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Année 2026-Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

la correction fraternelle 2

La charité fraternelle.

Votre frère a eu quelque tort envers vous. N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même.
Ne regardez pas l’effort que cette démarche exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera!

__________________________________________

Dans les textes que la liturgie nous donne ce dimanche, l’accent est mis sur la charité fraternelle.
J’ai essayé de condenser en quelques phrases courtes, le contenu du développement de ce qui va suivre et qui sera peut-être exigeant. Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice.
A nous tous qui menons des équipes ou qui exerçons des responsabilités, le prophète Ezéchiel nous rappelle nos devoirs, notre mission: faire grandir ceux qui nous sont confiés. En les encourageant et en les félicitant; ceci, c’est facile, agréable, confortable; mais parfois aussi en les reprenant, en les avertissant de leurs erreurs et en les sanctionnant quand ils dépassent les bornes, quand il y a démesure voir pire; cela, c’est moins drôle mais ô combien nécessaire.
Notre société a besoin de normes, d’un cadre qui assure sa stabilité, son équilibre et il est du devoir des chefs de corriger ce qui est faussé ou de travers. C’est une preuve d’intérêt pour les personnes et pour le bien commun.
Saint Paul va jusqu’à affirmer que le respect des commandements est une preuve d’amour: « Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour » (Rm 13, 10).
L’enseignement du Seigneur Jésus est de cette teneur: la communauté chrétienne se doit d’être exemplaire. Mais ses membres, eux, peuvent être tentés et parfois ils tombent, ils pèchent, ils s’égarent. C’est le rôle de leurs frères de les aider à ouvrir les yeux pour qu’ils puissent se corriger et s’amender. L’apôtre va jusqu’à décrire avec précision comment il faut agir, avec quel moyen. Vous aurez noté surtout la patience et la persévérance qui sont demandées à ceux qui se sont aperçu de l’erreur ou des péchés de leurs frères: le salut de l’âme du pécheur est en jeu mais aussi l’équilibre, la stabilité de la communauté.

Cela nous donne matière à réflexion en ce dimanche qui suit la rentrée. Mais surtout avec ce sujet dense de la correction fraternelle, le Seigneur nous rappelle que le chemin de la sainteté est toujours devant nous et que si nous avons baissé un peu la garde durant l’été, nous sommes invités dès maintenant à reprendre le bon rythme.
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ».
Votre frère a eu quelque tort envers vous: une injure personnelle, une violence, une injustice.
N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier (Mt 5, 23-24).
Soyez seul avec lui: un témoin, ou une galerie de témoins ne peuvent que nuire, parce qu’ils provoquent facilement une défense passionnée. Abordez votre frère, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même. (Cf. Lc 17, 3)
« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ».
Il y a des chance que votre initiative soit accueillie. Ne regardez pas l’effort qu’elle exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera! Vous aurez gagné votre frère à la charité et à Dieu! Peut-être n’est-il rien au monde qui arrête l’épanouissement de la vie surnaturelle autant qu’une amertume, une rancune, un éloignement obstiné, une sorte d’excommunication silencieuse prononcée contre l’un ou l’autre de nos frères.
« S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins ».
Vous n’avez pas réussi? Ne vous découragez pas, revenez à la charge. Prenez avec vous un ou deux autres frères, non pour les faire juges du tort ou de l’endurcissement du coupable mais pour appuyer l’effort de votre charité; votre frère rougirait de ne pas agréer leur démarche. Ils lui feront entendre des paroles affectueuses et raisonnables; et ce qui vous a été refusé, à vous, sera obtenu par cette coalition charitable de frères.
Toute l’affaire sera traitée et apaisée entre trois et quatre consciences; selon le précepte du Deutéronome: « c’est sur la parole de deux ou trois témoins que tout différend doit se régler» (Dt 19, 15).
« S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Eglise ».
Et si…, et si c’est encore l’échec? N’abandonnez pas votre frère! Exposez la chose à l’Eglise, à l’assemblée des fidèles afin qu’ils prient pour cette intention. L’intercession de toute la famille chrétienne obtiendra certainement ce que quelques-uns n’ont pu obtenir « afin que le Seigneur qui peut tout, opère la guérison de ce frère malade ». comme saint Benoît le dit dans sa règle. (28,5)
« S’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère le comme un païen et un publicain ».
Et si mon frère s’obstine? Qu’il n’écoute ni l’Eglise, ni Dieu? Alors il est excommunié. Il s’exclut volontairement en brisant le lien de la charité.
« Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel ».
Il faut être attentif aux versets 17 et 18. L’Eglise ou assemblée dont il est parlé n’est pas une réunion quelque conque de chrétiens, d’un collège où tous les membres seraient égaux; c’est la société chrétienne considérée comme dépositaire du pouvoir et de l’autorité car il est demandé au fidèle de l’écouter!
Dans ce verset 18, Jésus s’adresse à l’Eglise telle qu’elle existait alors, préparée et déjà constitué des apôtres. Ce qui a été donné à Pierre personnellement est accordé aux apôtres unis à leur chef ! (Souvenez-vous) « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19). Les chefs de l’Eglise ont la mission par la doctrine, par l’autorité du sacrement de l’Ordre, par l’autorité de juridiction, pour la sanctification de nous tous, de dire s’il y a rupture du lien de charité, rupture de la communion. Pour le frère qui serait dans un état de rupture et s’il reste dans cet état, cela engage le ciel.

Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Nous sommes pécheurs? Jésus n’attend que mon oui à la conversion.
Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. J’aime mon frère? Je l’aime pour l’amour de Dieu? Je prends ma part de responsabilité avec humilité.
Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice. Je le dois à mon prochain, même si ça coûte, peut-être même que c’est un critère, que cela me coûte.
L’Eglise a la plénitude des moyens du Salut, écoutons la.

Publié le 07 septembre 2026

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Année 2026-Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

La charité fraternelle.

Votre frère a eu quelque tort envers vous. N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même.
Ne regardez pas l’effort que cette démarche exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera!

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Dans les textes que la liturgie nous donne ce dimanche, l’accent est mis sur la charité fraternelle.
J’ai essayé de condenser en quelques phrases courtes, le contenu du développement de ce qui va suivre et qui sera peut-être exigeant. Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice.
A nous tous qui menons des équipes ou qui exerçons des responsabilités, le prophète Ezéchiel nous rappelle nos devoirs, notre mission: faire grandir ceux qui nous sont confiés. En les encourageant et en les félicitant; ceci, c’est facile, agréable, confortable; mais parfois aussi en les reprenant, en les avertissant de leurs erreurs et en les sanctionnant quand ils dépassent les bornes, quand il y a démesure voir pire; cela, c’est moins drôle mais ô combien nécessaire.
Notre société a besoin de normes, d’un cadre qui assure sa stabilité, son équilibre et il est du devoir des chefs de corriger ce qui est faussé ou de travers. C’est une preuve d’intérêt pour les personnes et pour le bien commun.
Saint Paul va jusqu’à affirmer que le respect des commandements est une preuve d’amour: « Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour » (Rm 13, 10).
L’enseignement du Seigneur Jésus est de cette teneur: la communauté chrétienne se doit d’être exemplaire. Mais ses membres, eux, peuvent être tentés et parfois ils tombent, ils pèchent, ils s’égarent. C’est le rôle de leurs frères de les aider à ouvrir les yeux pour qu’ils puissent se corriger et s’amender. L’apôtre va jusqu’à décrire avec précision comment il faut agir, avec quel moyen. Vous aurez noté surtout la patience et la persévérance qui sont demandées à ceux qui se sont aperçu de l’erreur ou des péchés de leurs frères: le salut de l’âme du pécheur est en jeu mais aussi l’équilibre, la stabilité de la communauté.

Cela nous donne matière à réflexion en ce dimanche qui suit la rentrée. Mais surtout avec ce sujet dense de la correction fraternelle, le Seigneur nous rappelle que le chemin de la sainteté est toujours devant nous et que si nous avons baissé un peu la garde durant l’été, nous sommes invités dès maintenant à reprendre le bon rythme.
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ».
Votre frère a eu quelque tort envers vous: une injure personnelle, une violence, une injustice.
N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier (Mt 5, 23-24).
Soyez seul avec lui: un témoin, ou une galerie de témoins ne peuvent que nuire, parce qu’ils provoquent facilement une défense passionnée. Abordez votre frère, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même. (Cf. Lc 17, 3)
« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ».
Il y a des chance que votre initiative soit accueillie. Ne regardez pas l’effort qu’elle exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera! Vous aurez gagné votre frère à la charité et à Dieu! Peut-être n’est-il rien au monde qui arrête l’épanouissement de la vie surnaturelle autant qu’une amertume, une rancune, un éloignement obstiné, une sorte d’excommunication silencieuse prononcée contre l’un ou l’autre de nos frères.
« S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins ».
Vous n’avez pas réussi? Ne vous découragez pas, revenez à la charge. Prenez avec vous un ou deux autres frères, non pour les faire juges du tort ou de l’endurcissement du coupable mais pour appuyer l’effort de votre charité; votre frère rougirait de ne pas agréer leur démarche. Ils lui feront entendre des paroles affectueuses et raisonnables; et ce qui vous a été refusé, à vous, sera obtenu par cette coalition charitable de frères.
Toute l’affaire sera traitée et apaisée entre trois et quatre consciences; selon le précepte du Deutéronome: « c’est sur la parole de deux ou trois témoins que tout différend doit se régler» (Dt 19, 15).
« S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Eglise ».
Et si…, et si c’est encore l’échec? N’abandonnez pas votre frère! Exposez la chose à l’Eglise, à l’assemblée des fidèles afin qu’ils prient pour cette intention. L’intercession de toute la famille chrétienne obtiendra certainement ce que quelques-uns n’ont pu obtenir « afin que le Seigneur qui peut tout, opère la guérison de ce frère malade ». comme saint Benoît le dit dans sa règle. (28,5)
« S’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère le comme un païen et un publicain ».
Et si mon frère s’obstine? Qu’il n’écoute ni l’Eglise, ni Dieu? Alors il est excommunié. Il s’exclut volontairement en brisant le lien de la charité.
« Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel ».
Il faut être attentif aux versets 17 et 18. L’Eglise ou assemblée dont il est parlé n’est pas une réunion quelque conque de chrétiens, d’un collège où tous les membres seraient égaux; c’est la société chrétienne considérée comme dépositaire du pouvoir et de l’autorité car il est demandé au fidèle de l’écouter!
Dans ce verset 18, Jésus s’adresse à l’Eglise telle qu’elle existait alors, préparée et déjà constitué des apôtres. Ce qui a été donné à Pierre personnellement est accordé aux apôtres unis à leur chef ! (Souvenez-vous) « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19). Les chefs de l’Eglise ont la mission par la doctrine, par l’autorité du sacrement de l’Ordre, par l’autorité de juridiction, pour la sanctification de nous tous, de dire s’il y a rupture du lien de charité, rupture de la communion. Pour le frère qui serait dans un état de rupture et s’il reste dans cet état, cela engage le ciel.

Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Nous sommes pécheurs? Jésus n’attend que mon oui à la conversion.
Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. J’aime mon frère? Je l’aime pour l’amour de Dieu? Je prends ma part de responsabilité avec humilité.
Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice. Je le dois à mon prochain, même si ça coûte, peut-être même que c’est un critère, que cela me coûte.
L’Eglise a la plénitude des moyens du Salut, écoutons la.

Publié le 07 septembre 2026

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Année 2026-Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire (JMS).

la correction fraternelle 2

La charité fraternelle.

Votre frère a eu quelque tort envers vous. N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même.
Ne regardez pas l’effort que cette démarche exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera!

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Dans les textes que la liturgie nous donne ce dimanche, l’accent est mis sur la charité fraternelle.
J’ai essayé de condenser en quelques phrases courtes, le contenu du développement de ce qui va suivre et qui sera peut-être exigeant. Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice.
A nous tous qui menons des équipes ou qui exerçons des responsabilités, le prophète Ezéchiel nous rappelle nos devoirs, notre mission: faire grandir ceux qui nous sont confiés. En les encourageant et en les félicitant; ceci, c’est facile, agréable, confortable; mais parfois aussi en les reprenant, en les avertissant de leurs erreurs et en les sanctionnant quand ils dépassent les bornes, quand il y a démesure voir pire; cela, c’est moins drôle mais ô combien nécessaire.
Notre société a besoin de normes, d’un cadre qui assure sa stabilité, son équilibre et il est du devoir des chefs de corriger ce qui est faussé ou de travers. C’est une preuve d’intérêt pour les personnes et pour le bien commun.
Saint Paul va jusqu’à affirmer que le respect des commandements est une preuve d’amour: « Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour » (Rm 13, 10).
L’enseignement du Seigneur Jésus est de cette teneur: la communauté chrétienne se doit d’être exemplaire. Mais ses membres, eux, peuvent être tentés et parfois ils tombent, ils pèchent, ils s’égarent. C’est le rôle de leurs frères de les aider à ouvrir les yeux pour qu’ils puissent se corriger et s’amender. L’apôtre va jusqu’à décrire avec précision comment il faut agir, avec quel moyen. Vous aurez noté surtout la patience et la persévérance qui sont demandées à ceux qui se sont aperçu de l’erreur ou des péchés de leurs frères: le salut de l’âme du pécheur est en jeu mais aussi l’équilibre, la stabilité de la communauté.

Cela nous donne matière à réflexion en ce dimanche qui suit la rentrée. Mais surtout avec ce sujet dense de la correction fraternelle, le Seigneur nous rappelle que le chemin de la sainteté est toujours devant nous et que si nous avons baissé un peu la garde durant l’été, nous sommes invités dès maintenant à reprendre le bon rythme.
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ».
Votre frère a eu quelque tort envers vous: une injure personnelle, une violence, une injustice.
N’attendez pas qu’il vienne s’excuser ni s’expliquer. Allez vers lui le premier (Mt 5, 23-24).
Soyez seul avec lui: un témoin, ou une galerie de témoins ne peuvent que nuire, parce qu’ils provoquent facilement une défense passionnée. Abordez votre frère, faites lui comprendre que c’est un simple malentendu, que vous ne voulez vous souvenir de rien, que vous désirez qu’il agisse de même. (Cf. Lc 17, 3)
« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ».
Il y a des chance que votre initiative soit accueillie. Ne regardez pas l’effort qu’elle exige de vous; regardez la finalité et la joie vraie qui en découlera! Vous aurez gagné votre frère à la charité et à Dieu! Peut-être n’est-il rien au monde qui arrête l’épanouissement de la vie surnaturelle autant qu’une amertume, une rancune, un éloignement obstiné, une sorte d’excommunication silencieuse prononcée contre l’un ou l’autre de nos frères.
« S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins ».
Vous n’avez pas réussi? Ne vous découragez pas, revenez à la charge. Prenez avec vous un ou deux autres frères, non pour les faire juges du tort ou de l’endurcissement du coupable mais pour appuyer l’effort de votre charité; votre frère rougirait de ne pas agréer leur démarche. Ils lui feront entendre des paroles affectueuses et raisonnables; et ce qui vous a été refusé, à vous, sera obtenu par cette coalition charitable de frères.
Toute l’affaire sera traitée et apaisée entre trois et quatre consciences; selon le précepte du Deutéronome: « c’est sur la parole de deux ou trois témoins que tout différend doit se régler» (Dt 19, 15).
« S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Eglise ».
Et si…, et si c’est encore l’échec? N’abandonnez pas votre frère! Exposez la chose à l’Eglise, à l’assemblée des fidèles afin qu’ils prient pour cette intention. L’intercession de toute la famille chrétienne obtiendra certainement ce que quelques-uns n’ont pu obtenir « afin que le Seigneur qui peut tout, opère la guérison de ce frère malade ». comme saint Benoît le dit dans sa règle. (28,5)
« S’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère le comme un païen et un publicain ».
Et si mon frère s’obstine? Qu’il n’écoute ni l’Eglise, ni Dieu? Alors il est excommunié. Il s’exclut volontairement en brisant le lien de la charité.
« Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel ».
Il faut être attentif aux versets 17 et 18. L’Eglise ou assemblée dont il est parlé n’est pas une réunion quelque conque de chrétiens, d’un collège où tous les membres seraient égaux; c’est la société chrétienne considérée comme dépositaire du pouvoir et de l’autorité car il est demandé au fidèle de l’écouter!
Dans ce verset 18, Jésus s’adresse à l’Eglise telle qu’elle existait alors, préparée et déjà constitué des apôtres. Ce qui a été donné à Pierre personnellement est accordé aux apôtres unis à leur chef ! (Souvenez-vous) « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19). Les chefs de l’Eglise ont la mission par la doctrine, par l’autorité du sacrement de l’Ordre, par l’autorité de juridiction, pour la sanctification de nous tous, de dire s’il y a rupture du lien de charité, rupture de la communion. Pour le frère qui serait dans un état de rupture et s’il reste dans cet état, cela engage le ciel.

Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur mais qu’il se convertisse. Nous sommes pécheurs? Jésus n’attend que mon oui à la conversion.
Il n’y a pas d’amour sans responsabilité. J’aime mon frère? Je l’aime pour l’amour de Dieu? Je prends ma part de responsabilité avec humilité.
Il n’y a pas de charité sans vérité et sans justice. Je le dois à mon prochain, même si ça coûte, peut-être même que c’est un critère, que cela me coûte.
L’Eglise a la plénitude des moyens du Salut, écoutons la.

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Publié le 07 septembre 2026