et le Saint Esprit, la TrinitĂ©. Le Dieu Vivant nous apparaĂźt en dialogue. Le PĂšre dit : « Tu es mon Fils bien aimĂ© » et la colombe de lâEsprit repose sur JĂ©sus.
Mais oĂč sâaccomplit cette manifestation ? Sur le Jourdain. La TrinitĂ© se rĂ©vĂšle sur les eaux du Jourdain. Ceux qui Ă©taient venus au Jourdain ont Ă©tĂ© plongĂ©s par Jean dans l’eau en confessant leurs pĂ©chĂ©s. Lâeau du Jourdain sâest comme chargĂ©e des pĂ©chĂ©s du monde. Or câest dans cette eau de mal et de mort que JĂ©sus va ĂȘtre plongĂ©. Lui, la SaintetĂ© mĂȘme, il vient demander Ă saint Jean le baptĂȘme de la pĂ©nitence. Notre Seigneur aime les pĂ©cheurs, il les aime jusqu’Ă se confondre avec eux. Le voici qui demande le baptĂȘme des pĂ©cheurs. Câest symbolique. Comme Ă Lourdes, quand lâeau des piscines devient trouble en fin de journĂ©e aprĂšs le passage de tous ceux qui sây sont plongĂ©s. JĂ©sus a plongĂ© dans cette eau de nos pĂ©chĂ©s. Il a ainsi pris notre humanitĂ© Ă bras le corps. JĂ©sus s’Ă©tait humiliĂ©, le ciel va le glorifier, en s’ouvrant sur sa tĂšte alors qu’il sortait de l’eau et Ă©tait en priĂšre. La Sainte TrinitĂ© se rĂ©vĂ©lait au baptĂȘme de JĂ©sus, elle dont le nom est invoquĂ© Ă notre baptĂȘme.
Jésus en effet ne remonte pas seul des eaux de la mort. Nous sommes avec lui. Désormais, par la foi, nous avons, nous aussi, part à cet Esprit qui crie en nous «Abba, PÚre» (Ga 4, 6). Nous sommes «appelés enfants de Dieu et nous le
sommes» en vĂ©ritĂ© (1 Jn 3, 1)! Nous reproduisons en nous «lâimage du Fils», afin, comme dit saint Paul, «quâil soit lâaĂźnĂ© dâune multitude de frĂšres» (Rm 8, 29). Telle est la grĂące de notre baptĂȘme. Et ce baptĂȘme nâest pas un Ă©vĂšnement du passĂ©, enfoui dans les limbes de la petite enfance. Non, le baptĂȘme a ouvert en moi une source permanente. Une source toujours disponible. Quand bien mĂȘme, je lâaurais obstruĂ©e par les dĂ©combres de mes pĂ©chĂ©s, elle nâa pas disparu pour autant. Elle ne demande quâĂ jaillir Ă nouveau Ă plein jet.
Aussi, dĂšs que je quitte la surface pour descendre en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
Trois choses :
«Le ciel sâouvre». Câest-Ă -dire que la ligne est rĂ©tablie entre la terre et le Ciel. JĂ©sus, par sa Passion, mâa rĂ©conciliĂ© avec le PĂšre, de sorte que maintenant, comme dit saint Paul, jâai «libre accĂšs auprĂšs du PĂšre» (Ep 2, 18). Plus besoin de faire antichambre. Le «PĂšre est lĂ dans le secret» (Mt 6, 6). Il mâattend.
«LâEsprit saint descend». JĂ©sus ressuscitĂ© ne cesse de rĂ©pandre au plus profond de moi-mĂȘme lâEsprit dâamour, cette charitĂ© qui est le principe mĂȘme de ma vie nouvelle dâenfant de Dieu.
Enfin, si je prĂȘte lâoreille de mon cĆur, par delĂ le fracas des eaux, plus fort que les tempĂȘtes qui agitent ma vie, je peux entendre, discrĂšte mais tenace, une voix, la voix du PĂšre: «Tu es mon fils bien-aimĂ©; en toi, jâai mis tout mon amour».
Soyez à jamais béni, mon Dieu, de ce que nous avons été baptisés.
Publié le 11 janvier 2021
AnnĂ©e 2021- HomĂ©lie pour la fĂȘte du BaptĂȘme du Seigneur (JGA).

DĂšs que je descends en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
La fĂȘte du baptĂȘme du Seigneur c’est aussi une Ă©piphanie, une manifestation du Christ et quelle manifestation ! Câest le cĆur du mystĂšre chrĂ©tien qui se rĂ©vĂšle au baptĂȘme du Christ : le PĂšre, le Fils et le Saint Esprit, la TrinitĂ©. Le Dieu Vivant nous apparaĂźt en dialogue. Le PĂšre dit : « Tu es mon Fils bien aimĂ© » et la colombe de lâEsprit repose sur JĂ©sus.
Mais oĂč sâaccomplit cette manifestation ? Sur le Jourdain. La TrinitĂ© se rĂ©vĂšle sur les eaux du Jourdain. Ceux qui Ă©taient venus au Jourdain ont Ă©tĂ© plongĂ©s par Jean dans l’eau en confessant leurs pĂ©chĂ©s. Lâeau du Jourdain sâest comme chargĂ©e des pĂ©chĂ©s du monde. Or câest dans cette eau de mal et de mort que JĂ©sus va ĂȘtre plongĂ©. Lui, la SaintetĂ© mĂȘme, il vient demander Ă saint Jean le baptĂȘme de la pĂ©nitence. Notre Seigneur aime les pĂ©cheurs, il les aime jusqu’Ă se confondre avec eux. Le voici qui demande le baptĂȘme des pĂ©cheurs. Câest symbolique. Comme Ă Lourdes, quand lâeau des piscines devient trouble en fin de journĂ©e aprĂšs le passage de tous ceux qui sây sont plongĂ©s. JĂ©sus a plongĂ© dans cette eau de nos pĂ©chĂ©s. Il a ainsi pris notre humanitĂ© Ă bras le corps. JĂ©sus s’Ă©tait humiliĂ©, le ciel va le glorifier, en s’ouvrant sur sa tĂšte alors qu’il sortait de l’eau et Ă©tait en priĂšre. La Sainte TrinitĂ© se rĂ©vĂ©lait au baptĂȘme de JĂ©sus, elle dont le nom est invoquĂ© Ă notre baptĂȘme.
Jésus en effet ne remonte pas seul des eaux de la mort. Nous sommes avec lui. Désormais, par la foi, nous avons, nous aussi, part à cet Esprit qui crie en nous «Abba, PÚre» (Ga 4, 6). Nous sommes «appelés enfants de Dieu et nous le
sommes» en vĂ©ritĂ© (1 Jn 3, 1)! Nous reproduisons en nous «lâimage du Fils», afin, comme dit saint Paul, «quâil soit lâaĂźnĂ© dâune multitude de frĂšres» (Rm 8, 29). Telle est la grĂące de notre baptĂȘme. Et ce baptĂȘme nâest pas un Ă©vĂšnement du passĂ©, enfoui dans les limbes de la petite enfance. Non, le baptĂȘme a ouvert en moi une source permanente. Une source toujours disponible. Quand bien mĂȘme, je lâaurais obstruĂ©e par les dĂ©combres de mes pĂ©chĂ©s, elle nâa pas disparu pour autant. Elle ne demande quâĂ jaillir Ă nouveau Ă plein jet.
Aussi, dĂšs que je quitte la surface pour descendre en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
Trois choses :
«Le ciel sâouvre». Câest-Ă -dire que la ligne est rĂ©tablie entre la terre et le Ciel. JĂ©sus, par sa Passion, mâa rĂ©conciliĂ© avec le PĂšre, de sorte que maintenant, comme dit saint Paul, jâai «libre accĂšs auprĂšs du PĂšre» (Ep 2, 18). Plus besoin de faire antichambre. Le «PĂšre est lĂ dans le secret» (Mt 6, 6). Il mâattend.
«LâEsprit saint descend». JĂ©sus ressuscitĂ© ne cesse de rĂ©pandre au plus profond de moi-mĂȘme lâEsprit dâamour, cette charitĂ© qui est le principe mĂȘme de ma vie nouvelle dâenfant de Dieu.
Enfin, si je prĂȘte lâoreille de mon cĆur, par delĂ le fracas des eaux, plus fort que les tempĂȘtes qui agitent ma vie, je peux entendre, discrĂšte mais tenace, une voix, la voix du PĂšre: «Tu es mon fils bien-aimĂ©; en toi, jâai mis tout mon amour».
Soyez à jamais béni, mon Dieu, de ce que nous avons été baptisés.
Publié le 11 janvier 2021
AnnĂ©e 2021- HomĂ©lie pour la fĂȘte du BaptĂȘme du Seigneur (JGA).

DĂšs que je descends en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
La fĂȘte du baptĂȘme du Seigneur c’est aussi une Ă©piphanie, une manifestation du Christ et quelle manifestation ! Câest le cĆur du mystĂšre chrĂ©tien qui se rĂ©vĂšle au baptĂȘme du Christ : le PĂšre, le Fils et le Saint Esprit, la TrinitĂ©. Le Dieu Vivant nous apparaĂźt en dialogue. Le PĂšre dit : « Tu es mon Fils bien aimĂ© » et la colombe de lâEsprit repose sur JĂ©sus.
Mais oĂč sâaccomplit cette manifestation ? Sur le Jourdain. La TrinitĂ© se rĂ©vĂšle sur les eaux du Jourdain. Ceux qui Ă©taient venus au Jourdain ont Ă©tĂ© plongĂ©s par Jean dans l’eau en confessant leurs pĂ©chĂ©s. Lâeau du Jourdain sâest comme chargĂ©e des pĂ©chĂ©s du monde. Or câest dans cette eau de mal et de mort que JĂ©sus va ĂȘtre plongĂ©. Lui, la SaintetĂ© mĂȘme, il vient demander Ă saint Jean le baptĂȘme de la pĂ©nitence. Notre Seigneur aime les pĂ©cheurs, il les aime jusqu’Ă se confondre avec eux. Le voici qui demande le baptĂȘme des pĂ©cheurs. Câest symbolique. Comme Ă Lourdes, quand lâeau des piscines devient trouble en fin de journĂ©e aprĂšs le passage de tous ceux qui sây sont plongĂ©s. JĂ©sus a plongĂ© dans cette eau de nos pĂ©chĂ©s. Il a ainsi pris notre humanitĂ© Ă bras le corps. JĂ©sus s’Ă©tait humiliĂ©, le ciel va le glorifier, en s’ouvrant sur sa tĂšte alors qu’il sortait de l’eau et Ă©tait en priĂšre. La Sainte TrinitĂ© se rĂ©vĂ©lait au baptĂȘme de JĂ©sus, elle dont le nom est invoquĂ© Ă notre baptĂȘme.
Jésus en effet ne remonte pas seul des eaux de la mort. Nous sommes avec lui. Désormais, par la foi, nous avons, nous aussi, part à cet Esprit qui crie en nous «Abba, PÚre» (Ga 4, 6). Nous sommes «appelés enfants de Dieu et nous le
sommes» en vĂ©ritĂ© (1 Jn 3, 1)! Nous reproduisons en nous «lâimage du Fils», afin, comme dit saint Paul, «quâil soit lâaĂźnĂ© dâune multitude de frĂšres» (Rm 8, 29). Telle est la grĂące de notre baptĂȘme. Et ce baptĂȘme nâest pas un Ă©vĂšnement du passĂ©, enfoui dans les limbes de la petite enfance. Non, le baptĂȘme a ouvert en moi une source permanente. Une source toujours disponible. Quand bien mĂȘme, je lâaurais obstruĂ©e par les dĂ©combres de mes pĂ©chĂ©s, elle nâa pas disparu pour autant. Elle ne demande quâĂ jaillir Ă nouveau Ă plein jet.
Aussi, dĂšs que je quitte la surface pour descendre en moi-mĂȘme, dans le silence et le recueillement de la priĂšre, alors je peux ĂȘtre sĂ»r que tout ce qui sâest rĂ©alisĂ© en JĂ©sus lors de son baptĂȘme se rĂ©alise aussi mystĂ©rieusement en moi.
Trois choses :
«Le ciel sâouvre». Câest-Ă -dire que la ligne est rĂ©tablie entre la terre et le Ciel. JĂ©sus, par sa Passion, mâa rĂ©conciliĂ© avec le PĂšre, de sorte que maintenant, comme dit saint Paul, jâai «libre accĂšs auprĂšs du PĂšre» (Ep 2, 18). Plus besoin de faire antichambre. Le «PĂšre est lĂ dans le secret» (Mt 6, 6). Il mâattend.
«LâEsprit saint descend». JĂ©sus ressuscitĂ© ne cesse de rĂ©pandre au plus profond de moi-mĂȘme lâEsprit dâamour, cette charitĂ© qui est le principe mĂȘme de ma vie nouvelle dâenfant de Dieu.
Enfin, si je prĂȘte lâoreille de mon cĆur, par delĂ le fracas des eaux, plus fort que les tempĂȘtes qui agitent ma vie, je peux entendre, discrĂšte mais tenace, une voix, la voix du PĂšre: «Tu es mon fils bien-aimĂ©; en toi, jâai mis tout mon amour».
Soyez à jamais béni, mon Dieu, de ce que nous avons été baptisés.
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Publié le 11 janvier 2021