Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire (JA)
Vous êtes le sel de la terre… ; vous êtes la lumière du monde.

Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce.
____________________________________________
Ces paroles, Notre bon Jésus les a dites à la suite des béatitudes. Le sel et la lumière c’est lui-même, ainsi que ces bienheureux en qui les béatitudes s’accomplissent.
« Vous êtes le sel de la terre ». « Par là –explique saint Jean Chrysostome– Jésus apprend à ses disciples que c’est une nécessité pour eux de garder ces préceptes, car ce n’est pas, leur dit-il, pour vous, ce n’est pas pour une seule nation, c’est pour le monde entier que je vous envoie. Si donc en le touchant au vif, vous en recevez des injures, réjouissez-vous, car c’est une des propriétés du sel de piquer tout ce qui est d’une nature tendre et molle ; la malédiction des hommes ne peut vous nuire en rien, elle atteste au contraire la vertu qui est en vous ».
Une des propriétés du sel est de communiquer l’incorruptibilité à tous les corps sur lesquels on le répand. En ce sens, saint Jérôme dit que «les apôtres sont appelés le sel de la terre, parce que c’est par eux que le genre humain est conservé ». Ce n’est qu’en embrassant et en mettant en pratique la foi prêchée par les apôtres que nous pouvons être gardés pour la vie éternelle.
Le sel est encore très propre à faire ressortir dans toutes choses leur saveur cachée. Ainsi le chrétien, en se conformant au Christ, sera par son exemple comme par sa parole un céleste assaisonnement pour tout le peuple.
Mais le Seigneur qui communique ses vertus et ses grâces afin que le chrétien devienne un sel excellent, nous prévient aussi d’un grand risque: « Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur? Il ne vaut plus rien: on le jette dehors et il est piétiné par les gens ». Saint Hilaire commente: « Cependant comme l’homme, de nature faible, est sujet au changement, après avoir appelé les apôtres le sel de la terre, il leur apprend qu’ils doivent conserver la vertu de la puissance qui leur a été confiée, en ajoutant: « si le sel perd sa force, avec quoi pourra-t-on le saler? »»
Saint Augustin commente: «Ce n’est pas celui qui souffre persécution qui est foulé aux pieds par les hommes, mais celui à qui la crainte de la persécution fait perdre le sens » (et abandonner la foi et ses saintes pratiques). Le martyr, celui qui souffre persécution, est le sel qui triomphe de l’esprit mondain; au contraire, celui qui fait des compromissions avec l’esprit mondain, est le sel devenu fade, qui ne vaut plus rien: il est jeté dehors et piétiné par les gens. Pour ne pas devenir fade, il faut dit saint Augustin « que par le cœur on habite dans le ciel » et que le ciel habite en nous par la grâce.
« Vous êtes la lumière du monde ». Notre Seigneur ajoute cela, dit saint Jean Chrysostome, « peut-être aussi parce que le sel ne fait que conserver les choses dans l’état où elles sont et les préserve ainsi de toute altération, tandis que la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté ».
Saint Hilaire dit (can. 4.)« La nature de la lumière c’est d’émettre sa clarté partout où elle est portée et de forcer les ténèbres à disparaître de nos demeures sous l’influence d’un jour bienfaisant. Or le monde placé en dehors de la connaissance de Dieu est enveloppé dans les ténèbres de l’ignorance » et du péché, et c’est par l’enseignement de notre Seigneur, par la lumière de l’Evangile, qu’il doit être inondé de la clarté de la connaissance de Dieu.
Saint Jean Chrysostome encore (hom.15.):« Jésus nous enseigne encore à veiller avec soin sur notre propre conduite, parce que nous sommes exposés à la vue du monde entier, comme une ville bâtie sur une montagne, ou comme une lumière placée sur le chandelier ».
La lumière qui n’éclaire plus, c’est qu’elle n’est plus lumière. Le chrétien qui ne manifeste plus sa foi extérieurement (tout comme la lumière) c’est qu’il n’est plus chrétien.
« L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ». «Placer la lampe sous le boisseau –se demande st Augustin– ne serait-ce pas préférer les avantages temporels à la prédication de la vérité ? ».
Saint Jean Chrysostome: « Disons encore que le boisseau représente les hommes du monde, le boisseau tient la parole de Dieu cachée lorsque pour quelque motif tout humain, ils n’osent prêcher ouvertement ni la parole de Dieu ni la vérité de la foi ».
« Que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».
Saint Jean Chrysostome explique (sur S. Matth.):« C’est-à-dire, répandez la lumière de votre enseignement de manière que non seulement on entende vos paroles, mais encore qu’on voie vos bonnes œuvres, et qu’ainsi vous assaisonniez, par le sel de vos exemples, ceux que vous aurez éclairés de la lumière de votre parole ».
Saint Augustin ajoute: « Jésus ne veut donc pas qu’en étant agréable aux hommes, on place dans leur estime la fin de ses bonnes œuvres, mais qu’on les rapporte à la gloire de Dieu, en un mot qu’on ne cherche à plaire aux hommes qu’afin que Dieu en soit glorifié ».
Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce. Que le péché et les intérêts mondains ne viennent jamais éteindre la lumière de Dieu en nous.
« Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière » Saint Paul (Eph 5, 8).
Publié le 08 février 2026
Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire (JA)
Vous êtes le sel de la terre… ; vous êtes la lumière du monde.

Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce.
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Ces paroles, Notre bon Jésus les a dites à la suite des béatitudes. Le sel et la lumière c’est lui-même, ainsi que ces bienheureux en qui les béatitudes s’accomplissent.
« Vous êtes le sel de la terre ». « Par là –explique saint Jean Chrysostome– Jésus apprend à ses disciples que c’est une nécessité pour eux de garder ces préceptes, car ce n’est pas, leur dit-il, pour vous, ce n’est pas pour une seule nation, c’est pour le monde entier que je vous envoie. Si donc en le touchant au vif, vous en recevez des injures, réjouissez-vous, car c’est une des propriétés du sel de piquer tout ce qui est d’une nature tendre et molle ; la malédiction des hommes ne peut vous nuire en rien, elle atteste au contraire la vertu qui est en vous ».
Une des propriétés du sel est de communiquer l’incorruptibilité à tous les corps sur lesquels on le répand. En ce sens, saint Jérôme dit que «les apôtres sont appelés le sel de la terre, parce que c’est par eux que le genre humain est conservé ». Ce n’est qu’en embrassant et en mettant en pratique la foi prêchée par les apôtres que nous pouvons être gardés pour la vie éternelle.
Le sel est encore très propre à faire ressortir dans toutes choses leur saveur cachée. Ainsi le chrétien, en se conformant au Christ, sera par son exemple comme par sa parole un céleste assaisonnement pour tout le peuple.
Mais le Seigneur qui communique ses vertus et ses grâces afin que le chrétien devienne un sel excellent, nous prévient aussi d’un grand risque: « Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur? Il ne vaut plus rien: on le jette dehors et il est piétiné par les gens ». Saint Hilaire commente: « Cependant comme l’homme, de nature faible, est sujet au changement, après avoir appelé les apôtres le sel de la terre, il leur apprend qu’ils doivent conserver la vertu de la puissance qui leur a été confiée, en ajoutant: « si le sel perd sa force, avec quoi pourra-t-on le saler? »»
Saint Augustin commente: «Ce n’est pas celui qui souffre persécution qui est foulé aux pieds par les hommes, mais celui à qui la crainte de la persécution fait perdre le sens » (et abandonner la foi et ses saintes pratiques). Le martyr, celui qui souffre persécution, est le sel qui triomphe de l’esprit mondain; au contraire, celui qui fait des compromissions avec l’esprit mondain, est le sel devenu fade, qui ne vaut plus rien: il est jeté dehors et piétiné par les gens. Pour ne pas devenir fade, il faut dit saint Augustin « que par le cœur on habite dans le ciel » et que le ciel habite en nous par la grâce.
« Vous êtes la lumière du monde ». Notre Seigneur ajoute cela, dit saint Jean Chrysostome, « peut-être aussi parce que le sel ne fait que conserver les choses dans l’état où elles sont et les préserve ainsi de toute altération, tandis que la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté ».
Saint Hilaire dit (can. 4.)« La nature de la lumière c’est d’émettre sa clarté partout où elle est portée et de forcer les ténèbres à disparaître de nos demeures sous l’influence d’un jour bienfaisant. Or le monde placé en dehors de la connaissance de Dieu est enveloppé dans les ténèbres de l’ignorance » et du péché, et c’est par l’enseignement de notre Seigneur, par la lumière de l’Evangile, qu’il doit être inondé de la clarté de la connaissance de Dieu.
Saint Jean Chrysostome encore (hom.15.):« Jésus nous enseigne encore à veiller avec soin sur notre propre conduite, parce que nous sommes exposés à la vue du monde entier, comme une ville bâtie sur une montagne, ou comme une lumière placée sur le chandelier ».
La lumière qui n’éclaire plus, c’est qu’elle n’est plus lumière. Le chrétien qui ne manifeste plus sa foi extérieurement (tout comme la lumière) c’est qu’il n’est plus chrétien.
« L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ». «Placer la lampe sous le boisseau –se demande st Augustin– ne serait-ce pas préférer les avantages temporels à la prédication de la vérité ? ».
Saint Jean Chrysostome: « Disons encore que le boisseau représente les hommes du monde, le boisseau tient la parole de Dieu cachée lorsque pour quelque motif tout humain, ils n’osent prêcher ouvertement ni la parole de Dieu ni la vérité de la foi ».
« Que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».
Saint Jean Chrysostome explique (sur S. Matth.):« C’est-à-dire, répandez la lumière de votre enseignement de manière que non seulement on entende vos paroles, mais encore qu’on voie vos bonnes œuvres, et qu’ainsi vous assaisonniez, par le sel de vos exemples, ceux que vous aurez éclairés de la lumière de votre parole ».
Saint Augustin ajoute: « Jésus ne veut donc pas qu’en étant agréable aux hommes, on place dans leur estime la fin de ses bonnes œuvres, mais qu’on les rapporte à la gloire de Dieu, en un mot qu’on ne cherche à plaire aux hommes qu’afin que Dieu en soit glorifié ».
Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce. Que le péché et les intérêts mondains ne viennent jamais éteindre la lumière de Dieu en nous.
« Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière » Saint Paul (Eph 5, 8).
Publié le 08 février 2026
Année 2026-Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire (JA)
Vous êtes le sel de la terre… ; vous êtes la lumière du monde.

Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce.
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Ces paroles, Notre bon Jésus les a dites à la suite des béatitudes. Le sel et la lumière c’est lui-même, ainsi que ces bienheureux en qui les béatitudes s’accomplissent.
« Vous êtes le sel de la terre ». « Par là –explique saint Jean Chrysostome– Jésus apprend à ses disciples que c’est une nécessité pour eux de garder ces préceptes, car ce n’est pas, leur dit-il, pour vous, ce n’est pas pour une seule nation, c’est pour le monde entier que je vous envoie. Si donc en le touchant au vif, vous en recevez des injures, réjouissez-vous, car c’est une des propriétés du sel de piquer tout ce qui est d’une nature tendre et molle ; la malédiction des hommes ne peut vous nuire en rien, elle atteste au contraire la vertu qui est en vous ».
Une des propriétés du sel est de communiquer l’incorruptibilité à tous les corps sur lesquels on le répand. En ce sens, saint Jérôme dit que «les apôtres sont appelés le sel de la terre, parce que c’est par eux que le genre humain est conservé ». Ce n’est qu’en embrassant et en mettant en pratique la foi prêchée par les apôtres que nous pouvons être gardés pour la vie éternelle.
Le sel est encore très propre à faire ressortir dans toutes choses leur saveur cachée. Ainsi le chrétien, en se conformant au Christ, sera par son exemple comme par sa parole un céleste assaisonnement pour tout le peuple.
Mais le Seigneur qui communique ses vertus et ses grâces afin que le chrétien devienne un sel excellent, nous prévient aussi d’un grand risque: « Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur? Il ne vaut plus rien: on le jette dehors et il est piétiné par les gens ». Saint Hilaire commente: « Cependant comme l’homme, de nature faible, est sujet au changement, après avoir appelé les apôtres le sel de la terre, il leur apprend qu’ils doivent conserver la vertu de la puissance qui leur a été confiée, en ajoutant: « si le sel perd sa force, avec quoi pourra-t-on le saler? »»
Saint Augustin commente: «Ce n’est pas celui qui souffre persécution qui est foulé aux pieds par les hommes, mais celui à qui la crainte de la persécution fait perdre le sens » (et abandonner la foi et ses saintes pratiques). Le martyr, celui qui souffre persécution, est le sel qui triomphe de l’esprit mondain; au contraire, celui qui fait des compromissions avec l’esprit mondain, est le sel devenu fade, qui ne vaut plus rien: il est jeté dehors et piétiné par les gens. Pour ne pas devenir fade, il faut dit saint Augustin « que par le cœur on habite dans le ciel » et que le ciel habite en nous par la grâce.
« Vous êtes la lumière du monde ». Notre Seigneur ajoute cela, dit saint Jean Chrysostome, « peut-être aussi parce que le sel ne fait que conserver les choses dans l’état où elles sont et les préserve ainsi de toute altération, tandis que la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté ».
Saint Hilaire dit (can. 4.)« La nature de la lumière c’est d’émettre sa clarté partout où elle est portée et de forcer les ténèbres à disparaître de nos demeures sous l’influence d’un jour bienfaisant. Or le monde placé en dehors de la connaissance de Dieu est enveloppé dans les ténèbres de l’ignorance » et du péché, et c’est par l’enseignement de notre Seigneur, par la lumière de l’Evangile, qu’il doit être inondé de la clarté de la connaissance de Dieu.
Saint Jean Chrysostome encore (hom.15.):« Jésus nous enseigne encore à veiller avec soin sur notre propre conduite, parce que nous sommes exposés à la vue du monde entier, comme une ville bâtie sur une montagne, ou comme une lumière placée sur le chandelier ».
La lumière qui n’éclaire plus, c’est qu’elle n’est plus lumière. Le chrétien qui ne manifeste plus sa foi extérieurement (tout comme la lumière) c’est qu’il n’est plus chrétien.
« L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ». «Placer la lampe sous le boisseau –se demande st Augustin– ne serait-ce pas préférer les avantages temporels à la prédication de la vérité ? ».
Saint Jean Chrysostome: « Disons encore que le boisseau représente les hommes du monde, le boisseau tient la parole de Dieu cachée lorsque pour quelque motif tout humain, ils n’osent prêcher ouvertement ni la parole de Dieu ni la vérité de la foi ».
« Que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».
Saint Jean Chrysostome explique (sur S. Matth.):« C’est-à-dire, répandez la lumière de votre enseignement de manière que non seulement on entende vos paroles, mais encore qu’on voie vos bonnes œuvres, et qu’ainsi vous assaisonniez, par le sel de vos exemples, ceux que vous aurez éclairés de la lumière de votre parole ».
Saint Augustin ajoute: « Jésus ne veut donc pas qu’en étant agréable aux hommes, on place dans leur estime la fin de ses bonnes œuvres, mais qu’on les rapporte à la gloire de Dieu, en un mot qu’on ne cherche à plaire aux hommes qu’afin que Dieu en soit glorifié ».
Que notre bon Jésus nous accorde de garder toujours en bon état le sel de la foi, de l’espérance et de la charité qu’il a bien voulu nous donner par sa grâce. Que le péché et les intérêts mondains ne viennent jamais éteindre la lumière de Dieu en nous.
« Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière » Saint Paul (Eph 5, 8).
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Publié le 08 février 2026